Haut-Rhin : des associations replantent des arbres le long des sentiers des Vosges

Plusieurs acteurs locaux s'associent pour restaurer la biodiversité et freiner l'érosion dans les Vosges alsaciennes.

Haut-Rhin : des associations replantent des arbres le long des sentiers des Vosges
Illustration Jean Muller / info.fr

Dans le Haut-Rhin, des associations environnementales multiplient les opérations de plantation d'arbres le long des sentiers de randonnée. Objectif : restaurer les habitats naturels et limiter l'érosion des sols. La Collectivité européenne d'Alsace et plusieurs partenaires publics et privés soutiennent ces initiatives.

Les sentiers de randonnée des Vosges alsaciennes font l’objet d’un effort de reforestation coordonné. Des associations environnementales, appuyées par la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), la Fédération Départementale des Chasseurs du Haut-Rhin et EDF, plantent des arbres en bordure de chemins pour restaurer la biodiversité locale et lutter contre l’érosion des sols.

La Fédération des Chasseurs du Haut-Rhin, association agréée pour la protection de l’environnement, a ainsi planté 1 440 arbres dans le département, selon les informations publiées sur son site. Ces plantations visent à recréer des corridors écologiques et à favoriser le retour d’espèces locales.

Un mouvement qui s’inscrit dans un cadre plus large

Ces actions de terrain s’inscrivent dans une dynamique régionale. En 2022, la CEA avait soutenu 64 projets dans le cadre du programme Forêts d’Avenir d’Alsace, représentant 200,90 ha de forêts replantées et 82 376 arbres mis en terre pour accroître le stockage de carbone et préserver les sols, selon un document officiel de la collectivité.

Par ailleurs, dans le cadre des aménagements fonciers agricoles en Alsace, des plantations compensatoires d’alignements d’arbres sont prévues sur un linéaire cumulé de 2,40 km pour compenser les impacts sur les éléments arborés existants et freiner l’érosion, toujours selon la CEA.

La Stratégie Régionale Biodiversité Grand Est rappelle l’urgence du contexte : 86 % des habitats d’intérêt communautaire sont évalués en mauvais état dans la région. Elle prévoit pour 2026 la restauration de 1 000 ha de zones humides et la végétalisation des infrastructures linéaires, selon la feuille de route de la planification écologique Grand Est 2025-2026.

Le Rhin aussi en cours de renaturation

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Au-delà des sentiers, c’est l’ensemble des milieux naturels alsaciens qui font l’objet d’interventions. EDF conduit en 2026 un chantier à Fessenheim pour restaurer 13 km du Vieux Rhin, avec création de bancs de galets entre février et avril pour favoriser le retour de la biodiversité locale. Des travaux similaires sont prévus entre Kembs et Vogelgrün pour redonner des contours naturels aux rives, en supprimant enrochements et espèces envahissantes, selon Les Échos.

Le projet européen Rhinaissance 2.0, financé à hauteur de 3,5 millions d’euros par des fonds européens, planifie quant à lui la restauration écologique du Rhin entre le Vieux Rhin et le Taubergiessen jusqu’au 31 décembre 2026, selon le programme Interreg Rhin Supérieur.

Prochaine étape

En janvier 2026, la CEA a acquis 10 ha de terrains boisés dans les vallons humides de Wingen-sur-Moder (Vosges du Nord) pour créer un nouvel Espace naturel sensible. Les travaux de renaturation du Vieux-Rhin entre Kembs et Vogelgrün sont également attendus dans les prochains mois.

Sources

Jean Muller

Jean Muller

Installé à Colmar, couvre la viticulture alsacienne, les tensions sur les classements, l'industrie automobile et les débats sur la langue alsacienne. Formé au CFJ, il a grandi dans le vignoble. Conviction : connaître les vignerons, les négociants, les élus, vérifier les chiffres de production avant de publier.

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