Tour 2026 : Jai Hindley et Red Bull-Bora prêts pour la bataille de la troisième semaine
Le coureur australien affiche la combativité de Red Bull-Bora-Hansgrohe malgré les écarts creusés par Pogačar dans les Vosges
Après l'étape 14 dans les Vosges trempées, l'Australien affirme que son équipe reste combative malgré l'écart creusé par Pogačar. Evenepoel et Lipowitz visent toujours le podium.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Pogačar creuse l'écart
Le Slovène compte désormais +4:30 sur Vingegaard et +5:04 sur Evenepoel. Son attaque dans le Grand Ballon a scindé le peloton et consolidé sa domination.
Le podium encore jouable pour Red Bull-Bora
Evenepoel (3e) et Lipowitz (6e) restent en lice. Hindley affirme que l'équipe est combative et prête pour les Alpes, dernière chance de renverser la hiérarchie.
Conditions météo piégeuses
Routes mouillées, météo changeante dans les Vosges. Hindley souligne que l'équipe a bien géré ces conditions délicates malgré la perte de temps.
La philosophie d'équipe de Red Bull-Bora
Dempster mise sur une équipe exceptionnelle plutôt qu'un leader isolé. Hindley, en soutien après son Giro, incarne cette stratégie collective pour la troisième semaine.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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2022
Victoire au Giro
Jai Hindley remporte le Giro d'Italia, sa première victoire sur un Grand Tour
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2023
Maillot jaune au Tour
Hindley porte le maillot jaune sur le Tour de France 2023
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2026
Podium au Giro
Troisième place au Giro d'Italia 2026 après avoir combattu une maladie
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18 juil. 2026
Déclarations après l'étape 14
Hindley affirme que Red Bull-Bora fait front et est prête pour la troisième semaine du Tour
Le Markstein, 18 juillet. Jai Hindley descend de vélo après 155 kilomètres et 3 800 mètres de dénivelé dans les Vosges trempées. Son maillot rouge et bleu colle à la peau. Il essuie son visage, souffle, puis lâche: « On fait front en tant qu’équipe et on est prêts pour la bataille de la troisième semaine. »
Pogačar creuse le fossé dans les Vosges
L’étape 14 a scellé la domination de Tadej Pogačar. Le Slovène a attaqué dans l’ascension - « fait exploser » le peloton, puis s’est envolé vers la victoire en 04:00:07. À l’arrivée, il compte 48 secondes d’avance sur Remco Evenepoel. Au général, les écarts se creusent: Jonas Vingegaard pointe à +4:30 - Evenepoel à +5:04 - Florian Lipowitz à +5:44. Pogačar file vers Paris avec un matelas de quatre minutes et demie sur ses poursuivants. L’attaque a redistribué les cartes, mais n’a pas tué la course.
Des routes mouillées, un piège permanent
Hindley ne cherche pas d’excuses, mais il décrit une étape piégeuse. « C’était une météo assez dynamique, je dirais que ça changeait constamment. Ce n’était pas trop froid, mais les routes étaient mouillées et les conditions assez délicates », explique-t-il. La météo était « assez changeante » et « piégeuse ». Dans les Vosges trempées, chaque virage, chaque descente représentait un risque. L’équipe a tenu le rang malgré ces conditions.
Le podium reste à portée
L’Australien, 23e de l’étape - a vu ses leaders concéder du temps. Mais il refuse le catastrophisme. Evenepoel occupe toujours la troisième place du général - à +5:04 de Pogačar. Lipowitz pointe sixième à +5:44. La montagne arrive, avec ses cols mythiques et leurs ultimes occasions de renverser la hiérarchie. « Bon de voir les gars devant et dans le coup », note Hindley. Cinq minutes d’écart sur trois semaines de course, c’est considérable. Mais tant qu’il reste des étapes de montagne, le podium demeure jouable. « Les gars s’en étaient bien sortis », estime Hindley. L’équipe reste « combative » et « unie ». Evenepoel et Lipowitz sont « dans le coup ».
Un équipier qui se refait la santé
Hindley parle peu de lui. Vainqueur du Giro en 2022 - porteur du maillot jaune en 2023 - il a terminé troisième du Giro 2026 après avoir combattu une maladie. Sur ce Tour, il roule pour les autres. « Personnellement, je me sens un peu mieux », glisse-t-il. Il espère être « en pleine forme pour la dernière semaine », une « pente ascendante » après des semaines exigeantes.
Une équipe exceptionnelle plutôt qu’un homme providentiel
Hindley a prolongé son contrat à long terme avec l’équipe au début du Tour. Il se dit « super heureux et reconnaissant », décrit l’équipe comme une « deuxième famille ». Zak Dempster - directeur sportif, martèle que le Tour ne se gagne plus avec un coureur exceptionnel seul, mais avec une « équipe exceptionnelle ». Cette philosophie irrigue toute la structure. Pas de chef absolu, mais un collectif où chacun peut briller. Hindley incarne cette vision: ancien vainqueur devenu équipier de luxe, il accepte son rôle sans amertume.
Le discours d’Hindley colle à cette ligne. « Dans l’ensemble, on se bat en équipe et on est prêts pour le combat de la troisième semaine. » L’équipe « continue de se battre ». La montagne arrive. Pogačar a quatre minutes d’avance, mais l’équipe ne capitule pas.
Hindley remonte sur le vélo d’entraînement. Les jambes tournent. Il ne dit plus rien.
