Frappes américaines en Iran : Washington bombarde pendant que ses diplomates négocient à Doha
Le Centcom revendique des frappes de « légitime défense » sur Bandar Abbas, Sirik et Jask, quelques heures après la rencontre des négociateurs iraniens avec le Premier ministre qatari
Le Centcom a frappé des sites de missiles et des poseurs de mines iraniens dans la nuit du 25 au 26 mai. Au même moment, Téhéran négociait à Doha la fin de la guerre.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Une double posture américaine : frapper pour négocier
Le Centcom frappe quelques heures après la rencontre des négociateurs iraniens à Doha. La stratégie de coercition assumée par Trump et Rubio : pression militaire pour accélérer la signature.
Le détroit d'Ormuz, vrai sujet de la guerre
20 % du commerce mondial maritime de pétrole transitent par Ormuz. Le trafic est tombé de 125-140 navires/jour à quelques dizaines depuis le 28 février.
Mojtaba Khamenei rompt le silence
Premier message public du guide suprême depuis sa prise de fonction le 8 mars : les pays du Golfe « ne serviront plus de boucliers » aux bases américaines.
Le Liban, veto par procuration
Israël intensifie les frappes au Liban pour rendre la condition iranienne (arrêt des opérations) intenable et bloquer l'accord à Doha. Surenchère Smotrich-Netanyahu contre l'opposition Eizenkot.
Une symétrie juridique inédite
Les deux camps invoquent l'article 51 de la Charte de l'ONU (légitime défense) pendant un cessez-le-feu actif. Un vide juridique sans précédent comparable depuis Panmunjom.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Centcom a frappé des sites de missiles et des poseurs de mines iraniens dans la nuit du 25 au 26 mai à Bandar Abbas, Sirik et Jask.
- Au même moment, les négociateurs iraniens étaient à Doha avec le Premier ministre qatari pour discuter de la fin de la guerre.
- Le CGRI dit avoir abattu un drone américain et invoque l'article 51 de la Charte ONU en miroir des États-Unis, créant un vide juridique pendant la trêve.
- Marco Rubio estime qu'un accord est possible « en quelques jours » Téhéran refuse de discuter du nucléaire avant un cessez-le-feu de 60 jours.
- Israël utilise le front libanais comme veto par procuration pour bloquer l'accord US-Iran aucune position officielle de Pékin n'est rendue publique.
Vers minuit heure iranienne [1], des explosions secouent Bandar Abbas [2], puis Sirik et Jask [3], trois points le long du Golfe. Le Commandement central américain [4] revendique l’opération quelques heures plus tard. Cibles: « des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines » [5]. Au même moment, à Doha, le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf [6] et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi [7] discutent avec le Premier ministre qatarien [8] d’un accord pour mettre fin à la guerre [9]. Washington frappe et négocie. Simultanément.
Le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du Centcom [10], parle de « frappes d’autodéfense » menées « afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes » [11]. Il ajoute, dans la même phrase, que le commandement « continue de défendre ses forces tout en faisant preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours » [12]. Frapper avec retenue. C’est la doctrine américaine du moment.
Doha, l’autre front
Les frappes interviennent quelques heures après la rencontre des négociateurs iraniens avec les médiateurs qatariens [15]. Lundi, Donald Trump [16] avait écrit sur Truth Social que les discussions avançaient « bien » [17], avant d’ajouter, dans le même message: « Ce sera soit un Très Grand Accord pour tous, soit pas d’accord du tout - retour au front et aux tirs, mais plus grands et plus forts que jamais » [18]. Le langage est explicite. La menace, formalisée.
Marco Rubio [19], secrétaire d’État des États-Unis, parle aux journalistes depuis son avion à Jaipur [20]. Il estime qu’un accord pourrait être bouclé « en quelques jours » [21], pointe les discussions « autour de la formulation précise du texte initial » [22]. À Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï [23], tempère: « Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions. Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer » [24]. L’Iran refuse de discuter du dossier nucléaire tant qu’un cessez-le-feu de 60 jours [25] et la réouverture du détroit d’Ormuz n’auront pas été actés [26].
