Grégory Lorenzi nommé directeur sportif de l’OM : stabilité et recrutement inventif au programme
Le Corse de 42 ans, architecte du projet brestois, succède à Mehdi Benatia et signe un CDI à Marseille le 28 mai 2026.
Grégory Lorenzi a été officiellement nommé directeur sportif de l'Olympique de Marseille le 28 mai 2026. Ancien pilier du Stade Brestois pendant dix ans, il prend ses fonctions dans un club sous pression financière. Sa feuille de route stabilité, recrutement inventif et développement des jeunes.
Grégory Lorenzi a été officiellement nommé directeur sportif de l’Olympique de Marseille le 28 mai 2026. Ancien pilier du Stade Brestois pendant dix ans, il prend ses fonctions dans un club sous pression financière. Sa feuille de route : stabilité, recrutement inventif et développement des jeunes.
L’essentiel
- Nomination officielle : Grégory Lorenzi, 42 ans, nommé directeur sportif de l’OM le 28 mai 2026, succédant à Mehdi Benatia.
- CDI signé : Lorenzi a atterri à Marseille le 28 mai et signé un contrat à durée indéterminée le jour même.
- Dix ans à Brest : De 2016 à 2026, il a conduit le Stade Brestois de la Ligue 2 à la Ligue des Champions (3e place en L1 en 2023-2024).
- Contraintes économiques : L’OM doit présenter ses comptes à la DNCG fin juin et passer devant l’UEFA ; le club évolue en Ligue Europa en 2026-2027.
- Nouveau président : Stéphane Richard, nommé le 10 avril 2026 par Frank McCourt, prend officiellement ses fonctions le 2 juillet 2026.
Une nomination confirmée la veille par le président
Le 27 mai 2026, Stéphane Richard avait anticipé l’annonce sur BFM Marseille Provence. Il avait confirmé l’arrivée imminente de Lorenzi, selon L’Équipe. Le lendemain, l’OM officialisait la nomination sur son site.
Lorenzi a réagi publiquement le même jour. Sur son compte X, il a écrit : « Très heureux de rejoindre l’Olympique de Marseille. »
Dix ans à Brest : le profil qui a convaincu McCourt et Richard
Natif de Bastia, Lorenzi a passé dix ans (2016-2026) comme directeur sportif au Stade Brestois. Son bilan : montée en Ligue 1 en 2019, troisième place historique en 2023-2024, qualification en Ligue des Champions 2024-2025. Le tout avec un budget parmi les plus contraints du championnat.
Richard a justifié ce choix dans les colonnes de L’Équipe : « Greg est resté dix ans dans son dernier club, c’est un aspect important pour moi qui veux lancer une ère plus stable. Il a montré à Brest qu’il savait construire un effectif performant avec très peu de moyens, en développant des joueurs pour leur faire prendre de la valeur. »
Pour les amateurs de football de formation, le profil de Lorenzi est cohérent : développeur de joueurs plutôt que recruteur de stars.
La feuille de route : inventivité et pas de « Brest à Marseille »
Dans son interview accordée à L’Équipe le 28 mai, Lorenzi a posé ses priorités sans ambiguïté. Première d’entre elles : retrouver de la sérénité dans un vestiaire et un club marqués par une saison 2025-2026 chaotique.
« L’objectif est de retrouver de la sérénité et de la stabilité », a-t-il déclaré. Sur le recrutement, il a prévenu d’emblée : « Il va falloir être un petit peu plus inventif. Je privilégie le collectif. » Et d’ajouter : « Je ne vais pas faire du Brest à Marseille. » Le message est clair - il ne compte pas transposer mécaniquement le modèle brestois dans un club de la dimension de l’OM.
Le développement du centre de formation figure explicitement dans ses priorités, selon L’Équipe. Lorenzi veut s’appuyer sur les jeunes formés au club pour compenser des marges de manœuvre limitées sur le mercato.
Des contraintes économiques structurelles
La situation financière de l’OM n’est pas un détail de contexte - elle conditionne directement le travail du nouveau directeur sportif. Lorenzi en a parlé sans détour : « Les instances de régulation nous forcent à changer de train de vie. »
Richard a reconnu de son côté : « Chacun voit bien au regard des chiffres publiés qu’on n’est pas exactement dans les clous. J’hérite d’une situation qui n’est pas idéale mais c’est ainsi. » Le club doit présenter ses comptes à la DNCG fin juin et passer un contrôle UEFA, selon L’Équipe. L’OM évoluera en Ligue Europa la saison prochaine, pas en Ligue des Champions.
Malgré ce cadre, Lorenzi maintient l’ambition : gagner des matchs et « rendre fière la ville », selon ses propres termes rapportés par L’Équipe.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
L’OM reste le club de football le plus suivi de la région PACA et l’un des plus populaires de France. Sa gouvernance est directement scrutée à Marseille, ville de 870 000 habitants et premier pôle économique du sud de la France.
L’arrivée de Lorenzi s’inscrit dans une recomposition plus large de l’organigramme initié par Frank McCourt. Stéphane Richard, nommé président le 10 avril 2026, ne prendra officiellement ses fonctions que le 2 juillet. D’ici là, Lorenzi travaillera à la préparation du mercato estival, dans un contexte où les discussions autour de l’entraîneur - le nom de Bruno Genesio a circulé dans les médias - ne sont pas encore finalisées à ce stade.
À Marseille, la vie culturelle et sportive de la cité phocéenne reste sous les projecteurs, et la nomination du directeur sportif de l’OM concentre une attention bien au-delà du seul monde du football.
Les prochaines semaines seront décisives : passage devant la DNCG fin juin, intégration du staff sportif et premières décisions de mercato sous les contraintes UEFA.