Hauts-de-Seine : le bilan du préfet contre le narcotrafic
En un an, le préfet Alexandre Brugère a prononcé 57 interdictions de paraître, 26 expulsions locatives et 5 fermetures de commerces
Le préfet des Hauts-de-Seine a détaillé son bilan annuel contre le narcotrafic 57 interdictions de paraître, 26 injonctions d'expulsion locative et 5 fermetures administratives de commerces. Un dispositif qui vise en priorité les points de deal installés dans le parc social du département.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 57 interdictions de paraître prononcées en un an par le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère
- 26 injonctions aux fins d'expulsions locatives visant des locataires du parc social liés au trafic
- 5 fermetures administratives de commerces liées aux points de deal
- Une opération de la CSI 92 à Nanterre le 13 juillet 2026 a abouti à 3 interpellations et des saisies d'armes et de stupéfiants
- Une convention tripartite signée le 4 juin 2025 accélère l'éloignement des détenus étrangers de la maison d'arrêt de Nanterre
Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, a communiqué un bilan chiffré de l’action de l’État contre le narcotrafic dans le département. En un an, 57 interdictions de paraître, 5 fermetures administratives de commerces et 26 injonctions aux fins d’expulsions locatives ont été prononcées, selon le compte officiel de la préfecture sur X.
Un bilan rendu public par la préfecture
La préfecture des Hauts-de-Seine présente ces chiffres comme la traduction d’un engagement « pleinement » mobilisé contre les points de deal et les réseaux qui les organisent. Le message publié par le compte @Prefet92 résume l’action menée sur douze mois autour de trois leviers : les interdictions de paraître, les fermetures de commerces et les expulsions locatives.
Les expulsions locatives, un outil mis en avant
Les 26 injonctions aux fins d’expulsions locatives concernent des locataires du parc social identifiés comme liés à des trafics. Dans une déclaration reprise par Dailymotion, Alexandre Brugère a indiqué que ces procédures étaient devenues une priorité pour répondre au sentiment d’insécurité des autres locataires, en lien avec les bailleurs sociaux. Dans un entretien donné en avril 2025, le préfet évoquait la nécessité de « faire changer la peur de camp », en visant ceux qui ne respectent pas les règles dans les quartiers concernés.
Nanterre, terrain d’intervention régulier
La préfecture du département reste un point d’appui des opérations de terrain. Le 13 juillet 2026, une opération de la CSI 92 menée à Nanterre a conduit à trois interpellations et à la saisie d’armes et de stupéfiants, selon les informations rapportées par info.fr. Un peu plus d’un an auparavant, le 4 juin 2025, Alexandre Brugère avait signé une convention tripartite destinée à accélérer l’éloignement des détenus étrangers de la maison d’arrêt de Nanterre, un dispositif présenté comme complémentaire à la lutte contre les réseaux installés localement.
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Nanterre est la préfecture des Hauts-de-Seine, département le plus urbanisé de la petite couronne parisienne. Le territoire concentre à la fois de grands ensembles de logement social, régulièrement cités dans les opérations de lutte contre les trafics, et des zones d’activité économique majeures comme le quartier d’affaires de La Défense. Cette proximité entre habitat social dense et flux économiques importants explique en partie la pression maintenue par les services de l’État sur les points de deal du département.
Un cadre légal renforcé depuis juin 2025
Cette action s’appuie sur la loi du 13 juin 2025, qui a élargi la stratégie nationale de lutte contre le narcotrafic, selon des éléments rapportés par TV78. Les interdictions de paraître et les fermetures administratives de commerces s’inscrivent dans cet arsenal, mobilisé localement par la préfecture en coordination avec le parquet et les bailleurs sociaux.
La préfecture n’a pas précisé si de nouveaux chiffres seraient communiqués à intervalle régulier. Le dispositif reste, pour l’instant, présenté comme permanent.