Grand Slam Ulaanbaatar : Tcheumeo et Dicko en argent, la France ramène quatre médailles
Les judokates Audrey Tcheumeo (-78 kg) et Romane Dicko (+78 kg) se sont inclinées en finale du Grand Slam d'Ulaanbaatar, ce dimanche 21 juin. La délégation tricolore repart de Mongolie avec quatre podiums.
Audrey Tcheumeo et Romane Dicko ont toutes deux décroché l'argent au Grand Slam d'Ulaanbaatar, battues en finale par Yelyzaveta Lytvynenko et Mao Arai. Célia Cancan et Maxime-Gaël Ngayap Hambou complètent le bilan français avec le bronze.
L’essentiel
- 2 médailles d’argent : Audrey Tcheumeo (-78 kg) et Romane Dicko (+78 kg) s’inclinent en finale du Grand Slam d’Ulaanbaatar
- 2 médailles de bronze : Célia Cancan (+78 kg) et Maxime-Gaël Ngayap Hambou (-90 kg) montent sur la troisième marche du podium
- 4 podiums français sur l’étape mongole du circuit IJF World Tour, les 19-21 juin 2026
Les finales manquées des Françaises
Le Grand Slam d’Ulaanbaatar, disputé du 19 au 21 juin en Mongolie, s’achève sur une note contrastée pour le judo français. Les deux favorites tricolores, Audrey Tcheumeo (-78 kg) et Romane Dicko (+78 kg), ont atteint la finale de leurs catégories respectives - une performance qui prouve leur constance au plus haut niveau - mais se sont heurtées à des adversaires intraitables.
Audrey Tcheumeo, multiple médaillée mondiale et olympique, a cédé face à l’Ukrainienne Yelyzaveta Lytvynenko, qui s’impose pour la première fois sur un Grand Slam. Romane Dicko, leader incontestée des lourdes françaises, a été dominée par la Japonaise Mao Arai, une spécialiste du combat au sol qui a su contrer la puissance de la Française. Les deux Bleues repartent donc avec l’argent, un résultat qui, bien que décevant sur le plan comptable, les maintient dans la course aux points de qualification pour les Jeux de Los Angeles 2028.
Le bronze pour Cancan et Ngayap Hambou
La délégation française n’est pas repartie les mains vides. Dans la catégorie des +78 kg, Célia Cancan a décroché une médaille de bronze, confirmant sa progression dans la hiérarchie mondiale. En -90 kg, Maxime-Gaël Ngayap Hambou a également obtenu le bronze, apportant une quatrième médaille au bilan tricolore. « C’est une moisson honorable, même si nous espérions mieux pour les finales », analyse un observateur du staff fédéral.
Au total, la France totalise quatre podiums sur cette étape, un résultat dans la moyenne des Grands Slams récents. La compétition mongole a attiré plusieurs nations majeures, dont le Japon et l’Ukraine, dans une ambiance qui préfigure déjà la bataille des quotas olympiques.
Contexte dans le judo français
Basée à Paris, la Fédération Française de Judo (FFJDA) pilote la préparation des équipes de France, dont l’Insep (Paris 12e) reste le centre névralgique. Sur le circuit IJF World Tour, la France vise un nombre de médailles régulier pour asseoir sa domination en vue de Los Angeles 2028. Ulaanbaatar, étape historique du calendrier, a permis aux cadres de se mesurer à des adversaires asiatiques, souvent difficiles à lire sur le plan tactique. Les quatre médailles obtenues ce week-end placent la France dans le haut du tableau des nations, derrière le Japon et l’Ukraine.
Ce résultat confirme la densité du collectif féminin français, même si les battues de Tcheumeo et Dicko appellent à une remise en question technique. La prochaine échéance importante pour les Bleus sera le Grand Slam de Paris, en octobre, où ils évolueront à domicile.
Prochaines échéances
Les judokas français vont désormais souffler avant d’entamer la préparation des championnats du monde 2027. En attendant, d’autres sportifs tricolores sont sur la brèche ce lundi 22 juin : les qualifications de Wimbledon débutent avec plusieurs Français en lice. Et sur le plan des audiences, la Coupe du monde de football 2026 continue d’écraser les finales NBA, signe que l’été sportif bat son plein.
Le Grand Slam d’Ulaanbaatar restera comme une étape utile mais frustrante pour le judo français, qui devra convertir ses finales en or dans les prochains rendez-vous.