Genlis : un père lance une pétition contre l’interdiction des t-shirts anti-UV
Matthieu Rummler conteste le nouveau règlement de la piscine municipale qui empêche son fils de 9 ans de se baigner avec une protection solaire
Depuis avril 2026, le règlement intérieur de la piscine municipale de Genlis interdit les tenues couvrant les épaules, y compris les t-shirts anti-UV. Un père de famille a lancé une pétition en ligne pour dénoncer cette mesure qui prive son fils, atteint d'une peau fragile, de baignade.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le règlement intérieur de la piscine de Genlis, adopté en avril 2026, interdit les vêtements couvrant les épaules dont les t-shirts anti-UV
- Matthieu Rummler a lancé une pétition le 27 mai 2026 après que son fils de 9 ans, muni d'un certificat médical pour peau fragile, a été privé de baignade
- La pétition a recueilli environ 58 signatures et cite les recommandations de l'OMS sur la protection solaire
- Le maire Martial Mathiron assume la règle pour garantir l'uniformité, mais autorise le t-shirt en pataugeoire
Matthieu Rummler ne peut plus accompagner son fils Arthur, 9 ans, à la piscine municipale de Genlis. En cause : le nouveau règlement intérieur adopté en avril 2026, qui interdit formellement le port de vêtements couvrant les épaules dans les bassins, incluant les t-shirts anti-UV pourtant recommandés pour la protection solaire.
Arthur souffre d’une peau fragile nécessitant une protection renforcée contre les rayons ultraviolets. Son père dispose d’un certificat médical attestant de cette nécessité. Mais la règle municipale ne prévoit aucune dérogation. Face à cette situation, Matthieu Rummler a lancé le 27 mai 2026 une pétition en ligne sur la plateforme Change.org.
Une pétition qui recueille une soixantaine de signatures
La pétition, intitulée « Autoriser les habits de protection solaire à la piscine municipale », a recueilli une trentaine de signatures selon les données consultées. Le texte cite les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière de protection solaire et pointe du doigt l’incohérence avec d’autres établissements de la région.
Matthieu Rummler y mentionne notamment la piscine du Carrousel à Dijon, qui autorise ce type de protection. Il met en avant les enjeux de santé publique, rappelant que les vêtements anti-UV constituent une barrière efficace contre les cancers de la peau, particulièrement chez les enfants à la peau sensible.
La mairie assume sa position par souci d’uniformité
Martial Mathiron, maire de Genlis, a répondu publiquement à la polémique en assumant la règle instaurée. Selon lui, l’interdiction vise à garantir l’uniformité du règlement et son applicabilité pour tous les usagers, selon les propos rapportés par actu.fr.
Le maire a toutefois précisé que le port du t-shirt reste autorisé dans la pataugeoire ou après la sortie du grand bassin. Il a comparé la règle genlisienne à celles appliquées dans d’autres communes comme Dijon ou Is-sur-Tille, arguant d’une cohérence départementale.
Cette position n’a pas convaincu Matthieu Rummler, qui considère que la protection solaire devrait primer sur les contraintes d’uniformité administrative, surtout lorsqu’un certificat médical justifie le besoin.
Contexte dans la Côte-d’Or
Genlis, commune de près de 5 100 habitants située à une quinzaine de kilomètres à l’est de Dijon, dispose d’une piscine municipale qui accueille les familles durant la période estivale. La question de l’accès aux équipements publics pour les personnes ayant des besoins médicaux spécifiques se pose régulièrement dans le département.
En Côte-d’Or, les piscines municipales appliquent des règlements intérieurs variables d’une commune à l’autre. Certains établissements, comme celui du Carrousel à Dijon cité par le pétitionnaire, ont adapté leurs règles pour intégrer les vêtements de protection solaire homologués pour la baignade.
Cette disparité crée une situation où les familles concernées peuvent se baigner dans certaines communes mais pas dans d’autres, selon la politique locale adoptée par chaque municipalité.
Un débat entre hygiène collective et besoins individuels
Le conflit illustre une tension récurrente dans la gestion des équipements publics : comment concilier les impératifs d’hygiène et de sécurité collective avec les besoins médicaux particuliers de certains usagers.
Les règlements de piscine interdisent traditionnellement les vêtements de ville dans les bassins pour des raisons sanitaires. Mais les t-shirts anti-UV, conçus spécifiquement pour la baignade, posent une question différente : ils sont fabriqués dans des matières techniques adaptées au milieu aquatique et ne retiennent pas les impuretés comme le feraient des vêtements ordinaires.
Plusieurs communes françaises ont déjà tranché en faveur d’une autorisation encadrée de ces protections, à condition qu’elles soient conformes aux normes de baignade. D’autres, comme Genlis, maintiennent une interdiction stricte au nom de la simplicité d’application du règlement.
Le dossier reste ouvert. Matthieu Rummler espère que la visibilité donnée à sa pétition, relayée par Le Bien Public le 17 juillet 2026 puis par actu.fr le 23 juillet, incitera la municipalité à réexaminer sa position. Pour l’heure, Arthur ne peut toujours pas profiter du grand bassin de la piscine municipale de sa commune.