Hautes-Alpes : huit nouveaux lieutenants de louveterie reçoivent leurs insignes en préfecture
Le 17 juin, le préfet Philippe Bailbé a remis leurs insignes à huit recrues bénévoles, mandatées jusqu’en 2029 pour faire face à la prédation du loup.
Huit nouveaux lieutenants de louveterie ont été installés en préfecture des Hautes-Alpes le 17 juin 2026. Le préfet Philippe Bailbé leur a remis leurs insignes et ils ont signé la charte de leurs devoirs pour un mandat courant jusqu’au 31 décembre 2029.
L’essentiel
- Fait 1 : Huit lieutenants de louveterie ont reçu leurs insignes le 17 juin 2026 à la préfecture de Gap.
- Fait 2 : Leur mandat bénévole court jusqu’au 31 décembre 2029.
- Fait 3 : Ce renforcement vise à répondre à la forte prédation du loup dans le Gapençais, l’Embrunais et le Champsaur-Valgaudemar.
Mercredi 17 juin 2026, en matinée, le préfet des Hautes-Alpes Philippe Bailbé a présidé une cérémonie dans les salons de la préfecture de Gap. Huit nouveaux lieutenants de louveterie y ont reçu leurs insignes, marquant leur entrée en fonction.
Les récipiendaires ont signé la charte de leurs devoirs, les engageant pour un mandat de collaborateur bénévole et assermenté de l’État, valable jusqu’au 31 décembre 2029, selon la préfecture.
Le préfet a salué leur rôle : « Vous êtes les gardiens d’un équilibre, un équilibre discuté, parfois difficile à expliquer », a-t-il déclaré, selon La Marseillaise. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’élevage tout en respectant la protection du loup.
Bruno Drevet honoré
Au cours de la même cérémonie, le préfet a remis la médaille de l’honneur de la louveterie à Bruno Drevet, doyen et président de l’association départementale des lieutenants de louveterie des Hautes-Alpes, pour ses douze années de service.
Un recrutement en réponse à la prédation
Ces huit recrutements font suite à un appel à candidatures lancé en mars 2026 par la préfecture. L’objectif était de renforcer l’effectif, qui passe de 22 à 30 lieutenants, dans les secteurs du Gapençais, de l’Embrunais et du Champsaur-Valgaudemar. La préfecture justifie ce besoin par « l’intensité de la prédation du loup sur les troupeaux ».
Les candidats devaient remplir des conditions strictes : avoir moins de 75 ans, détenir un permis de chasser depuis au moins cinq ans et pouvoir mobiliser des chiens à leurs frais.
Cette cérémonie intervient dans un département régulièrement confronté aux attaques de loups sur les exploitations agricoles. Elle s’est déroulée quelques jours après les orages violents du 18 juin qui ont provoqué des coulées de boue et bloqué 20 voitures. Par ailleurs, Gap est actuellement le théâtre du procès d’un ancien professeur jugé pour viols sur collégiennes, du 22 au 26 juin.
Contexte dans les Hautes-Alpes
Les Hautes-Alpes comptent environ 140 000 habitants. L’élevage pastoral y tient une place économique importante, mais la présence du loup, protégé au niveau national, génère des tensions récurrentes entre éleveurs, associations environnementales et pouvoirs publics. Les lieutenants de louveterie, agissant sous l’autorité du préfet et de la direction départementale des territoires (DDT), sont chargés de missions de régulation, notamment pour les tirs de défense et de prélèvement. Le département compte désormais 30 lieutenants.
Prochaine étape : la formation
Les huit nouvelles recrues devront encore suivre une formation théorique et physique avant de pouvoir mener des opérations sur le terrain. Aucune date précise n’a été communiquée par la préfecture.