Drame au Havre : un quinquagénaire mis en examen pour le meurtre de Pascale, 69 ans

La victime avait alerté sa fille par message avant de tomber du premier étage de son immeuble du quartier Tourneville

Drame au Havre : un quinquagénaire mis en examen pour le meurtre de Pascale, 69 ans
Illustration Sébastien Duval / info.fr

Pascale, 69 ans, est morte le 8 mai 2026 après avoir été défenestrée de son appartement du quartier Tourneville au Havre. L'homme qu'elle hébergeait depuis deux ans et demi a été mis en examen pour homicide volontaire sur personne vulnérable et placé en détention provisoire le 10 mai.

Pascale, 69 ans, est morte le 8 mai 2026 après avoir été défenestrée de son appartement du quartier Tourneville au Havre. L’homme qu’elle hébergeait depuis deux ans et demi a été mis en examen pour homicide volontaire sur personne vulnérable et placé en détention provisoire le 10 mai.

L’essentiel

  • Décès : Pascale, 69 ans, trouvée morte le 8 mai 2026 vers 16h après une chute du premier étage du 20 rue Louis-Blanc, quartier Tourneville, au Havre.
  • Mis en examen : un homme d’une cinquantaine d’années, hébergé par la victime depuis 2,5 ans, placé en détention provisoire le 10 mai 2026.
  • Qualification retenue : homicide volontaire sur personne vulnérable, selon le parquet du Havre.
  • Alerte ignorée : la victime avait envoyé un message à sa fille - « Il va me pousser » - avant les faits.
  • Aucune plainte antérieure : confirmé par la procureure Soizic Guillaume.

Vendredi 8 mai, vers 16h, rue Louis-Blanc

Ce jour-là, le quartier Tourneville est calme. La journée a pourtant commencé sous tension au 20 rue Louis-Blanc. Selon Le Parisien et Paris-Normandie, une dispute éclate le matin entre Pascale et l’homme qu’elle héberge : insultes, jets d’objets par la fenêtre. La situation dégénère dans l’après-midi.

Vers 16h, la victime chute du premier étage. Les secours constatent son décès sur place. Le suspect, en état d’ivresse manifeste, est interpellé immédiatement.

Un message prémonitoire envoyé à sa fille

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Avant les faits, Pascale a envoyé un message à sa fille. Le contenu, rapporté par Le Parisien : « Il va me pousser ». Le suspect l’avait menacée de la pousser. Ce message constitue un élément central du dossier d’instruction.

La victime souffrait de problèmes de mobilité importants, selon Paris-Normandie. Sa vulnérabilité physique a conduit le parquet à retenir la qualification aggravée d’homicide volontaire sur personne vulnérable.

Un hébergé sans lien sentimental, connu de la justice

L’homme mis en cause, la cinquantaine, vivait chez Pascale depuis deux ans et demi. Paris-Normandie et France Bleu précisent qu’il n’existait pas de relation sentimentale entre eux. Il était donc hébergé à titre de logement, sans autre lien établi.

En garde à vue, le suspect a nié les faits. France Bleu indique qu’il est connu de la justice pour des faits de violence antérieurs. La procureure du Havre Soizic Guillaume a néanmoins confirmé l’absence de toute plainte antérieure entre la victime et lui spécifiquement.

Mise en examen et détention provisoire le 10 mai

Le parquet du Havre a ouvert une information judiciaire dès le week-end. Le 10 mai 2026, le suspect a été formellement mis en examen pour homicide volontaire sur personne vulnérable et placé en détention provisoire, selon Le Parisien et France 3 Normandie. Une audience préliminaire devant le tribunal judiciaire du Havre est attendue dans les prochaines semaines, selon Paris-Normandie.

Contexte en Seine-Maritime

Ce drame survient dans un département où les violences faites aux femmes font l’objet d’un suivi statistique préoccupant. Selon les données du ministère de l’Intérieur pour 2024, le taux de victimes féminines de violences conjugales physiques atteint 13,2 % pour les femmes de 15 à 64 ans en Seine-Maritime, un chiffre supérieur à la moyenne nationale.

Le Havre, deuxième ville de Normandie avec près de 170 000 habitants, est régulièrement touché par des faits de violence intra-domiciliaire. Selon Ouest-France, au moins deux homicides impliquant des armes blanches dans un cadre domestique ont été recensés dans l’agglomération havraise en 2025. Ce cas de défenestration présente une configuration distincte - un hébergé, non un conjoint - mais la vulnérabilité de la victime et le contexte de cohabitation conflictuelle recoupent des schémas récurrents. En Seine-Maritime, les forces de l’ordre traitent régulièrement des situations impliquant des individus en état d’ivresse, comme l’illustre un récent interpellation à Rouen.

La qualification retenue - homicide volontaire sur personne vulnérable - est l’une des plus lourdes du code pénal en matière d’homicide. Elle implique une peine maximale de réclusion criminelle à perpétuité.

Une enquête qui continue

L’instruction judiciaire se poursuit. Des témoins du quartier Tourneville sont auditionnés, selon Paris-Normandie. Les enquêteurs cherchent à reconstituer précisément la séquence des événements entre la dispute matinale et la chute de l’après-midi. Les affaires de violence intrafamiliale et de cohabitation conflictuelle mobilisent des ressources judiciaires croissantes dans plusieurs juridictions françaises.

Le suspect reste en détention provisoire. La prochaine étape judiciaire - une audience devant le juge d’instruction du tribunal du Havre - n’a pas encore de date fixée publiquement au 11 mai 2026.

Sources

Sébastien Duval

Sébastien Duval

Sébastien est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Seine-Maritime (76), avec Rouen pour chef-lieu. Spécialité du département : port Le Havre (3e port européen) et patrimoine Rouen. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Normandie.

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