Frapper pour négocier: la logique de la coercition
Pourquoi bombarder un adversaire avec lequel on négocie? La séquence des déclarations Trump-Rubio dessine une stratégie de coercition assumée: maintenir une pression militaire constante pour accélérer la signature, et brandir le « retour au front » [18] comme alternative crédible si Téhéran traîne. La déclaration de Rubio à Jaipur - « Soit il conclura un accord, soit il n’y aura aucun accord » [27] - fonctionne en miroir du message Truth Social du président. Mais cette doctrine du « good cop / bad cop » assumée par un seul exécutif comporte un risque inverse: elle peut faire dérailler les pourparlers. Alan Fisher, correspondant d’Al Jazeera à Washington [28], rappelle que « ces escarmouches » se sont multipliées depuis le début de la trêve, et que « Trump avait dit ne pas les considérer comme une violation du cessez-le-feu » [29]. Le président américain parlait précédemment d’« une broutille » [30] pour qualifier de précédentes frappes. La normalisation est en cours.
La symétrie de la « défense »: un vide juridique
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique [31] reprend la formule mot pour mot. Il revendique avoir abattu un drone américain et tiré sur des appareils tentant de pénétrer l’espace aérien iranien [32]. Et met en garde contre « toute violation du cessez-le-feu par l’agressive force militaire américaine », s’estimant « en droit de riposter par défense » [33]. Les deux camps invoquent désormais le même fondement juridique pour s’attaquer pendant la trêve entrée en vigueur le 8 avril [34].
L’article 51 de la Charte des Nations unies reconnaît à tout État un « droit naturel de défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée ». Le mécanisme suppose une agression initiale clairement identifiable et une réponse proportionnée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité prenne les mesures nécessaires. Or ici, les deux belligérants s’arrogent simultanément le statut de partie attaquée, pendant un cessez-le-feu qu’aucun des deux ne déclare formellement rompu. La situation crée un vide: si chaque frappe est justifiée par la frappe précédente de l’adversaire, qui arbitre? La trêve du 8 avril est-elle encore juridiquement valide quand l’un de ses signataires bombarde « avec retenue » le territoire de l’autre?
Le précédent historique le plus proche n’est pas Téhéran. C’est Panmunjom. Entre 1951 et 1953, les pourparlers d’armistice en Corée se sont déroulés sous le feu continu des deux camps pendant près de deux ans, chacun invoquant une posture défensive pour justifier la poursuite des combats. Les négociations Iran-Irak de 1988 ont également connu cette mécanique d’attrition diplomatique. Frapper pour négocier n’est pas une nouveauté; ce qui l’est, c’est l’invocation symétrique de la même base légale onusienne par deux camps pendant une trêve formellement en vigueur.
Quatre membres du CGRI ont été tués lors des frappes à Bandar Abbas [35], selon des sources iraniennes citées par Times of Israel. Al Jazeera évoque « plusieurs » morts [36]. Téhéran communique peu sur ses pertes; l’agence Mehr [37] s’est contentée d’indiquer que la situation à Bandar Abbas était « sous contrôle » [38].
Ormuz, le vrai sujet
Ce que Rubio dit à Jaipur explique tout. « Les détroits doivent être ouverts, ils seront ouverts d’une manière ou d’une autre, donc ils doivent être ouverts » [39]. Le détroit d’Ormuz est doublement bloqué depuis début mars [40]: par l’Iran d’abord, puis par le blocus naval imposé par l’US Navy mi-avril [41]. Or environ 20 millions de barils de pétrole transitent normalement par ce goulet de 34 km de large [42] [43], soit près de 20 % de l’approvisionnement quotidien mondial [44]. Aujourd’hui, seulement quelques dizaines de navires passent contre 125 à 140 quotidiennement avant le 28 février [45].
