Gironde : chaîne humaine contre le projet de LGV Sud-Ouest à Bernos-Beaulac
Plusieurs centaines de manifestants ont formé une chaîne humaine pacifique ce samedi 4 juillet dans la vallée du Ciron pour protester contre le projet de LGV Bordeaux-Toulouse.
Ce samedi 4 juillet, des centaines d’opposants à la LGV Sud-Ouest se sont rassemblés à Bernos-Beaulac pour une chaîne humaine pacifique. Une mobilisation qui intervient après la confirmation du financement 100% public par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
L’essentiel
- Date : Samedi 4 juillet 2026, chaîne humaine à Bernos-Beaulac (Gironde)
- Nombre : Plusieurs centaines de manifestants rassemblés pacifiquement
- Contexte : Le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé un financement 100% public pour la LGV Sud-Ouest le 24 juin 2026
- Prochaine étape : Sondages géotechniques prévus en octobre 2026
Chaîne humaine dans la vallée du Ciron
Ce samedi 4 juillet 2026, plusieurs centaines d’opposants au projet de LGV Bordeaux-Toulouse ont formé une chaîne humaine dans la vallée du Ciron, à Bernos-Beaulac (Gironde). Le rassemblement s’est déroulé dans le calme, les participants se tenant par la main le long de la route départementale, rapporte Sud Ouest. « Nous voulons montrer notre attachement à ces terres agricoles et viticoles menacées », explique un manifestant présent sur place.
La zone concernée est directement traversée par le tracé de la future ligne à grande vitesse. Selon les associations, le projet prévoit la destruction de 6 300 hectares de terres agricoles et de vignobles. La chaîne humaine avait été préparée depuis plusieurs semaines par le collectif « Non à la LGV Bordeaux-Toulouse ».
Un projet au financement 100 % public confirmé
Cette mobilisation fait suite à une annonce majeure du gouvernement. Le 24 juin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé que le financement de la LGV Sud-Ouest serait intégralement public, écartant l’hypothèse d’un partenariat public-privé, selon la Banque des Territoires. Le coût total du projet, estimé à plusieurs milliards d’euros, sera donc supporté par l’État et les collectivités.
Les opposants dénoncent une décision qui ne prend pas en compte l’impact environnemental et le gain de temps jugé dérisoire par rapport au trajet classique. « Dépenser autant d’argent public pour gagner à peine 20 minutes entre Bordeaux et Toulouse est une aberration », estime un porte-parole des opposants relayé par Reporterre. Une centaine de maires et parlementaires avaient d’ailleurs signé une tribune en juin pour s’opposer au mégaprojet.
Le début des sondages géotechniques et diagnostics est programmé pour octobre 2026, comme l’indique TV5Monde. Une étape technique qui pourrait marquer le début des travaux préparatoires, mais que les opposants promettent de contester.
Contexte dans le département
La Gironde, premier département viticole de France, est particulièrement concernée par le tracé de la LGV Sud-Ouest qui traverse le vignoble des Graves et des Côtes de Bordeaux. Le département compte plus de 1,6 million d’habitants et sa métropole bordelaise est l’une des plus dynamiques du pays. Le projet de LGV est l’un des plus grands chantiers d’infrastructure en Nouvelle-Aquitaine. Les opposants y sont historiquement actifs : en octobre 2024, des manifestations avaient donné lieu à des dégradations et des tirs de laser contre un hélicoptère de surveillance, comme le rapportait TF1 Info.
Ce samedi, d’autres actualités marquent l’actualité régionale, comme la vigilance canicule dans l’Aude ou Wimbledon 2026 : zéro Français en deuxième semaine, mais l’attention des Girondins reste fixée sur le devenir de la vallée du Ciron.
Les prochaines étapes dépendront des recours juridiques engagés par les associations. Le collectif a annoncé vouloir multiplier les actions de terrain dans les mois à venir.
Sources
- Sud Ouest : Au cœur de la lutte contre la LGV Bordeaux-Toulouse, une chaîne humaine organisée dans la vallée du Ciron
- Orange Actualités : Au sud de Bordeaux, une « chaîne humaine » pour dire non à la LGV Sud-Ouest
- Banque des Territoires : Sébastien Lecornu confirme que le financement de la LGV Sud-Ouest sera public
- TV5Monde : Au sud de Bordeaux, une chaîne humaine pour dire non à la LGV Sud-Ouest