Hautes-Alpes : le préfet remercie les collectivités pour leur aide aux pompiers
Le préfet Philippe Bailbé a salué le soutien logistique et alimentaire des communes du Pays des Écrins lors de l'incendie du Bois Noir, le plus vaste depuis 50 ans dans le département.
Après l'incendie du Bois Noir qui a ravagé 510 hectares entre L'Argentière-la-Bessée et Freissinières, le préfet des Hautes-Alpes a officiellement remercié les collectivités locales pour leur mobilisation. Une solidarité territoriale qui a permis aux secours de travailler dans des conditions optimales.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'incendie du Bois Noir a ravagé 510 hectares entre L'Argentière-la-Bessée et Freissinières, le plus vaste dans le département depuis 50 ans.
- Environ 240 sapeurs-pompiers ont été mobilisés au plus fort de la crise, soutenus par des renforts interdépartementaux.
- Le préfet a officiellement remercié le Conseil départemental, la Communauté de communes du Pays des Écrins et trois communes pour leur soutien logistique.
- Le Service de Restauration des Terrains en Montagne a mené des expertises pour permettre le retour des habitants évacués.
Le préfet Philippe Bailbé a publiquement salué l’engagement des collectivités du Pays des Écrins ce lundi sur le réseau social X. Le message officiel remercie le Conseil départemental, la Communauté de communes du Pays des Écrins et les communes de l’Argentière-la-Bessée, Freissinières et La Roche-de-Rame pour leur soutien logistique et alimentaire aux sapeurs-pompiers mobilisés sur l’incendie du Bois Noir.
Un incendie d’ampleur historique
L’incendie, probablement déclenché par la foudre depuis environ le 22-23 juillet selon la préfecture des Hautes-Alpes, a parcouru environ 510 hectares dans le massif du Bois Noir. Le feu est désormais considéré comme fixé bien que des points chauds persistent, nécessitant une surveillance continue. Au plus fort de la crise, environ 120 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, soutenus par des renforts venus d’autres départements. Cette intervention constitue le feu le plus étendu enregistré dans les Hautes-Alpes depuis un demi-siècle.
Les renforts interdépartementaux entre services de secours sont fréquents lors de crises majeures. Les communes de L’Argentière-la-Bessée et Freissinières, directement touchées, ont coordonné l’accueil et le soutien aux équipes déployées sur place.
Une mobilisation locale déterminante
Selon la mairie de L’Argentière-la-Bessée, les communes ont organisé la gestion des dons de denrées non périssables et assuré la logistique quotidienne des secours. La Communauté de communes du Pays des Écrins a participé au financement de moyens aériens, notamment un hélicoptère dédié à la lutte contre le feu, d’après Radio Hautes-Alpes. Cette coordination a permis aux pompiers de travailler dans un environnement montagneux particulièrement exigeant.
La solidarité s’est également manifestée par l’engagement d’agriculteurs et d’entreprises locales qui ont mis à disposition du matériel et des ressources. Le Service de Restauration des Terrains en Montagne (RTM) a mené des expertises sur les risques de chutes de pierres pour permettre le retour des habitants évacués, selon l’ONF.
Contexte dans les Hautes-Alpes
Le département des Hautes-Alpes, qui compte environ 143 000 habitants, est régulièrement confronté aux risques d’incendie en période estivale. Le relief montagneux et la sécheresse rendent les opérations de lutte particulièrement complexes. Les incendies de forêt mobilisent chaque année des moyens importants, mais celui du Bois Noir se distingue par son ampleur inédite depuis cinquante ans.
La Communauté de communes du Pays des Écrins regroupe huit communes et environ 6 800 habitants. L’Argentière-la-Bessée, la principale commune du secteur avec près de 2 300 habitants, a joué un rôle central dans la coordination du dispositif. Le territoire, marqué par une économie agricole et touristique, dépend étroitement de la gestion des risques naturels en montagne.
Un retour progressif à la normale
Les habitants évacués ont progressivement pu regagner leurs domiciles après les expertises du service RTM. Les routes fermées pour raisons de sécurité ont été rouvertes au fur et à mesure de la maîtrise du sinistre. Selon la préfecture, la vigilance reste de mise en raison de la persistance de foyers résiduels dans des zones difficiles d’accès.
Le dispositif de surveillance a été allégé mais maintenu pour prévenir toute reprise. Les pompiers continuent d’intervenir ponctuellement sur les points chauds détectés. Les collectivités locales restent mobilisées pour accompagner la phase de retour à la normale et évaluer les dégâts sur les massifs forestiers.
