Inflation : net ralentissement à 1,8% en France et 2,8% en zone euro en juin 2026
Selon les estimations provisoires de l'Insee et d'Eurostat, la hausse des prix poursuit sa décrue, portée par le reflux de l'énergie.
L'inflation française repasse sous la barre des 2% en juin, tandis que la zone euro connaît son plus bas niveau depuis plusieurs mois. Ces chiffres alimentent les attentes d'une pause dans la hausse des taux de la BCE.
L’essentiel
- Inflation France juin 2026 : 1,8% sur un an, contre 2,4% en mai (Insee).
- Inflation zone euro : 2,8% sur un an, contre 3,2% en mai (Eurostat).
- Énergie : les prix des produits pétroliers ralentissent (+11,2% en juin contre +16,6% en mai).
- BCE : taux de dépôt à 2,25% depuis le 17 juin, prochaine réunion le 23 juillet.
Un reflux sous le seuil des 2% en France
L’Insee a publié le 30 juin 2026 son estimation provisoire de l’inflation pour le mois de juin. La hausse des prix à la consommation ralentit nettement à 1,8% sur un an, après 2,4% en mai. Pour la première fois depuis plusieurs mois, l’indice repasse sous la barre symbolique des 2%. Sur un mois, les prix baissent même de 0,2%, après une hausse de 0,1% en mai. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons européennes, progresse de 2,0% sur un an, contre 2,8% en mai. Ce reflux est principalement porté par la décélération des prix de l’énergie : les produits pétroliers augmentent de 11,2% sur un an, contre 16,6% le mois précédent, selon l’Insee.
La zone euro suit le mouvement
À l’échelle de la zone euro, Eurostat a estimé le 1er juillet que l’inflation annuelle s’établit à 2,8% en juin, contre 3,2% en mai. Là encore, la baisse de l’énergie est déterminante : le secteur affiche une hausse de 8,7% sur un an, contre 10,8% en mai. Les services ralentissent à 3,2% (contre 3,5% en mai), tandis que l’alimentation, l’alcool et le tabac progressent de 1,6% (contre 1,9% en mai). Les prix des biens industriels non énergétiques augmentent de 1,2% sur un an, contre 1,4% en mai. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation non transformée, n’a pas été publiée dans les estimations provisoires.
Contexte en France et en zone euro
Ces chiffres interviennent dans un contexte de resserrement monétaire toujours actif. La Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 25 points de base le 11 juin 2026, portant le taux de dépôt à 2,25% et le taux de refinancement à 2,40%. Malgré le ralentissement de l’inflation, la BCE reste prudente. Les économistes estiment que la prochaine réunion du 23 juillet pourrait être l’occasion d’une pause, voire d’une première baisse des taux si la tendance se confirme.
Prochaine étape : Le conseil des gouverneurs de la BCE se réunira le 23 juillet 2026. Les marchés surveilleront de près la décision sur les taux, dans un contexte d’inflation en net ralentissement.