JO 2030 : le COJOP abandonne la patinoire de Nice, Paris ou Lyon pour le hockey masculin

Le comité d'organisation écarte l'Allianz Riviera après le veto du maire Éric Ciotti, et se tourne vers l'Accor Arena ou la LDLC Arena

JO 2030 : le COJOP abandonne la patinoire de Nice, Paris ou Lyon pour le hockey masculin
Illustration Julie Renault / info.fr

Le COJOP a annoncé le 28 avril 2026 l'abandon du projet de patinoire temporaire à l'Allianz Riviera de Nice pour le hockey sur glace masculin des JO 2030. Paris et Lyon sont désormais à l'étude. La décision finale est attendue au bureau exécutif du 11 mai.

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 (COJOP) a officiellement écarté, le 28 avril 2026, le projet de patinoire temporaire à l’Allianz Riviera de Nice pour les épreuves de hockey sur glace masculin. Deux équipements existants sont désormais en lice : l’Accor Arena à Paris et la LDLC Arena à Lyon.

L’essentiel

  • 28 avril 2026 : le COJOP annonce l’abandon de la patinoire temporaire à l’Allianz Riviera de Nice pour le hockey masculin des JO 2030.
  • Deux options : l’Accor Arena (Paris, 20 000 places) et la LDLC Arena (Lyon, 10 000 places en configuration hockey) sont étudiées comme alternatives.
  • 11 mai 2026 : les conclusions seront présentées au bureau exécutif du COJOP, avant finalisation de la carte des sites au CIO les 22-23 juin 2026.
  • Nice conserve le hockey féminin, le patinage artistique, le short-track et le curling au Palais des Expositions, sous réserve de validation fédérale.
  • JO attribués aux Alpes françaises le 24 juillet 2024 par le CIO, avec Nice initialement désignée pour les sports de glace.

Un veto politique à l’origine du revirement

L’obstacle est venu de la mairie de Nice. Éric Ciotti, élu maire de la ville, a qualifié le projet de patinoire à l’Allianz Riviera de « ligne rouge absolue », selon RMC Sport. L’argument avancé : l’impact sur le calendrier et les conditions d’utilisation du stade par l’OGC Nice, club résident.

Face à ce blocage politique, le COJOP a exploré deux alternatives locales - les stades Charles-Ehrmann et Arboras. Elles ont finalement été écartées pour des raisons techniques, temporelles et financières, selon La Provence.

Paris et Lyon, deux candidatures crédibles

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Le COJOP se tourne vers des équipements déjà opérationnels. L’Accor Arena, à Paris, dispose de 20 000 places et accueille régulièrement des matchs de hockey sur glace, dont la finale de la Coupe de France. La LDLC Arena, à Lyon, offre 10 000 places en configuration hockey - le seuil minimal requis par le COJOP - et organisera une partie du Championnat du monde 2028.

Edgar Grospiron, président du COJOP, a indiqué que « les analyses mènent vers des équipements existants plus adaptés et sobres », selon RMC Sport. La logique affichée est celle de la sobriété budgétaire, un axe revendiqué depuis la candidature des Alpes 2030. Le dossier Nice-hockey est désormais clos, au moins pour le tournoi masculin.

Nice ne perd pas tout

La ville azuréenne conserve une part des épreuves de glace. Le Palais des Expositions de Nice doit accueillir le hockey féminin, le patinage artistique, le short-track et le curling, selon Ouest-France. Cette attribution reste toutefois conditionnée à la validation de la Fédération internationale.

Le transfert du tournoi masculin vers Paris ou Lyon redistribue une compétition majeure en termes d’audience et de billetterie. Le hockey masculin figure parmi les épreuves les plus suivies des JO d’hiver.

Contexte dans le département de Paris (75)

L’Accor Arena - anciennement Palais Omnisports de Paris-Bercy - est l’une des salles polyvalentes les plus importantes d’Europe, avec une capacité maximale de 20 000 places. Elle a déjà démontré sa capacité à accueillir des compétitions de hockey sur glace à haut niveau. Paris avait également été ville hôte des JO d’été 2024, ce qui a renforcé l’expérience logistique de la capitale en matière d’organisation olympique.

Si l’Accor Arena est retenue, Paris deviendrait une ville hôte des JO d’hiver 2030 pour la première fois, aux côtés des territoires alpins. Ce scénario poserait la question de la cohérence géographique des Jeux, initialement pensés autour des Alpes françaises. La question des infrastructures sportives dédiées agite aussi d’autres pays européens.

Un calendrier serré jusqu’au CIO

Le bureau exécutif du COJOP se réunit le 11 mai 2026 pour examiner les conclusions des investigations menées avec la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) et le CIO, selon Franceinfo. La carte définitive des sites doit être présentée au Comité International Olympique les 22 et 23 juin 2026.

Le délai est court. Toute option retenue devra être validée sur le plan technique, contractuel et financier en moins de deux mois.

La décision du 11 mai déterminera si Paris entre officiellement dans le dispositif des JO 2030, quatre ans après avoir organisé les Jeux d’été.

Sources

Julie Renault

Julie Renault

Julie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Paris (75), avec Paris pour chef-lieu. Spécialité du département : capitale politique et premiere place economique française. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Île-de-France.

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