François Asselineau renvoyé en correctionnelle pour harcèlement et agressions sexuelles

La cour d'appel de Paris a infirmé le non-lieu de décembre 2024 et ordonné le renvoi du président de l'UPR devant le tribunal correctionnel

François Asselineau renvoyé en correctionnelle pour harcèlement et agressions sexuelles
Illustration Julie Renault / info.fr

François Asselineau, 68 ans, président de l'Union populaire républicaine, sera jugé par le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agressions sexuelles sur deux collaborateurs. La chambre de l'instruction de la cour d'appel a rendu son arrêt le 7 avril 2026, levant le non-lieu prononcé en décembre 2024.

François Asselineau, 68 ans, président de l’Union populaire républicaine (UPR) et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agressions sexuelles sur deux anciens collaborateurs. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a ordonné ce renvoi par arrêt du 7 avril 2026, infirmant le non-lieu rendu le 6 décembre 2024. Le parquet de Paris a confirmé l’information le 13 mai 2026 à franceinfo et à l’AFP.

L’essentiel

  • Arrêt du 7 avril 2026 : la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris ordonne le renvoi de François Asselineau devant le tribunal correctionnel, infirmant le non-lieu du 6 décembre 2024.
  • Deux plaignants : harcèlement sexuel avec abus d’autorité sur un collaborateur ; agressions sexuelles et tentative d’agression sexuelle avec abus d’autorité sur un autre.
  • Mise en examen en 2021 : l’affaire remonte aux plaintes déposées en mai et juin 2020 par deux anciens membres de l’UPR.
  • Appel du parquet : le parquet de Paris avait contesté le non-lieu ; la cour d’appel lui a donné raison.
  • Pas de date d’audience fixée à ce stade, selon Le Monde et Le Figaro.

Un non-lieu levé sur appel du parquet

Le juge d’instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu le 6 décembre 2024. Le parquet de Paris avait immédiatement fait appel. La chambre de l’instruction de la cour d’appel lui a finalement donné raison, par arrêt du 7 avril 2026. Cette décision contraint François Asselineau à comparaître devant une juridiction correctionnelle, sans que la date d’audience n’ait encore été fixée, selon Le Monde et Le Figaro.

L’avocat de François Asselineau, Me Pierre Darkanian, s’est refusé à tout commentaire le 19 mai 2026, selon Le Figaro et Le Monde.

Les charges retenues

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Selon franceinfo, qui a révélé l’information et l’a confirmée avec le parquet, les qualifications retenues sont précises. Pour le premier plaignant : harcèlement sexuel par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction. Pour le second : agressions sexuelles et tentative d’agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction.

La notion d’abus d’autorité est centrale dans les deux chefs de poursuite. Elle aggrave les infractions au regard du code pénal et renvoie au lien hiérarchique entre François Asselineau, en tant que président de parti, et les plaignants qui étaient ses collaborateurs.

Une affaire qui remonte à 2020

Deux anciens collaborateurs de l’UPR ont déposé plainte en mai et juin 2020. François Asselineau avait été mis en examen en 2021 pour harcèlement moral, harcèlement sexuel et agressions sexuelles, selon Wikipedia et Le Figaro. L’instruction judiciaire a duré plusieurs années avant que le juge ne rende son ordonnance de non-lieu en décembre 2024 - décision aujourd’hui infirmée.

Ce type de procédure - non-lieu contesté en appel par le parquet et finalement levé - reste peu fréquent mais pas exceptionnel en matière de violences sexuelles. Dans des affaires similaires portées devant les tribunaux correctionnels, la chambre de l’instruction constitue le dernier filtre avant le renvoi en jugement.

Un contexte politique particulier

François Asselineau avait lancé fin mars 2026 sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027, selon Le Figaro et Ouest-France. Le renvoi en correctionnelle intervient donc en pleine période de précampagne pour le candidat de l’UPR, parti souverainiste qu’il préside depuis sa fondation en 2007.

Le renvoi en correctionnelle ne constitue pas une condamnation. François Asselineau est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à un éventuel jugement définitif. Aucune réaction publique de sa part n’avait été rendue disponible au 20 mai 2026.

Contexte dans Paris (75)

Paris concentre une part significative des affaires judiciaires impliquant des personnalités politiques nationales, en raison de la localisation des partis, associations et institutions de la République dans la capitale. Le tribunal correctionnel de Paris traite annuellement des milliers de dossiers, dont une partie liée à des infractions à caractère sexuel commises dans le cadre professionnel. Les affaires impliquant des responsables politiques ou associatifs font l’objet d’une instruction au pôle compétent du tribunal judiciaire de Paris avant tout renvoi en jugement.

L’UPR a son siège dans la capitale. Les faits allégués, comme le lien hiérarchique entre l’accusé et les plaignants, s’inscrivent dans un cadre parisien. La question des violences en milieu professionnel fait régulièrement l’objet d’initiatives institutionnelles en Île-de-France.

Prochaine étape : la fixation de l’audience

Le dossier est désormais transmis au tribunal correctionnel de Paris. Les dates d’audience n’ont pas encore été communiquées, selon Le Monde et Le Figaro au 19 mai 2026. Une fois fixée, l’audience sera publique sauf décision contraire du tribunal, notamment pour protéger les plaignants.

Sources

Julie Renault

Julie Renault

Julie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Paris (75), avec Paris pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale politique et premiere place economique française. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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