Incendie dans les Pyrénées-Orientales : la 3e étape du Tour de France menacée
Le feu ravage plus de 1 500 hectares près de Trévillach. Le préfet doit décider ce dimanche du maintien ou non de l'étape prévue lundi aux Angles.
Un violent incendie de forêt dans les Pyrénées-Orientales menace directement la troisième étape du Tour de France 2026, prévue ce lundi 6 juillet entre Granollers et Les Angles. Le préfet doit trancher avant la fin de journée ce dimanche.
L’essentiel
- Incendie : Un feu de forêt s’est déclaré le 4 juillet près de Trévillach, ravageant plus de 1 500 hectares sur un front de 18 kilomètres.
- Blessés : Deux personnes, un sapeur-pompier et un habitant, sont en urgence absolue.
- Mobilisation : 700 pompiers, 200 véhicules et 9 moyens aériens sont déployés contre les flammes attisées par la tramontane.
- Décision : Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, doit annoncer avant ce soir si la 3e étape du Tour est maintenue, modifiée ou annulée.
- Itinéraire : La route départementale D66, prévue sur le parcours, a été fermée à la circulation.
L’incendie qui ravage les Pyrénées-Orientales depuis samedi menace directement la troisième étape du Tour de France 2026. Prévue ce lundi 6 juillet entre Granollers (Espagne) et la station des Angles, l’étape pourrait être annulée ou déviée. Les flammes, attisées par la tramontane, ont déjà parcouru plus de 1 500 hectares et fait deux blessés graves.
Menace sur la 3e étape
Le sinistre s’est déclaré samedi 4 juillet en début d’après-midi près de la commune de Trévillach, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Perpignan. Selon les autorités, le feu s’étend désormais sur un front de 18 kilomètres, poussé par la tramontane. Il se situe à environ 70 kilomètres de la station des Angles, où doit être jugée l’arrivée de la 3e étape du Tour de France, comme l’a indiqué la RTS citant la préfecture. La route départementale D66, qui devait emprunter la caravane et les coureurs, a été fermée à la circulation, confirmant la menace sur le parcours.
Un feu attisé par la tramontane
Les conditions météorologiques sont particulièrement défavorables. La tramontane, vent régional violent, souffle en rafales et attise les flammes. Selon la préfecture, 750 sapeurs-pompiers, 200 véhicules et 9 moyens aériens (dont deux bombardiers d’eau) sont mobilisés pour tenter de contenir le sinistre. Le feu a déjà détruit plus de 1 500 hectares de végétation, principalement de la garrigue et des pins. Les communes de Trévillach et des alentours ont été évacuées par mesure de précaution, sans précision sur le nombre d’habitants concernés.
Deux blessés en urgence absolue
Le drame a fait deux victimes graves, selon Orange Actu. Un sapeur-pompier et un habitant de la région ont été hospitalisés en urgence absolue. Leurs pronostics vitaux ne sont pas connus à ce stade. « C’est une situation très difficile pour les équipes sur le terrain, confie une source proche de la préfecture, les conditions de travail sont extrêmes avec la chaleur et le vent. » Les moyens aériens ont dû interrompre leurs rotations pendant les pics de vent, compliquant la lutte.
Une décision attendue dans la journée
Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, a annoncé au cours d’un point presse qu’une décision serait prise d’ici la fin de la journée du dimanche 5 juillet. Il a évoqué trois options : le maintien de l’étape sur le tracé initial, une modification du parcours (départ décalé ou arrivée déplacée) ou l’annulation pure et simple de l’étape. « Nous devons garantir la sécurité des coureurs, du public et des personnels engagés, a-t-il déclaré. La situation évolue d’heure en heure. » Des discussions sont en cours avec les organisateurs du Tour de France, ASO. Selon TF1 Info, la fermeture de la D66 rend l’itinéraire initial difficilement praticable, ce qui plaide pour une modification.
Contexte dans les Pyrénées-Orientales
Les Pyrénées-Orientales, département méditerranéen aux reliefs escarpés, connaissent chaque été des feux de forêt. Mais celui-ci, par son ampleur et sa localisation à moins de 70 km d’une étape du Tour, est exceptionnel. Le département, qui accueille régulièrement des étapes de montagne du Tour (notamment sur les pentes du Canigou), voit son image touristique liée à l’événement mise sous pression. La station des Angles, station de ski et de sports d’été, devait offrir un décor splendide pour l’arrivée des coureurs. « C’est une catastrophe pour le territoire, même si l’urgence est humaine avant tout », confie un élu local sous couvert d’anonymat. L’incendie survient en pleine saison touristique, accentuant les inquiétudes pour l’économie locale.
Le Tour face à l’incertitude
Dans le peloton, l’inquiétude monte. Les coureurs et les équipes suivent la situation avec attention. Sur la deuxième étape, courue samedi, les jeunes Français ont brillé. Paul Seixas a crevé l’écran (lire notre article sur sa performance), tandis qu’Isaac Del Toro s’est imposé en solitaire, relançant les débats sur son potentiel (lire notre analyse de sa victoire). En revanche, un premier coup dur a frappé Groupama-FDJ avec l’abandon de Clément Berthet (lire les détails de son forfait).
Si l’étape est annulée, ce serait une première depuis 2021 pour une étape de plaine/semi-montagne, mais des précédents existent liés à des catastrophes naturelles (éboulements, tempêtes). Les coureurs, eux, devront patienter pour en découdre dans les Pyrénées. Une annulation pourrait perturber la stratégie des équipes de grimpeurs, qui misaient sur cette première étape pyrénéenne pour tester leur forme.
La décision du préfet sera connue dans les prochaines heures. En attendant, les 750 pompiers continuent de lutter contre les flammes, espérant que la tramontane faiblisse. Le Tour, lui, retient son souffle.