Tour de France Femmes 2026 : Intermarché-Lotto Ladies fait son retour avec sept coureuses
L'équipe belge fait son retour sur la Grande Boucle avec une sélection polyvalente
L'équipe belge aligne sept coureuses pour le Tour de France Femmes qui débute samedi 1er août à Lausanne. Parmi elles, Sandrine Tas, ancienne patineuse olympique
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Retour après absence
L'équipe n'avait pas participé au Tour 2025. Le passage au statut ProTeam change la donne, mais les raisons de l'absence restent floues.
Pari Sandrine Tas
L'ancienne patineuse olympique effectue sa première saison pro et dispute son premier Tour.
Équation montagne
Sans grimpeuse pure, l'équipe mise sur le collectif face au Ventoux. Linda Riedmann et la puissance de Tas sont les atouts majeurs.
Visibilité sponsor
Le maillot inversé traduit la logique économique : sans ProTeam, pas de Tour. Sans Tour, pas de budget.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'équipe Intermarché-Lotto Ladies aligne sept coureuses pour le Tour de France Femmes 2026, qui débute samedi 1er août à Lausanne
- Sandrine Tas, ancienne patineuse de vitesse olympique, dispute son premier Tour dans sa première saison professionnelle
- Le parcours comprend neuf étapes du 1er au 9 août, avec une arrivée au sommet du Mont Ventoux
- L'équipe fait son retour après une année d'absence, grâce à son passage au statut UCI Women's ProTeam, mais les raisons de l'absence 2025 restent non précisées
Les maillots sont prêts, inversés pour l’occasion. Sept coureuses porteront les couleurs de l’équipe Lotto-Intermarché Ladies sur le Tour de France Femmes qui s’élance samedi 1er août depuis Lausanne. Un retour après une année d’absence - rendu possible par le passage au statut UCI Women’s ProTeam.
Grace Verbeke - directrice sportive, a composé une sélection polyvalente: Dina Boels - Elisabeth Ebras (Estonie), Romina Hinojosa Cruz (Mexique), Marieke Meert (Belgique), Linda Riedmann (Allemagne), Sandrine Tas (Belgique) et Sterre Vervloet (Belgique).
Le pari Sandrine Tas
Dans cette liste, un nom attire l’œil. Sandrine Tas - ancienne patineuse de vitesse olympique, dispute son premier Tour de France Femmes dans sa première saison professionnelle. De la glace au bitume en quelques mois. Un pari audacieux pour une équipe qui cherche à marquer son retour.
On se souvient de parcours atypiques dans le cyclisme féminin, où les transitions entre disciplines deviennent monnaie courante.
« C’est le pas que nous voulions franchir. Nous avons un noyau solide qui peut bien travailler vers cet objectif », déclare Grace Verbeke.
Neuf jours, neuf étapes, le Mont Ventoux
Le parcours attend. Du 1er au 9 août - neuf étapes relient la Suisse à Nice. Au menu: une montée du Mont Ventoux avec arrivée au sommet. L’épreuve reine de cette cinquième édition.
Mont Ventoux: l’équation difficile
Pour une équipe de retour, ce profil montagneux pose question. Aucune grimpeuse pure dans l’effectif annoncé. Linda Riedmann - l’Allemande, possède le meilleur palmarès en montagne du groupe, mais reste loin des standards WorldTour. Le pari repose sur le collectif: un train groupé pour limiter les écarts, protéger les meilleures roulantes comme Elisabeth Ebras sur les étapes plates, et viser la survie plus que la gagne dans les pentes du Géant de Provence.
Sandrine Tas - malgré son inexpérience, pourrait surprendre. La patineuse possède une puissance de cuisses forgée sur la glace. Reste à savoir si elle tiendra la distance sur l’ascension. Une inconnue que Grace Verbeke accepte de lever en course.
L’absence de 2025: le silence règne
L’équipe belge n’a pas participé au Tour 2025. Pas le statut requis à l’époque. Le passage en UCI Women’s ProTeam change la donne. Kurt Van De Wouwer a structuré l’effectif pour franchir ce cap.
Pourquoi ce statut n’était-il pas atteint auparavant? Aucune source consultée ne précise les raisons: contraintes budgétaires, effectif insuffisant, ou choix stratégique de consolider d’abord la formation avant de viser le Tour. Le silence de la direction sur ce point laisse place aux hypothèses. Le cyclisme féminin reste un milieu où la communication financière reste floue.
Ce que personne ne dit
Le maillot inversé pour mettre en avant Intermarché n’est pas qu’un détail marketing. Il traduit la hiérarchie du financement: sans le passage au niveau ProTeam - pas de Tour. Sans visibilité garantie pour le sponsor principal, pas de ProTeam. La boucle est bouclée. Les coureuses roulent, l’enseigne brille. C’est l’économie du cyclisme féminin selon plusieurs sources.
Jean-François Bourlart valide cette stratégie. Le Tour de France Femmes reste la vitrine absolue, celle qui justifie les budgets. Comme Cédrine Kerbaol chez Cofidis, les équipes misent sur cette course pour exister médiatiquement.
Samedi matin, à Lausanne, sept coureuses prendront le départ. Le chrono tourne.
