JO 2030 : Nice renonce au hockey masculin, Paris et Lyon en lice pour récupérer les épreuves

La ville des Alpes-Maritimes conserve patinage artistique, curling et hockey féminin, mais abandonne le tournoi masculin en raison du refus d'Éric Ciotti de transformer l'Allianz Riviera.

JO 2030 : Nice renonce au hockey masculin, Paris et Lyon en lice pour récupérer les épreuves
Illustration Laura Martinez / info.fr

Nice ne sera pas le théâtre du hockey sur glace masculin aux JO d'hiver 2030. Le maire Éric Ciotti a posé une ligne rouge sur la transformation de l'Allianz Riviera en patinoire. Le COJOP se tourne désormais vers Paris ou Lyon pour accueillir ces épreuves.

Nice ne sera pas le théâtre du hockey sur glace masculin aux JO d’hiver 2030. Le maire Éric Ciotti a posé une ligne rouge sur la transformation de l’Allianz Riviera en patinoire. Le COJOP se tourne désormais vers Paris ou Lyon pour accueillir ces épreuves.

L’essentiel

  • Décision actée : Nice abandonne les épreuves de hockey sur glace masculin pour les JO d’hiver 2030, selon Le Parisien et France 3 Côte d’Azur (28 avril 2026).
  • Ce qui reste : Patinage artistique, curling et hockey féminin maintenus à Nice, autour d’une grande patinoire et du Palais des Expositions.
  • Coût refusé : La transformation temporaire de l’Allianz Riviera aurait coûté entre 45 et 80 millions d’euros, selon les estimations préliminaires.
  • Alternatives : Le COJOP étudie Paris (Accor Arena, Adidas Arena) et Lyon pour relocaliser le tournoi masculin ; Paris Entertainment Company a déjà déposé une candidature.
  • Calendrier : La carte des sites olympiques doit être soumise au CIO d’ici fin juin 2026, avec une décision attendue lors des sessions des 22-23 juin.

La rupture : Ciotti dit non à l’Allianz Riviera

Le scénario initial plaçait Nice au cœur du dispositif glace des Alpes 2030. La ville devait accueillir l’ensemble des épreuves sur glace : hockey masculin et féminin, patinage artistique, short-track, curling. Un rôle central, justifié par la capacité d’accueil de l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice.

Mais ce projet supposait une transformation temporaire du stade en patinoire géante. Éric Ciotti, élu maire de Nice en mars 2026, a fermement rejeté cette option. Selon France 3 Régions, il qualifie cette transformation de « ligne rouge absolue », dénonçant un coût qu’il juge inacceptable. Les estimations préliminaires chiffrent les travaux entre 45 et 80 millions d’euros.

Ciotti s’était également opposé au projet de patinoire au COOL (Complexe Omnisports Olympique Lorrain), dont il jugeait le coût « démentiel », selon L’Équipe. La position est donc cohérente : pas de grande infrastructure éphémère coûteuse pour le hockey masculin.

Ce que Nice conserve : trois épreuves, une grande patinoire, le Palais des Expositions

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La ville n’est pas exclue du programme olympique. Selon France 3 Régions et Nice-Matin, un dispositif recentré est confirmé. Il s’appuie sur une grande patinoire - dont l’emplacement exact n’a pas encore été précisé publiquement - et sur le Palais des Expositions.

Trois disciplines restent attribuées à Nice :

  • Le patinage artistique
  • Le curling
  • Le hockey sur glace féminin

Éric Ciotti a lui-même confirmé ce périmètre, selon France 3 Régions. Nice demeure ainsi un pôle glace partiel des Alpes 2030, mais perd le tournoi masculin, l’épreuve la plus spectaculaire et la plus génératrice de billetterie.

Paris et Lyon en embuscade pour le hockey masculin

Le Comité d’organisation des JO 2030 (COJOP) a officiellement écarté le projet niçois pour le hockey masculin. Selon RMC Sport, il étudie désormais des alternatives à Paris et Lyon.

Côté parisien, Paris Entertainment Company a déposé une candidature pour l’Accor Arena et l’Adidas Arena, selon L’Équipe. Ces deux salles sont déjà des enceintes rodées aux grandes compétitions sportives. Lyon est également dans la course, sans que des détails supplémentaires n’aient été communiqués à ce stade.

La décision finale doit être soumise au CIO d’ici fin juin 2026. Les sessions des 22 et 23 juin sont le rendez-vous attendu, selon Le Figaro.

La fracture Ciotti-Muselier

Ce retrait ne s’est pas fait sans friction. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a ouvertement dénoncé une « situation de blocage » avec la ville de Nice, selon RMC Sport. La tension entre les deux élus est documentée par plusieurs médias nationaux - Le Figaro, 20 Minutes, La Dépêche - depuis la mi-avril 2026.

Le différend porte sur la gouvernance du pôle glace niçois et sur le refus de Ciotti d’assumer le coût d’une infrastructure temporaire. Muselier, qui co-porte le dossier régional des JO 2030, se retrouve en porte-à-faux avec la principale ville du département. Les tensions entre les deux élus ont été qualifiées de « grosses » par 20 Minutes.

La relocalisation du hockey masculin vers Paris ou Lyon constitue, de fait, une concession faite au maire de Nice - mais elle redistribue aussi une partie du prestige olympique vers d’autres territoires.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

Nice est l’un des quatre pôles des JO d’hiver 2030, aux côtés de la Haute-Savoie, de la Savoie et du Briançonnais. La ville était censée concentrer l’essentiel du pôle glace, avec environ 60 % des recettes de billetterie des Jeux, selon le site officiel du Comité olympique.

La désignation des Alpes françaises comme hôtes des JO 2030 a été officialisée le 24 juillet 2024 par le Comité international olympique. Nice figurait dès le départ comme site clé pour les épreuves de glace, en raison de sa capacité d’accueil et de son accessibilité.

Le budget total du COJOP est estimé à 2,132 milliards d’euros, avec des retombées économiques projetées à 3,6 milliards d’euros et près de 50 000 emplois attendus en France, selon France 3 Régions. La perte du hockey masculin fragilise le poids économique de Nice dans ce dispositif, même si la ville conserve trois disciplines et son statut de pôle urbain des Jeux.

Les Alpes-Maritimes restent, avec ce recentrage, un territoire hôte - mais d’un périmètre plus étroit que celui initialement prévu. L’organisation des sports de glace dans les grandes villes hors Alpes - Paris, Lyon - marque une évolution notable par rapport au projet originel, centré sur les territoires de montagne et leurs villes-portes comme Nice. Les enjeux sécuritaires et logistiques pour la région Sud s’en trouvent également redistribués.

Un calendrier serré pour trancher

La carte des sites olympiques doit être finalisée avant la fin juin 2026. Le CIO examine le dossier lors des sessions des 22 et 23 juin. D’ici là, Paris Entertainment Company et les candidats lyonnais affinent leurs propositions.

Pour Nice, le programme est désormais cadré : trois épreuves de glace, une grande patinoire et le Palais des Expositions. La ville n’est pas la seule à voir son rôle dans les grandes compétitions sportives redéfini par des contraintes politiques et financières. La décision du COJOP sur le site masculin - Paris ou Lyon - est attendue dans les prochaines semaines.

Sources

Laura Martinez

Laura Martinez

Laura est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Alpes-Maritimes (06), avec Nice pour chef-lieu. Spécialité du département : Sophia Antipolis (technopole), Cannes et tourisme international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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