Harcèlement au travail à l’aéroport de Bastia-Poretta : une employée porte plainte

Une salariée de l'aéroport de Lucciana dénonce des pressions répétées de son supérieur hiérarchique.

Harcèlement au travail à l'aéroport de Bastia-Poretta : une employée porte plainte
Illustration Francesca Santoni / info.fr

Une employée de l'aéroport de Bastia-Poretta a déposé plainte le 18 avril 2026 contre son supérieur pour harcèlement au travail. Elle décrit un "management toxique" fait de remarques humiliantes et d'injonctions contradictoires.

Les faits se sont produits à l’aéroport de Bastia-Poretta, situé sur la commune de Lucciana en Haute-Corse. Selon un document Cerfia cité par NoviaNewsGroup, un manager aurait publiquement rabaissé la salariée lors d’une réunion, lui lançant notamment : « Quand est-ce que tu le finis ce putain de document ?! » ou encore « Arrête de m’écrire tout le temps ». La plaignante dénonce un comportement répété constitutif de harcèlement moral.

Un précédent judiciaire dans ce secteur

Ce n’est pas la première affaire de ce type liée à l’aéroport de Bastia. En 2022, la Cour d’appel de Bastia avait condamné Air Corsica, compagnie opérant sur cette plateforme, à verser 120 000 euros à un employé victime de harcèlement moral, pour manquement à l’obligation de protection, selon une décision consultable sur le site de la Cour de cassation.

Plus largement, le tribunal de Bastia enregistre une hausse des affaires liées aux violences. En 2025, les dossiers de violences intrafamiliales et sexuelles représentaient 17 % de l’activité correctionnelle, contre 11 % en 2024, selon le procureur de Bastia relayé par Ici RCFM. Le harcèlement au travail relève d’une autre catégorie juridique, mais s’inscrit dans un contexte judiciaire local sous tension.

La suite de la procédure - enquête, classement ou renvoi en jugement - n’a pas été communiquée à ce stade.

Sources

Francesca Santoni

Francesca Santoni

Installée à Bastia, elle couvre le port, les liaisons maritimes, les débats sur la langue corse à l'école et la criminalité organisée. Formée à Sciences Po Aix, elle a commencé en presse écrite avant de rejoindre la rédaction web. Ligne de conduite : recouper les faits divers avec les procédures judiciaires, interroger avocats et policiers, ne jamais publier sans vérification solide.

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