Grenoble : ex-coach sportif mis en examen pour viols sur cinq femmes, 69 noms transmis aux enquêteurs

Steven G., 34 ans, a été écroué près de Grenoble le 12 juin après quatre jours de garde à vue. Les enquêteurs estiment n'en être qu'aux prémices de l'affaire.

Grenoble : ex-coach sportif mis en examen pour viols sur cinq femmes, 69 noms transmis aux enquêteurs
Illustration Julien Moreau / info.fr

Un ex-coach sportif de 34 ans a été mis en examen le 12 juin 2026 pour viols sur cinq femmes, harcèlement sexuel et exhibition sexuelle. Placé en détention provisoire près de Grenoble, il fait l'objet d'une enquête qui a déjà généré une liste de 69 noms de potentielles victimes ou témoins.

L’essentiel

  • Mise en examen le 12 juin 2026 : Steven G., 34 ans, ex-coach sportif, est mis en examen pour viols sur cinq femmes, harcèlement sexuel sur deux femmes et exhibition sexuelle.
  • Détention provisoire : L’homme a été écroué près de Grenoble après quatre jours de garde à vue, suite à une interpellation le 8 juin dans les Bouches-du-Rhône.
  • 69 noms transmis : Un tableau de 69 potentielles victimes ou témoins a été remis à la brigade de protection de la famille de Grenoble.
  • Déclencheur : L’enquête a démarré après l’appel à témoins d’une Iséroise sur les réseaux sociaux, suite à une rencontre sur application de rencontre en septembre 2025.

Une mise en examen pour trois chefs d’accusation

Steven G., 34 ans, ex-coach sportif, a été mis en examen vendredi 12 juin 2026 par un juge d’instruction grenoblois. Les charges retenues : viols sur cinq femmes dans le cadre de relations amoureuses, harcèlement sexuel sur deux autres femmes, et exhibition sexuelle. L’homme a été placé en détention provisoire près de Grenoble à l’issue de quatre jours de garde à vue, selon Le Dauphiné Libéré et Grenoble Mag.

Selon Grenoble Mag, le suspect avait déjà été condamné pour violences conjugales. Il s’était récemment installé dans les Bouches-du-Rhône, où il a été interpellé le 8 juin 2026 avant d’être transféré en Isère.

Comment l’affaire a émergé

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L’enquête trouve son origine dans un appel à témoins lancé sur les réseaux sociaux par une Iséroise d’une trentaine d’années. Cette femme avait rencontré Steven G. via une application de rencontre en septembre 2025. Son message a rapidement circulé et provoqué des réactions en nombre.

Un tableau regroupant 69 noms de femmes - potentielles victimes ou témoins - a été constitué et transmis à la brigade de protection de la famille (BPF) de Grenoble, chargée de l’enquête, d’après Le Dauphiné Libéré.

Les enquêteurs parlent de « prémices »

Les autorités ne cachent pas l’ampleur potentielle du dossier. « Nous en sommes très certainement aux prémices de cette affaire », indiquent les enquêteurs cités par Le Dauphiné Libéré. Les investigations se poursuivent pour identifier d’éventuelles autres victimes sur l’ensemble du territoire national. Cinq femmes ont formellement porté plainte à ce stade ; d’autres auditions sont attendues.

Ce type de procédure, où un appel à témoins sur les réseaux sociaux précède et alimente une enquête judiciaire, est désormais documenté dans plusieurs affaires récentes en France. La dimension numérique - rencontres via applications, mobilisation en ligne - est centrale dans ce dossier.

Contexte dans l’Isère

L’Isère, département de près de 1,3 million d’habitants, dispose à Grenoble d’un tribunal judiciaire de taille significative à l’échelle régionale. La brigade de protection de la famille (BPF), unité spécialisée de la police nationale, traite régulièrement des affaires de violences intrafamiliales et sexuelles dans l’agglomération grenobloise. Les affaires impliquant des rencontres en ligne et des violences sexuelles en série mobilisent de façon croissante ces unités dans les grandes villes de province, comme l’illustrent des procédures similaires engagées ces dernières années dans d’autres ressorts. La dimension potentiellement nationale de l’affaire - le mis en examen ayant résidé dans plusieurs régions - pourrait conduire à des actes d’enquête au-delà de l’Isère. Pour des affaires d’une portée comparable, voir par exemple cette procédure d’écrou récente dans le Bas-Rhin ou les questions de coordination entre services illustrées par la nouvelle direction interdépartementale de police en Seine-Maritime.

La prochaine étape sera la poursuite des auditions par la BPF de Grenoble. Si d’autres femmes souhaitent se signaler, elles peuvent contacter la police nationale ou le numéro national 3919 (violences conjugales et sexuelles).

Julien
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Sources

Julien Moreau

Julien Moreau

Julien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Isère (38), avec Grenoble pour chef-lieu. Spécialité du département : recherche micronano (CEA-Leti) et stations alpines. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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