Girondins de Bordeaux : la Métropole se veut rassurante après l’exclusion de la DNCG
Bordeaux Métropole a publié un communiqué le 30 juin 2026 pour affirmer sa volonté de travailler avec Sparta Capital, malgré le blocage autour des 19,7 millions d'euros de loyers impayés.
Alors que la DNCG a exclu les Girondins de Bordeaux des compétitions nationales pour la saison 2026-27, la Métropole se veut rassurante et poursuit les négociations avec le fonds Sparta Capital. Thomas Cazenave maintient le cap sur les loyers impayés.
L’essentiel
- 30 juin 2026 : la DNCG prononce l’exclusion des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales faute de garanties financières.
- 19,7 M€ : montant des loyers impayés du stade Matmut que Bordeaux Métropole refuse d’abandonner.
- 15 jours : délai accordé au club pour faire appel et trouver une solution de reprise.
- Sparta Capital : le fonds conditionne son investissement à la vente du stade et à une baisse des loyers.
Ce qui s’est passé : l’exclusion prononcée par la DNCG
La Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a annoncé ce mardi 30 juin 2026 l’exclusion des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales pour la saison à venir. La décision a été prise faute de garanties financières suffisantes, selon plusieurs médias dont L’Équipe et RMC Sport. Le club dispose d’un délai d’environ quinze jours pour faire appel et redresser la situation, sous peine d’être rétrogradé au niveau régional.
Le club a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision, comme l’a rapporté Foot-National. Les négociations avec le fonds d’investissement Sparta Capital, engagées depuis plusieurs semaines, sont désormais cruciales pour l’avenir du club.
La réaction de Bordeaux Métropole : un communiqué rassurant
Dans la foulée de l’annonce de la DNCG, Bordeaux Métropole a publié un communiqué officiel se voulant rassurant. La collectivité affirme sa « volonté de travailler aux côtés du Club et de Sparta Capital » pour trouver une solution dans le cadre de la procédure d’appel. Thomas Cazenave, président de la Métropole, a tenu à tempérer : « Nous restons ouverts au dialogue, mais pas question d’un quoi qu’il en coûte. »
Sur le réseau X, le compte Girondins4Ever a relayé le message de la Métropole, saluant une position « rassurante pour l’avenir des Girondins ». Le club et ses supporteurs retiennent leur souffle alors que le temps presse.
Les points de blocage : loyers impayés et conditions de Sparta Capital
Le principal obstacle à un accord reste les 19,7 millions d’euros de loyers impayés du stade Matmut Atlantique. Thomas Cazenave a réaffirmé que la Métropole ne renoncerait pas aux poursuites engagées contre Gérard Lopez, le propriétaire du club. Cette position est inconciliable avec les exigences de Sparta Capital, qui conditionne son entrée au capital à la vente du stade et à une baisse significative des loyers.
Trois points de blocage ont été identifiés par les observateurs : la dette globale du club, la cession du stade Matmut et celle du centre d’entraînement du Haillan. La Métropole refuse de brader ces actifs publics, comme l’a expliqué Thomas Cazenave dans plusieurs médias.
« Rien n’empêche l’entrée au capital d’un nouvel investisseur », a toutefois précisé le président de la Métropole, laissant la porte ouverte à d’autres candidats que Sparta Capital.
Contexte dans la Gironde
Les Girondins de Bordeaux sont un club historique du football français, pilier du sport professionnel en Gironde. Le stade Matmut Atlantique, propriété de Bordeaux Métropole, est un équipement majeur de l’agglomération (42 000 places). La situation actuelle met en péril non seulement l’avenir sportif du club, mais aussi l’emploi indirect (environ 97 salariés et de nombreux prestataires locaux). Dans un département où le sport professionnel pèse lourd - le rugby avec l’UBB (Union Bordeaux Bègles) connaît aussi des péripéties, comme en témoigne le rappel d’Adrien Drault en équipe de France U20 - , la disparition des Girondins laisserait un vide immense. Par ailleurs, le Tour de France 2026 traverse la région cet été, et la candidature de Ben Healy pour le maillot à pois anime les discussions cyclistes locales.
Prochaine étape : l’appel et les négociations en cours
Le club a jusqu’à la mi-juillet pour convaincre la DNCG en appel. Les discussions entre Bordeaux Métropole et Sparta Capital se poursuivent de manière intensive. Aucun compromis n’a encore été trouvé sur le sort des 19,7 millions d’euros. Si l’appel échouait, les Girondins devraient repartir au niveau régional, une première dans l’histoire moderne du club.
Les prochains jours seront décisifs pour sauver le club. La Métropole, de son côté, assure ne pas fermer la porte à d’autres investisseurs.