Guyane : la brigade fluviale verbalise sur les fleuves depuis mai 2026
Après des mois de prévention, les gendarmes passent aux amendes pour non-port du gilet de sauvetage obligatoire depuis janvier
La brigade fluviale de la Gendarmerie de Guyane effectue depuis mai 2026 des opérations de contrôle sur les fleuves. Des usagers et piroguiers ont été verbalisés. Le port du gilet de sauvetage est obligatoire depuis le 1er janvier 2026.
La brigade fluviale de la Gendarmerie de Guyane effectue depuis mai 2026 des opérations de contrôle sur les fleuves, avec verbalisations à la clé. Le territoire guyanais est soumis depuis le 1er janvier 2026 à une nouvelle obligation : le port du gilet de sauvetage sur toutes les eaux intérieures pour les pirogues.
L’essentiel
- Obligation depuis le 1er janvier 2026 : le port du gilet de sauvetage est obligatoire sur les eaux intérieures de Guyane pour les pirogues, par arrêté préfectoral n° R03-2025-12-29-00001 du 29 décembre 2025.
- Verbalisations depuis mai 2026 : après plusieurs mois de prévention, la brigade fluviale de la Gendarmerie procède désormais à des contrôles formels avec, dans certains cas, des amendes.
- Amende de 68 € : montant applicable par personne ne portant pas de gilet, selon France Info Outre-mer.
- Opération pédagogique mi-janvier 2026 : sous-préfet, gendarmerie, police aux frontières et police municipale mobilisés sur le Maroni à Saint-Laurent-du-Maroni.
- Brigade implantée à Matoury : environ 10 gendarmes, active sur les fleuves pour la sécurité, les secours et la lutte contre l’orpaillage illégal.
De la prévention au contrôle
Depuis le début de l’année 2026, les forces de l’ordre ont d’abord misé sur la sensibilisation. Mi-janvier, une opération pédagogique a été menée sur le fleuve Maroni à Saint-Laurent-du-Maroni, selon France Info Outre-mer. Le sous-préfet, la gendarmerie (brigade fluviale), la police aux frontières et la police municipale étaient présents. Pas de verbalisation à ce stade : l’objectif était d’expliquer la nouvelle règle aux usagers.
Le préfet de Guyane a annoncé le changement de posture sur X en mai :
68 € par personne sans gilet
En cas de non-port du gilet, l’amende s’élève à 68 euros par personne contrôlée, d’après France Info Outre-mer et la Police nationale de Guyane. L’objectif affiché est explicite, selon le compte officiel du préfet :
La brigade fluviale est implantée à Matoury, avec une dizaine de gendarmes. Elle intervient sur les fleuves pour la sécurité, le secours, et la lutte contre l’orpaillage illégal, selon la Gendarmerie nationale.
Contexte dans la Guyane (973)
Les fleuves sont des axes de circulation essentiels en Guyane, particulièrement sur le Maroni et l’Oyapock, où des piroguiers transportent quotidiennement passagers et marchandises. Le risque de naufrage est réel. Le 1er juin 2025, une pirogue avait chaviré sur le Maroni, faisant 3 morts et 4 disparus parmi 15 personnes à bord, selon France Guyane. Ce drame avait relancé le débat sur le port du gilet. L’arrêté préfectoral du 29 décembre 2025 est la réponse réglementaire à ces accidents répétés.
La brigade fluviale intervient également dans la lutte contre l’orpaillage illégal. En novembre 2022, un poste de contrôle avait été installé sur l’Approuague à Régina avec sa participation, rappelle France Info Outre-mer. La sécurité fluviale s’inscrit dans un dispositif plus large de présence des forces de l’ordre dans les territoires ultramarins isolés.
Prochaine étape
Le préfet de Guyane n’a pas précisé la durée des opérations de contrôle ni leur fréquence prévue. Le cadre réglementaire étant désormais en vigueur depuis cinq mois, les verbalisations devraient se poursuivre sur l’ensemble des fleuves guyanais.
Sources
- Préfet de Guyane (@Prefet973) : Annonce des contrôles fluviaux – mai 2026
- Préfecture de Guyane : Réglementation du transport fluvial – Arrêté préfectoral R03-2025-12-29-00001
- France Info Outre-mer / La 1ère : Fleuve Maroni : dix jours après l'obligation du gilet, l'État mise encore sur la prévention
- France Guyane : Trois morts et quatre personnes disparues après qu'une pirogue chavire