Jack Willis élu homme du match : le Stade Toulousain écrase le Racing 92 71-17
Le capitaine toulousain Jack Willis, auteur d'une performance monstrueuse (107 mètres, 2 passes décisives), a été plébiscité par les supporters après la démonstration des Rouge et Noir en demi-finale du Top 14.
Avec une victoire historique 71-17 sur le Racing 92 au Stade Vélodrome, le Stade Toulousain a décroché son billet pour une quatrième finale consécutive. Au cœur de ce succès, Jack Willis a été élu joueur du match par les supporters. Retour sur une soirée de feu.
L’essentiel
- Score : Stade Toulousain 71-17 Racing 92 - la plus large victoire en demi-finale de l’histoire du Top 14.
- Homme du match : Jack Willis, capitaine toulousain, élu par les supporters avec 107 mètres parcourus, 2 franchissements et 4 défenseurs battus.
- Essais : 10 essais inscrits par Toulouse, dont le premier signé Teddy Thomas à la 7e minute.
- Qualification : Quatrième finale consécutive pour le Stade Toulousain, une première dans l’ère moderne.
Samedi 20 juin 2026, Marseille n’a pas tremblé : le Stade Vélodrome a vibré au rythme d’une démonstration de force du Stade Toulousain. 71-17, le score a claqué comme un coup de tonnerre. Le Racing 92, emporté par la tornade rouge et noir, n’a jamais existé. Et au cœur de cette tempête, un nom est sorti du chahut : Jack Willis.
Jack Willis, le patron
Dès les premières minutes, le troisième ligne anglais a imposé sa loi. Une bourrasque de 107 mètres parcourus ballon en main, deux franchissements, quatre défenseurs balayés. Ajoutez à cela un sans-faute défensif (5/5 en plaquages) et deux passes décisives. Le capitaine était partout. Sur X, le compte RugbyCleek a annoncé : « Jack Willis est élu HOMME DU MATCH face au Racing 92 ! Il a été ENORME. » Une consécration logique pour un joueur qui incarnait, ce soir-là, la déferlante toulousaine.
Le club lui-même a lancé un vote auprès des supporters sur le réseau social : « Votre JOUEUR DU MATCH de @stadetoulousain vs @racing92 ? » La réponse a été un plébiscite pour Willis, dont la performance a été saluée par la presse : La Dépêche parle d’un « capitaine exemplaire », Rugbyrama le qualifie d’« indécent ». Un cran au-dessus.
Kinghorn à la hauteur, Dupont en chef d’orchestre
Forfait de dernière minute, Thomas Ramos a laissé sa place à Blair Kinghorn. L’arrière écossais, noté 7/10 par la presse, n’a pas déçu. Solide sous les ballons hauts, précis au pied, il a rassuré tout un staff. Mais le véritable métronome restait Antoine Dupont. Le demi de mêlée a délivré une passe décisive pour le premier essai de Teddy Thomas à la 7e minute, lançant la machine toulousaine sur des rails. Romain Ntamack et Emmanuel Meafou ont également impressionné, qualifiés de « colossaux » par Rugbyrama.
Seule ombre au tableau : la sortie sur commotion de Santiago Chocobares après un plaquage à la tête de Josua Tuisova à la 33e minute. Le centre argentin, sous le choc, a dû quitter ses partenaires, plongeant le banc dans l’inquiétude. La gravité de la blessure n’a pas été communiquée à ce stade.
Contexte dans le département
La Haute-Garonne vit un âge d’or. Avec le Stade Toulousain en finale pour la quatrième année consécutive, la ferveur rugbystique n’a jamais été aussi forte. Toulouse, capitale du rugby français, voit son club enchaîner les exploits. Cette demi-finale, la plus large de l’histoire, renforce l’hégémonie du club sur le Top 14. Le rugby est un pilier économique de la métropole : selon les chiffres de l’INSEE, le sport représente 12 % de l’emploi culturel et sportif de la région. Une finale de plus, c’est aussi des retombées pour le département, entre retransmissions, animations et flambée du merchandising. Une fierté locale qui ne demande qu’à s’exprimer le week-end prochain.
Vers une quatrième étoile ?
Avec 10 essais et plus de 70 % de possession, Toulouse a fait exploser tous les compteurs. Le score de 71-17 est une claque infligée au Racing, qui n’a jamais su enrayer la machine. Le Stade Toulousain vise un quadruplé inédit. La dernière finale ? Une formalité ? Rien n’est joué, mais le message est passé : cette équipe est taillée pour l’histoire.
Prochaine étape : la finale du Top 14, le samedi 27 juin, au Stade de France. L’adversaire sera le vainqueur de l’autre demie. En attendant, les supporters peuvent déjà savourer l’élection de Jack Willis, symbole d’un collectif au sommet.