Gosier : un homme de 32 ans abattu devant un établissement de nuit
La victime a été criblée de balles vers 5h30 ce dimanche. Deux gardes à vue ont été ouvertes. Il s'agit du 23e homicide enregistré en Guadeloupe depuis janvier.
Un homme de 32 ans a été tué par arme à feu dans la nuit de samedi à dimanche au Gosier. La fusillade s'est produite vers 5h30 à la sortie d'un établissement de nuit. La brigade criminelle a ouvert une enquête, avec deux personnes placées en garde à vue.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 32 ans a été tué par arme à feu le 19 juillet 2026 vers 5h30 devant un établissement de nuit au Gosier.
- La victime a été criblée de plusieurs balles et est décédée sur place, selon les premiers éléments de l'enquête.
- Ce drame constitue le 23e homicide enregistré en Guadeloupe depuis le début de l'année 2026.
- La brigade criminelle a ouvert une enquête et deux hommes ont été placés en garde à vue.
Un homme de 32 ans a été abattu ce dimanche 19 juillet 2026 vers 5h30 à la sortie d’un établissement de nuit au Gosier. Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par France Antilles Guadeloupe, la victime a été criblée de plusieurs balles. Elle est décédée sur place.
La brigade criminelle a été saisie de l’affaire dès les premières heures. Deux hommes ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête, selon le journaliste Éric Stimpfling.
23e homicide de l’année en Guadeloupe
Ce drame constitue le 23e homicide enregistré dans le ressort de la cour d’appel de Basse-Terre depuis le début de l’année 2026. Le parquet de Basse-Terre a confirmé ce bilan sur son compte X.
Ce rythme représente plus de trois homicides par mois en moyenne sur le territoire guadeloupéen. La Guadeloupe enregistre un des taux de violences mortelles les plus élevés de France, selon les statistiques de délinquance publiées en début d’année.
Une escalade de la criminalité violente
Le bilan 2025 révélait déjà une hausse des homicides en Guadeloupe, selon les données consolidées par La 1ère Franceinfo Guadeloupe. L’année 2026 confirme cette tendance à l’escalade, avec 23 homicides en moins de sept mois.
Les zones de vie nocturne font partie des points chauds de la criminalité violente dans l’archipel. Les fusillades et règlements de comptes aux abords des bars et établissements de nuit demeurent récurrents. En juillet, plusieurs incidents similaires ont été rapportés, certains établissements ayant fait l’objet de fermetures administratives pour atteinte à l’ordre public.
Des violences comparables ont été enregistrées ailleurs en France ces dernières semaines. À Gap, deux personnes ont été blessées par des tirs de mortiers début juillet. À Villemandeur, des tirs de police lors d’un contrôle ont nécessité la saisine de l’IGPN.
Une commune touristique touchée
Le Gosier, où s’est produit le drame, est une commune touristique de l’est de la Grande-Terre. Elle compte environ 28 000 habitants et accueille une forte concentration d’établissements hôteliers et de loisirs nocturnes.
L’établissement devant lequel la victime a été abattue se situe dans une zone fréquentée en soirée. Les circonstances exactes de la fusillade n’ont pas été détaillées par les autorités à ce stade de l’enquête.
Contexte en Guadeloupe
L’archipel guadeloupéen, territoire d’environ 380 000 habitants, connaît depuis plusieurs années une augmentation des violences par arme à feu. Les homicides sont souvent liés à des trafics de stupéfiants ou à des conflits entre bandes rivales.
En février 2026, le bilan de la délinquance publié par les services de l’État confirmait cette évolution préoccupante. Les zones urbaines concentrent l’essentiel des faits de criminalité violente, avec des pics enregistrés dans les agglomérations de Pointe-à-Pitre, des Abymes et du Gosier.
Les autorités locales et la préfecture ont multiplié les opérations de contrôle et de lutte contre les trafics ces derniers mois, sans parvenir à enrayer la spirale des violences.
Enquête en cours
La brigade criminelle poursuit ses investigations pour établir les circonstances précises de l’homicide et identifier les responsables. Les deux personnes placées en garde à vue sont interrogées par les enquêteurs.
Le procureur de la République de Basse-Terre n’a pas communiqué d’éléments supplémentaires sur le mobile de l’agression ou l’identité de la victime. Les résultats des auditions et des premières constatations techniques devraient permettre d’orienter les recherches dans les prochains jours.