L’Iran utilise les mines comme arme de perturbation depuis le début du conflit [52]. Les frappes du 25 mai ciblent précisément les poseurs de mines [5], comme l’avait déjà fait l’armée américaine préventivement au tout début du conflit [53]. Depuis le 28 février, le Centcom revendique avoir frappé plus de 90 navires iraniens, dont une trentaine de poseurs de mines [54] [55]. Le combat pour Ormuz est moins spectaculaire que les bombardements sur les sites nucléaires, mais c’est lui qui décide du prix du baril à Rotterdam et à Shanghai. La Chine reçoit un tiers de son pétrole par cette route [56]. Pour autant, aucune source consultée ne mentionne de position officielle de Pékin sur les négociations de Doha ni de rôle de médiation chinois, malgré son exposition directe au blocus. Pékin observe - en silence.
Mojtaba Khamenei sort du silence
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei [57], nommé le 8 mars [58] à la suite du décès de son père Ali Khamenei [59] lors des frappes américano-israéliennes du 28 février, n’était pas apparu publiquement depuis sa prise de fonction [60]. Mardi matin, il rompt le silence par une déclaration écrite diffusée à la télévision d’État [61]. « Les États-Unis n’ont plus de lieu sûr dans la région pour mener leurs agressions » [62]. Et surtout: « Il n’y aura pas de retour en arrière »; les pays du Golfe « ne serviront plus de boucliers aux bases américaines » [63].
L’avertissement est explicite. Les bases américaines de la région du Golfe sont visées. La guerre déclenchée le 28 février par l’opération Epic Fury [64] a tué le précédent guide suprême et ouvert une succession qui se joue désormais sous les bombes. Mojtaba Khamenei sort du silence Doha pourrait accoucher d’un accord. Le timing n’est pas anodin.
Pourquoi maintenant
Trois mois de guerre [65], des milliers de morts principalement en Iran et au Liban [66], 6 000 cibles frappées [67]. Et un cessez-le-feu signé le 8 avril [68] que personne ne respecte vraiment. La pression américaine cherche à arracher trois choses simultanément: la réouverture d’Ormuz, le démantèlement de l’uranium enrichi iranien - Trump exige qu’il soit remis aux États-Unis pour destruction [14], 440 kilogrammes selon les estimations [13] -, et l’adhésion des pays musulmans aux accords d’Abraham [69], signés en 2020 [70] et qui ont normalisé les relations entre Israël, les Émirats et Bahreïn [71]. Trois revendications maximales en quelques jours. Rubio le résume: « Soit il conclura un accord, soit il n’y aura aucun accord » [27].
Le Liban, variable d’ajustement
Pendant que Washington frappe en Iran, l’IDF [72] frappe plus de 100 cibles du Hezbollah au Liban [73] dans la même nuit, tuant un secouriste selon l’agence nationale libanaise [74]. Benjamin Netanyahu [75] convoque son cabinet de sécurité pour la première fois depuis l’émergence de l’accord US-Iran [76]. La séquence n’est pas fortuite: Téhéran a fait de l’arrêt des opérations israéliennes au Liban une condition à la signature d’un accord avec Washington [77]. Plus l’IDF intensifie, plus la condition iranienne devient intenable. Plus elle devient intenable, plus l’accord à Doha s’éloigne.
La mécanique est celle d’un veto par procuration. Le gouvernement Netanyahu, qui n’a aucun siège à la table de Doha, dispose d’un instrument de pression à Beyrouth pour peser sur l’issue des négociations américano-iraniennes. Gadi Eizenkot, ancien chef d’état-major de l’IDF devenu dirigeant d’un parti d’opposition visant à remplacer Netanyahu [78], qualifie la situation de « cessez-le-feu forcé, à des conditions défavorables pour Israël » [79] - sa critique politique éclaire la fracture interne sur la conduite à tenir face à l’accord en gestation. À sa droite, Bezalel Smotrich [80], ministre d’extrême droite, exige une riposte massive: « Pour chaque drone explosif, dix immeubles à Beyrouth doivent tomber » [81]. Netanyahu, lui, promet d’« augmenter les coups, augmenter l’intensité » [82]. La coalition israélienne pousse à la surenchère pendant que les Américains plaident la modération auprès des Iraniens. Deux alliés, deux tempos.
