Incendies du Gard : la procureure de Nîmes fait le point sur les enquêtes
Cécile Gensac détaille l'état des investigations sur les feux de Milhaud, Rochefort-du-Gard et Lédenon dans un communiqué du 7 juillet 2026
La procureure de la République de Nîmes a fait un point d'étape le 7 juillet 2026 sur les enquêtes ouvertes après la série d'incendies qui a touché le Gard début juillet. Plusieurs pistes accidentelles se confirment, deux gardes à vue ont été levées.
L’essentiel
- Communiqué : la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, a publié un point d’étape le 7 juillet 2026 sur les enquêtes liées aux incendies dans le Gard.
- Milhaud, Pujaut, Roquemaure : la piste accidentelle est privilégiée par les enquêteurs.
- Rochefort-du-Gard : 60 hectares brûlés le 4 juillet, feu parti d’une remorque de poids lourd transportant des bobines électriques.
- Lédenon-Bezouce : 540 hectares détruits, deux maisons perdues, deux personnes en garde à vue remises en liberté.
- Poulx, Cabrières, Nîmes, Saint-Gervasy : aucune piste n’est écartée pour ces départs de feu nocturnes.
Un point d’étape judiciaire après une semaine de feux
Le 7 juillet 2026, la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a diffusé un communiqué pour faire le point sur les enquêtes ouvertes après la vague d’incendies qui a touché le Gard depuis le début du mois. Le parquet l’a annoncé sur son compte X officiel, avec un message publié en soirée.
Selon InfOccitanie, le parquet rappelle un principe simple : chaque départ de feu donne lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire, quelle que soit l’ampleur du sinistre. Plusieurs médias locaux ont relayé cette prise de parole.
Milhaud, Pujaut, Roquemaure : la piste accidentelle privilégiée
Pour trois des incendies survenus dans le département, les investigations orientent vers une origine accidentelle. C’est le cas des feux de Milhaud, Pujaut et Roquemaure, selon TV Sud Magazine. À Milhaud, l’incendie s’est déclaré dans la végétation, à proximité immédiate d’un entrepôt de palettes situé en zone industrielle, précise InfOccitanie. Les circonstances exactes de départ du feu n’ont pas été détaillées plus avant par le parquet à ce stade.
Rochefort-du-Gard : une remorque de poids lourd à l’origine du sinistre
Le sinistre survenu le 4 juillet 2026 à Rochefort-du-Gard, qui a détruit 60 hectares, trouve lui une explication précise. Il provient de l’embrasement d’une remorque de poids lourd transportant des bobines électriques, selon TV Sud Magazine. Ce feu a provoqué de fortes perturbations sur l’autoroute A9 et rendu nécessaires des évacuations préventives, rapporte InfOccitanie. Ce type d’épisode fait écho à d’autres feux de véhicules ayant déclenché des sinistres de végétation ailleurs en France, comme à l’interdiction d’accès aux forêts décidée par le préfet de Maine-et-Loire face au risque incendie cet été.
Lédenon-Bezouce : 540 hectares brûlés, deux gardes à vue levées
Le sinistre le plus étendu de la série s’est produit le 5 juillet 2026 à Lédenon et Bezouce. Il a parcouru 540 hectares, détruit deux maisons individuelles et entraîné l’évacuation d’une centaine de personnes, selon InfOccitanie. C’est sur ce dossier que l’enquête a connu un développement notable : deux personnes placées en garde à vue ont été remises en liberté, la procureure ayant indiqué qu’elles ne pouvaient pas se trouver sur les lieux au moment des faits, rapporte TV Sud Magazine. L’enquête reste ouverte pour déterminer l’origine exacte du départ de feu.
Poulx, Cabrières, Nîmes, Saint-Gervasy : aucune piste écartée
D’autres départs de feu, survenus de nuit sur des chemins de garrigue à Poulx, Cabrières, Nîmes et Saint-Gervasy, restent sous investigation sans qu’aucune hypothèse ne soit exclue à ce stade, selon InfOccitanie. Ni la piste accidentelle ni celle d’un acte volontaire n’ont été privilégiées publiquement par le parquet pour ces sinistres, contrairement aux feux de Milhaud, Pujaut et Roquemaure.
Contexte dans le Gard
Le Gard fait partie des départements du sud-est régulièrement exposés au risque de feux de forêt en période estivale, en raison de la garrigue et du maquis qui couvrent une large partie de son territoire, notamment autour de Nîmes et dans le Gard rhodanien. La série d’incendies évoquée par la procureure touche plusieurs communes situées à des points différents du département, de Rochefort-du-Gard près de la vallée du Rhône jusqu’à Lédenon dans l’arrière-pays nîmois. Dans son communiqué, la procureure a rappelé l’obligation légale de débroussaillement qui s’impose aux propriétaires, et prévenu que les responsables de départs de feu s’exposent au remboursement des préjudices causés, notamment écologiques, selon TV Sud Magazine.
Cette insistance sur le civisme fait écho à d’autres épisodes récents ayant nécessité une intervention médicale, à l’image de l’hospitalisation d’une habitante de Bayonne après un incendie sur son balcon, qui illustre la vigilance demandée face aux départs de feu, même en dehors des massifs forestiers.
Les enquêtes sur les feux de Lédenon-Bezouce et sur les départs de feu nocturnes de Poulx, Cabrières, Nîmes et Saint-Gervasy restent ouvertes. Le parquet de Nîmes n’a pas communiqué de calendrier pour leurs conclusions.