Hostun : des ateliers cuisine pour aider les familles monoparentales à mieux manger sans se ruiner

Dans la Drôme, département parmi les plus précaires de la région, une initiative locale mise sur la cuisine partagée.

Hostun : des ateliers cuisine pour aider les familles monoparentales à mieux manger sans se ruiner
Illustration Nathalie Rousselin / info.fr

À Hostun, des ateliers de cuisine solidaire sont proposés aux familles monoparentales pour concilier nutrition et budget serré. Une réponse concrète dans un département particulièrement exposé à la précarité.

Une casserole sur le feu, des ingrédients de saison posés sur la table, et autour, des parents qui élèvent seuls leurs enfants. À Hostun, village de la Drôme, des ateliers de cuisine solidaire ciblent spécifiquement les familles monoparentales, avec un double objectif : mieux manger et mieux gérer un budget familial contraint.

Un département sous pression

Le contexte drômois pèse lourd. Selon la FCPE Drôme, le département est le 2e le plus précaire de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des familles monoparentales particulièrement exposées : accès limité à l’emploi, mono-activité fréquente, faible niveau de diplômes. En France, ces familles représentent désormais une famille sur quatre - contre moins d’une sur dix dans les années 1970 - et sont dirigées à 82 % par des femmes, selon un rapport du Sénat de 2023.

Dans ce cadre, les ateliers participatifs proposés localement, soutenus par des associations d’économie sociale et solidaire actives dans la Drôme, visent aussi à rompre l’isolement. Les repas partagés, qui durent environ quatre heures selon les initiatives départementales recensées, créent un espace de convivialité autant que d’apprentissage pratique.

Cuisiner ensemble, une réponse simple

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Le principe est rodé ailleurs dans la région : apprendre à préparer des repas équilibrés avec peu, valoriser les produits locaux, et partager le résultat. Dans la Drôme, des structures comme La Légumerie portent ce type d’ateliers participatifs adaptés aux publics fragilisés. Les prestations sociales couvrent en moyenne 15 % des ressources des familles monoparentales dans des zones similaires, selon la FNAU - un filet insuffisant sans accompagnement pratique.

Les modalités précises de l’initiative hostunoise - organisateur, fréquence, nombre de participants - n’ont pas été communiquées à ce stade.

Sources

Léa Faure

Léa Faure

Installée à Valence, elle couvre l'agriculture fruitière, les tensions sur l'eau, le nucléaire de Tricastin et les projets routiers dans la vallée du Rhône. Issue de Sciences Po Grenoble, elle a commencé en presse écrite. Méthode rigoureuse : interroger les arboriculteurs, les associations antinucléaires, les élus, croiser les rapports de sûreté avant de publier.

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