Quand une puissance militaire frappe et négocie en même temps, ce n’est pas qu’elle hésite. C’est qu’elle prépare l’opinion à l’option suivante. Panmunjom a duré deux ans. Doha n’a, pour l’instant, que « quelques jours » devant elle.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (82)
« vers minuit (20H30 GMT) »
france24.com ↗ ↩
« Plusieurs fortes explosions ont été entendues à Bandar Abbas (sud) »
france24.com ↗ ↩
« dans les régions de Sirik et Jask, situées le long du golfe. »
aa.com.tr ↗ ↩
« un communiqué du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) lundi 25 mai »
lemarin.ouest-france.fr ↗ ↩
« Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines »
lemarin.ouest-france.fr ↗ ↩
« de hauts responsables iraniens, dont le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf »
france24.com ↗ ↩
« et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi »
france24.com ↗ ↩
« Iran’s top negotiator and its foreign minister were in Doha for talks with Qatar’s prime minister »
straitstimes.com ↗ ↩
« Iran’s top negotiator and its foreign minister were in Doha for talks with Qatar’s prime minister on a potential deal with the US to end the three-month-old war »
straitstimes.com ↗ ↩
« a déclaré le porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM), le capitaine Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à la chaîne américaine Fox News. »
aa.com.tr ↗ ↩
« « Les forces américaines ont mené aujourd’hui des frappes d’autodéfense dans le sud de l’Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes », a déclaré le porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM), le capitaine Tim Hawkins, dans un communiqué transmis à la chaîne américaine Fox News. »
aa.com.tr ↗ ↩
« « Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles ainsi que des bateaux iraniens tentant de déployer des mines. Le Commandement central américain continue de défendre ses forces tout en faisant preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours », a-t-il ajouté. »
aa.com.tr ↗ ↩
« s’il s’inquiétait uniquement des 440 kilogrammes d’uranium hautement enrichi aux mains de l’Iran »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Trump said that he expected Iran’s enriched uranium to either be turned over to the US for disposal or 'destroyed in place or, at another acceptable location, with the Atomic Energy Commission, or its equivalent, being witness to this process and event' »
aljazeera.com ↗ ↩
« The strikes came hours after Iranian negotiators met with Qatari mediators in Doha for talks in coordination with the US »
edition.cnn.com ↗ ↩
« as US President Donald Trump is 'keen' to reach a deal »
aljazeera.com ↗ ↩
« US President Donald Trump said that talks with Iran were going “nicely” »
straitstimes.com ↗ ↩
« 'It will only be a Great Deal for all or, no Deal at all - Back to the Battlefront and shooting, but bigger and stronger than ever before - And nobody wants that!' Trump wrote on Truth Social »
aljazeera.com ↗ ↩
« US Secretary of State Marco Rubio said on May 26 that negotiating a deal with Iran could “take a few days” »
straitstimes.com ↗ ↩
« Mr Rubio told reporters on his plane in India’s Jaipur »
straitstimes.com ↗ ↩
« negotiating a deal with Iran could “take a few days” »
straitstimes.com ↗ ↩
« parlant de discussions "autour de la formulation précise du texte initial. Cela prendra donc quelques jours" »
france24.com ↗ ↩
« le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï »
france24.com ↗ ↩
« « Nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions. Mais de là à dire que la signature d'un accord est imminente, personne ne peut l'affirmer ». »
france24.com ↗ ↩
« un protocole d’accord permettant un cessez-le-feu de 60 jours »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« elles n’étaient pas disposées à discuter de la question nucléaire tant qu’un protocole d’accord permettant un cessez-le-feu de 60 jours et la réouverture du détroit d’Ormuz n’aurait pas été conclu »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« « le président a exprimé sa volonté de parvenir (à un accord). Soit il conclura un accord, soit il n'y aura aucun accord » »
france24.com ↗ ↩
« Reporting from Washington, DC, Al Jazeera’s Alan Fisher said the strikes are likely to derail the ongoing negotiations »
