Gers : un braconnier interpellé en flagrant délit de nuit, deux carabines saisies par l’OFB
Un homme a été arrêté en pleine nuit dans le Gers par les agents de l'Office français de la biodiversité. Deux carabines, dont une équipée d'une lunette thermique et d'un modérateur de son, ont été confisquées. Une enquête judiciaire est ouverte.
Dans la nuit de juin 2026, les inspecteurs de l'OFB ont interpellé un individu en flagrant délit de chasse illégale. Deux carabines ont été saisies, dont une chargée avec visée thermique. La préfecture rappelle l'interdiction de la chasse nocturne.
L’essentiel
- 1 interpellation : un homme a été arrêté de nuit en flagrant délit de braconnage dans le Gers en juin 2026.
- 2 armes saisies : deux carabines, dont une chargée avec lunette thermique et modérateur de son.
- Enquête ouverte : une procédure judiciaire est en cours après l’intervention de l’OFB.
Ce qui s’est passé
Dans la nuit du mois de juin 2026, les inspecteurs de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont mené une opération de surveillance nocturne dans le Gers. Leurs patrouilles, renforcées face à une recrudescence de tirs illégaux signalés par des riverains, ont permis d’interpeller un homme en flagrant délit de chasse illégale. Selon la préfecture du Gers, l’individu a été surpris alors qu’il utilisait une carabine équipée d’une lunette de visée thermique et d’un modérateur de son, un dispositif prohibé.
L’interpellation s’est déroulée sans incident. Le braconnier présumé a été placé en garde à vue. Une enquête de police judiciaire a été ouverte, confiée aux services compétents. Comme après le crash d’avion à Tomblaine, les investigations devront déterminer l’étendue des faits et les éventuels complices.
Les armes saisies
Deux carabines ont été confisquées lors de l’intervention. La préfecture précise que l’une d’elles était chargée et équipée d’une lunette thermique ainsi que d’un modérateur de son, aussi appelé silencieux. Ce type de matériel, qui permet de tirer sans éclair ni bruit, est formellement interdit à la chasse. L’autre arme, non précisée dans le communiqué, faisait également l’objet d’une saisie.
Ces équipements haut de gamme trahissent une pratique organisée. Les agents de l’OFB, spécialisés dans la police de l’environnement, ont souligné la dangerosité de ces dispositifs, qui rendent les tirs difficiles à détecter pour les riverains. Dans le même temps, d’autres interventions des forces de l’ordre mobilisent les secours, comme l’incendie en cours à Lançon-Provence.
Le cadre légal rappelé
La préfecture du Gers a profité de cette affaire pour rappeler les règles en vigueur. La chasse de nuit est strictement interdite, tout comme l’usage de lunettes thermiques, de jumelles à vision nocturne ou de tout dispositif d’éclairage de la faune sauvage. Même sans arme, éclairer un animal la nuit est passible de poursuites. Seuls les lieutenants de louveterie, assermentés par le préfet, peuvent déroger à cette interdiction dans le cadre de la régulation des espèces, notamment les sangliers.
Cette régulation est encadrée pour limiter les dégâts agricoles. L’interpellation de juin intervient alors que les autorités constatent une recrudescence des actes de braconnage nocturne dans le département.
Contexte dans le Gers
Le Gers, département rural où la chasse est une activité traditionnelle, fait face à une pression croissante sur les populations de sangliers. Les dégâts aux cultures restent importants, bien que les indemnisations versées aux agriculteurs aient significativement baissé, passant de 400 000 euros en 2024 à 150 000 euros en 2025, selon la préfecture. Cette baisse résulte d’une meilleure régulation officielle, mais aussi d’une répression accrue du braconnage.
Les contrôles de nuit menés par l’OFB se sont intensifiés en 2026. Le préfet du Gers a récemment insisté sur la nécessité de « traquer les chasseurs illégaux qui nuisent à l’image de la chasse régulière et mettent en danger la sécurité publique ». Le département compte environ 9 000 chasseurs licenciés, mais les actes illicites, souvent liés à des tirs nocturnes, restent difficiles à endiguer.
Enquête en cours
L’homme interpellé devrait être présenté à un magistrat dans les prochains jours. L’enquête devra établir s’il agissait seul ou s’il faisait partie d’un réseau. Les armes saisies seront analysées pour vérifier si elles ont été utilisées lors d’autres infractions. La préfecture n’a pas communiqué l’identité du mis en cause, ni son lieu d’habitation précis. Les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet d’Auch.