Mondial 2026 : l’Argentine sacrée, Deschamps s’en va, Zidane arrive
Au lendemain d'une petite finale folle, L'Équipe consacre sa Une au sacre argentin à New York et à la passation Deschamps-Zidane
Dimanche 19 juillet 2026, l'Argentine remporte la finale de la Coupe du monde face à l'Espagne au MetLife Stadium. Pendant ce temps
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Passation historique chez les Bleus
Après 14 ans et 185 matchs, Didier Deschamps cède sa place à Zinédine Zidane le 1er septembre 2026. Une transition inédite qui marque la fin d'une ère pragmatique et l'arrivée d'une promesse de jeu et de romantisme.
Sacre argentin consécutif
L'Argentine décroche sa deuxième étoile d'affilée, exploit rarissime. Messi participe à sa troisième finale de Coupe du monde, face à une Espagne jeune et ambitieuse menée par Lamine Yamal.
Déception espagnole
L'Espagne échoue à décrocher sa deuxième étoile malgré un parcours flamboyant. La Roja repart battue mais promettante, avec une génération dorée en devenir.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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18 juil. 2026
Petite finale folle
France 4-6 Angleterre à Miami. Deschamps dit adieu après 14 ans.
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19 juil. 2026
Sacre argentin
L'Argentine bat l'Espagne en finale au MetLife Stadium (82 500 spectateurs).
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1er sept. 2026
Zidane arrive
Zinédine Zidane prend officiellement les rênes de l'équipe de France.
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2 oct. 2026
Premier match
Début de l'ère Zidane au Stade de France face à l'Italie.
New York - dimanche matin. Le MetLife Stadium ouvre ses portes à 10h. Les premiers supporters argentins sont déjà là, maillot bleu ciel, drapeaux déployés. À 15h heure locale - les gradins se remplissent pour assister à la finale entre l’Argentine et l’Espagne. La planète foot retient son souffle.
Ce que personne ne dit, c’est que cette finale arrive 24 heures après une autre folie. La veille, à Miami, la France s’est inclinée face à l’Angleterre pour la troisième place. Après 14 ans et 185 matchs à la tête des Bleus, DD quitte le banc dans le chaos. Pas de cérémonie, pas de discours sous les ors de Clairefontaine. Juste une défaite baroque en Floride - les yeux humides sous une pluie de confettis.
Au MetLife Stadium - Lionel Messi brandit le trophée. C’est une finale face au jeune prodige espagnol Lamine Yamal. Choc des générations, dit-on. L’Argentine l’emporte dans un match d’anthologie. Messi, visage rayonnant: « C’est incroyable. Nous l’avons fait encore une fois pour tout un peuple. Ce groupe est éternel, cette victoire est pour chaque Argentin. Jamais je n’aurais imaginé un tel bonheur, deux fois de suite! »
Lionel Scaloni - le sélectionneur argentin, est porté en triomphe par ses joueurs. « Ce n’est pas seulement une victoire, c’est la confirmation d’un travail acharné, d’une foi inébranlable et d’un esprit indomptable. Mes joueurs ont été héroïques face à une Espagne magnifique ». Emiliano Martínez - poing levé: « Nous savions que ce serait difficile, mais nous avions la rage de vaincre. Quand il faut être là, je suis là. C’est ça l’Argentine! »
Côté espagnol, la déception est immense. Gavi - malgré la défaite: « La déception est immense, on a tout donné. Mais nous reviendrons plus forts, c’est une promesse. Cette expérience va nous forger ». Luis de la Fuente - le sélectionneur: « Fier de mes joueurs. Ils ont montré un courage extraordinaire et un football flamboyant. Le football est parfois cruel, mais l’avenir nous appartient ». L’Espagne échoue à décrocher sa deuxième étoile.
Mais ce dimanche 19 juillet 2026 - la Une de L’Équipe ne parle pas que du MetLife Stadium. Elle parle aussi de Miami, de Deschamps, et surtout de ce qui vient après. C’est désormais officiel: Zinédine Zidane prendra les rênes de l’équipe de France le 1er septembre. La FFF ne s’offre pas seulement une icône, elle s’offre un saut dans l’inconnu.
Le vertige du changement
Vincent Duluc - éditorialiste de L’Équipe, résume: « Quatorze ans de pragmatisme clinique se sont dissous hier soir dans la folie baroque de Miami. Didier Deschamps méritait une sortie plus solennelle, mais ce Mondial de la démesure en a décidé autrement ». La France championne du monde 2018 bascule dans l’ère Zidane - attendu dès septembre pour redonner du génie aux Bleus.
David Bettoni et Hamidou Msaïdié sont pressentis comme adjoints. Le réveil de Kylian Mbappé - double buteur à Miami - prouve que le réservoir offensif reste exceptionnel. Zidane aura du matériel. Premier match officiel: le 2 octobre 2026 au Stade de France face à l’Italie en Ligue des Nations. La première liste sera annoncée mi-septembre.
Ce que la petite finale révèle
La petite finale France-Angleterre dit quelque chose du Mondial 2026: la démesure totale. Une compétition à 48 équipes - un tournoi marathon, une finale qui couronne l’Argentine mais laisse la France dans un entre-deux inconfortable. Champion du monde en 2018 - demi-finaliste en 2026, mais sorti par l’Espagne puis battu par l’Angleterre.
Deschamps l’avait dit avant le tournoi: « Nous voir déjà le 19 juillet, ça ne me plaît pas du tout ». Il avait raison. Les Bleus n’ont pas vu le 19 juillet au MetLife Stadium. Ils l’ont vécu le 18 à Miami - dans une rencontre qui ne comptera pas dans les livres d’histoire mais qui restera comme la sortie la plus étrange d’un sélectionneur légendaire.
L’Argentine sur le toit du monde
Au MetLife Stadium - l’Argentine efface l’Espagne et s’offre une deuxième étoile consécutive. Messi, Scaloni, Martínez: trois hommes, une nation, un trophée brandi devant des milliards de téléspectateurs. La Roja espagnole, pourtant magnifique pendant tout le tournoi - s’incline face à une équipe argentine héroïque.
C’est le point d’orgue de la « furie totale » de cette Coupe du monde à 48 équipes. Un Mondial démesuré qui s’achève ce dimanche 19 juillet dans le New Jersey.
L’édition du journal L’Équipe - numéro 28 450 - vendue 2,80 € - capture cette bascule historique en une image: d’un côté, Messi et l’Argentine au sommet; de l’autre, Deschamps qui part et Zidane qui arrive. Entre les deux, un Mondial qui restera comme celui de tous les excès.
Rideau sur le MetLife Stadium. Rendez-vous à l’automne au Stade de France.