aljazeera.com ↗ ↩
« 'There have been a number of skirmishes like this, particularly just after the start of the ceasefire. At the time, Trump said he didn’t consider these to be a breach of the ceasefire,' Fisher said »
aljazeera.com ↗ ↩
« Une "broutille", avait alors dit Donald Trump. »
france24.com ↗ ↩
« Iran’s Islamic Revolutionary Guard Corps says it has a “legitimate” right to respond to any “violation” of the ceasefire »
edition.cnn.com ↗ ↩
« le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a déclaré avoir abattu un drone américain et tiré sur des appareils qui tentaient de pénétrer dans l’espace aérien iranien »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« mis en garde « contre toute violation du cessez-le-feu par l’armée agressive des États-Unis, s’estimant en droit de riposter par défense » »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril dernier »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« quatre membres des Gardiens de la révolution ont été tués lors des frappes américaines »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Several IRGC personnel were killed in the attacks, according to the sources »
aljazeera.com ↗ ↩
« L’agence de presse Mehr a indiqué que la situation à Bandar Abbas était sous contrôle »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« Mehr says Bandar Abbas situation under control »
reuters.com ↗ ↩
« “The straits have to be open, they’re going to be open one way or the other, so they need to be open,” Mr Rubio told reporters »
straitstimes.com ↗ ↩
« L’un des points clés concerne le sort du détroit d’Ormuz, doublement bloqué par l’Iran, depuis début mars »
lemarin.ouest-france.fr ↗ ↩
« puis le blocus naval imposé par l’US Navy mi-avril »
lemarin.ouest-france.fr ↗ ↩
« Le détroit mesure 34 km à son point le plus étroit »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« permettent le transit d’environ 20 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20 % du commerce mondial de pétrole transporté par voie maritime »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Cette perturbation affecte environ 20 % de l’approvisionnement quotidien mondial en pétrole »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« only a few dozen vessels have been passing through the Strait of Hormuz compared with 125 to 140 daily previously »
straitstimes.com ↗ ↩
« only a few dozen vessels have been passing through the Strait of Hormuz »
straitstimes.com ↗ ↩
« plus de 150 navires jettent l’ancre à l’extérieur du détroit afin d’éviter les risques »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« le prix du Brent dépasse 100 dollars le baril le 8 mars 2026 pour la première fois depuis quatre ans »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« atteignant jusqu’à 126 dollars au plus fort de la crise »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« les primes d’assurance contre les risques de guerre pour les navires traversant le détroit passent de 0,125 % à entre 0,2 % et 0,4 % de la valeur assurée du navire par transit »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Pour les très grands pétroliers, cela représente une augmentation d’environ un quart de million de dollars »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« les mines sont une des menaces qu’utilise l’Iran depuis le début de la guerre pour perturber le trafic maritime et d’éventuelles opérations militaires dans le détroit d’Ormuz et le long de ses côtes. »
lemarin.ouest-france.fr ↗ ↩
« L’armée américaine avait déjà frappé préventivement, au tout début du conflit, des bateaux prétendument poseurs de mines. »
lemarin.ouest-france.fr ↗ ↩
« Parmi ces cibles, on compte plus de 90 navires iraniens »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« dont une trentaine de poseurs de mines, a précisé le CENTCOM »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« la Chine recevant à elle seule environ un tiers de son pétrole par cette route »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a proféré une menace à peine voilée »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« depuis qu’il a été nommé guide suprême de l’Iran, le 8 mars dernier »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« à la suite du décès de son père et prédécesseur, Ali Khamenei »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« qui n'est pas apparu en public depuis sa prise de fonction début mars »
