Gap : deux condamnations fermes après le démantèlement d’un point de deal rue Colonel-Roux

Quatre individus interpellés le 5 juin 2026, deux jugés en comparution immédiate et condamnés à des peines allant jusqu'à 18 mois ferme.

Gap : deux condamnations fermes après le démantèlement d'un point de deal rue Colonel-Roux
Illustration Antoine Blanc / info.fr

La brigade des stupéfiants de Gap a démantelé un point de deal en centre-ville le 5 juin 2026. Quatre personnes ont été interpellées. Deux ont été jugées en comparution immédiate l'une d'elles, une femme de 23 ans suspectée de diriger le trafic, a été maintenue en détention.

L’essentiel

  • 5 juin 2026, 6h15 : interpellation de 4 individus rue Colonel-Roux à Gap par la brigade des stupéfiants, avec l’appui de la brigade cynophile des Douanes des Hautes-Alpes.
  • Deux condamnations fermes : 36 mois dont 18 avec sursis (maintien en détention) et 24 mois dont 12 avec sursis, prononcées en comparution immédiate.
  • Profil principal : une femme de 23 ans, suspectée à la tête du trafic local de cannabis et cocaïne, condamnée à 18 mois de prison ferme.
  • Saisies : stupéfiants (cocaïne et résine de cannabis), téléphones dédiés, balance de précision, matériel de conditionnement et centaines d’euros en numéraire.

Une opération préparée depuis fin mai

Tout commence par un renseignement anonyme reçu fin mai 2026, selon Le Dauphiné Libéré. Il signale un point de deal actif au dernier étage d’un immeuble de la rue Colonel-Roux, en plein centre-ville de Gap. La brigade des stupéfiants installe une surveillance. Les enquêteurs constatent des allées et venues régulières de personnes connues des services pour des affaires de stupéfiants.

Le 5 juin, à 6h15, l’opération est déclenchée. La brigade cynophile des Douanes des Hautes-Alpes prête main-forte. Quatre individus sont interpellés sur place.

Cannabis, cocaïne et matériel de trafic saisis

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Les perquisitions menées dans la foulée permettent de saisir de la résine de cannabis et de la cocaïne, des téléphones dédiés au trafic, une balance de précision, du matériel de conditionnement et des centaines d’euros en numéraire, selon la Police nationale des Hautes-Alpes.

Deux des quatre interpellés sont présentés en comparution immédiate. Les deux autres n’ont pas fait l’objet de poursuites dans l’immédiat selon les informations disponibles à ce stade.

Dix-huit mois ferme pour la présumée cheffe de réseau

Le tribunal correctionnel condamne les deux prévenus le jour même. Une femme de 23 ans, suspectée d’avoir dirigé le trafic local, écope de 36 mois d’emprisonnement dont 18 avec sursis, soit 18 mois ferme. Elle est maintenue en détention à l’issue de l’audience. Son frère est condamné à 24 mois dont 12 avec sursis, selon Le Dauphiné Libéré et Alpes1.

Cette affaire illustre un traitement judiciaire accéléré des dossiers stupéfiants observé dans plusieurs juridictions françaises ces derniers mois, avec recours systématique à la comparution immédiate.

Contexte dans les Hautes-Alpes

La lutte contre les trafics de stupéfiants figure parmi les priorités assignées par le préfet des Hautes-Alpes à la police nationale pour 2026, comme le rappelle la communication officielle de PoliceNat05. Le département a connu une « année record » de saisies en 2025, dans un contexte de hausse nationale des faits constatés liée à l’intensification des contrôles, selon le bilan publié par RAM05.

L’opération du 5 juin s’inscrit dans une série d’actions similaires à Gap. En octobre 2024, la préfecture des Hautes-Alpes avait annoncé le démantèlement d’un réseau avec saisies de 10,8 kg de résine de cannabis, 1,9 kg de cocaïne et une valeur marchande estimée à plus de 700 000 euros. Ce précédent, de plus grande ampleur, avait également impliqué plusieurs interpellations en centre-ville.

Gap, préfecture de 40 000 habitants, concentre l’essentiel de l’activité de la brigade des stupéfiants dans un département à faible densité mais traversé par des axes de passage entre Italie, PACA et Rhône-Alpes. Des affaires de compromission de l’appareil judiciaire ou policier restent rares dans ce secteur selon les données disponibles.

Une rue au passé résistant

La rue Colonel-Roux, où se situait le point de deal, porte le nom du colonel Jacques Roux (1891-1944), né à Saint-Firmin-en-Valgodemar dans les Hautes-Alpes, commandant du 4e régiment de tirailleurs tunisiens en 1943-1944. Il avait vécu au n°21 de cette rue, l’une des plus anciennes voies de Gap, héritière d’une voie décumane du camp romain, selon le site Montecassino-Belvédère et Le Dauphiné Libéré.

Suite de la procédure

Les deux autres personnes interpellées le 5 juin n’ont pas fait l’objet d’une communication officielle concernant d’éventuelles poursuites. Leur situation judiciaire n’a pas été précisée à ce stade par les autorités. La condamnation de la femme de 23 ans est susceptible d’appel dans les délais légaux.

Antoine
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Sources

Antoine Blanc

Antoine Blanc

Antoine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Hautes-Alpes (05), avec Gap pour chef-lieu. Spécialité du département : stations de ski et Briançon UNESCO. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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