france24.com ↗ ↩
« Dans une déclaration écrite diffusée à la télévision d'Etat, le guide suprême a préféré insister sur la perte d'influence supposée de Washington »
france24.com ↗ ↩
« « Les Etats-Unis "n'ont plus de lieu sûr dans la région pour mener leur agressions", a estimé Mojtaba Khamenei »
france24.com ↗ ↩
« « Il n'y aura pas de retour en arrière » et les pays du Golfe, frappés quasi-quotidiennement par l'Iran en représailles à l'offensive israélo-américaine après le 28 février, "ne serviront plus de boucliers aux bases américaines", a-t-il aussi déclaré. »
france24.com ↗ ↩
« Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël lancent des frappes aériennes coordonnées contre l’Iran dans le cadre de l’opération Epic Fury »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« a potential deal with the US to end the three-month-old war »
straitstimes.com ↗ ↩
« plusieurs semaines de guerre qui ont fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban »
france24.com ↗ ↩
« les États-Unis ont frappé environ 6 000 cibles, a annoncé le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) »
fr.timesofisrael.com ↗ ↩
« a ceasefire officially in place between the US and Iran since April 8 »
aljazeera.com ↗ ↩
« affirmant "qu'après tout le travail effectué par les Etats-Unis (.) tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d'Abraham" »
france24.com ↗ ↩
« Signés en 2020, ces accords ont débouché sur une normalisation des relations »
france24.com ↗ ↩
« ces accords ont débouché sur une normalisation des relations des Emirats arabes unis et de Bahreïn, deux proches alliés de Washington, avec Israël »
france24.com ↗ ↩
« The Israel Defense Forces (IDF) says it conducted fresh strikes on Lebanon overnight »
edition.cnn.com ↗ ↩
« The Israel Defense Forces (IDF) says it struck more than 100 Hezbollah targets in Lebanon overnight »
edition.cnn.com ↗ ↩
« Lebanon’s National News Agency says one person, a paramedic, was killed in the latest strikes »
edition.cnn.com ↗ ↩
« Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said on May 25 »
straitstimes.com ↗ ↩
« Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu will convene his security cabinet this evening for the first time since reports emerged of a developing US-Iran agreement »
edition.cnn.com ↗ ↩
« The US is also negotiating a lasting end to hostilities with Iran, which has reportedly demanded an end to Israeli operations in Lebanon as part of any agreement »
edition.cnn.com ↗ ↩
« Gadi Eizenkot, a former IDF chief of staff now leading a party aiming to replace Netanyahu after the next election »
edition.cnn.com ↗ ↩
« Gadi Eizenkot, a former IDF chief of staff now leading a party aiming to replace Netanyahu after the next election, described the situation as “a forced ceasefire, on unfavorable terms for Israel, that endangers residents of the north and IDF soldiers.” »
edition.cnn.com ↗ ↩
« Netanyahu’s far-right political allies, ministers Itamar Ben Gvir and Bezalel Smotrich, have both called for a more aggressive military response »
edition.cnn.com ↗ ↩
« “For every explosive drone, 10 buildings in Beirut must fall,” Smotrich said »
edition.cnn.com ↗ ↩
« “We must increase the blows, increase the intensity. We will strike them decisively,” Netanyahu said »
edition.cnn.com ↗ ↩
Sources
- Explosions heard in Iran, Mehr says Bandar Abbas situation under control
- US military launches strikes on southern Iran amid talks in Qatar
- Live updates: Iran’s IRGC threatens to retaliate after US strikes on launch sites and boats
- Rubio says Iran deal could take days as US launches fresh strikes
- En pleines négociations, les États-Unis affirment avoir frappé des bateaux poseurs de mines iraniens
- Des frappes américaines sur l'Iran jettent un froid sur les négociations
- Les États-Unis attaquent des sites de missiles en Iran malgré le cessez-le-feu, officiellement pour défendre leurs soldats
- Les États-Unis affirment avoir mené des frappes « d’autodéfense » dans le sud de l’Iran
- Crise du détroit d'Ormuz (2026)
- Guerre en Iran : Les États-Unis disent avoir frappé environ 6 000 cibles
