JO 2030 : l’impasse entre Ciotti et Muselier menace les épreuves de glace à Nice

Après l'échec de leur réunion du 18 avril, le site de hockey à Nice reste en suspens, Lyon se positionne en alternative.

JO 2030 : l'impasse entre Ciotti et Muselier menace les épreuves de glace à Nice
Illustration Laura Martinez / info.fr

Éric Ciotti et Renaud Muselier se sont séparés sans accord le 18 avril 2026 sur le dossier des épreuves de glace des JO d'hiver 2030. Le maire de Nice refuse de couvrir l'Allianz Riviera pour le hockey. La carte des sites doit être validée en juin.

Deux hommes, une réunion, aucun accord. Le 18 avril 2026, Éric Ciotti, maire de Nice élu en mars, et Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, se sont quittés sans solution sur le site des épreuves de hockey sur glace des JO Alpes 2030. Chacun accuse l’autre de blocage, selon Le Figaro et Franceinfo.

L’Allianz Riviera, ligne rouge pour Ciotti

Le projet initial prévoyait de couvrir temporairement le stade de l’Allianz Riviera pour y accueillir les épreuves de hockey. Ciotti y oppose un refus catégorique. Priver l’OGC Nice de son enceinte pendant plusieurs mois constitue selon lui une « ligne rouge absolue », rapporte Franceinfo.

Muselier dénonce de son côté un blocage et évoque un plan B. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, s’est porté candidat début avril pour accueillir ces épreuves à la place de Nice, une option que Ciotti n’a pas exclue publiquement en cas d’impasse, selon Franceinfo.

212 millions en jeu pour Nice

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Les enjeux financiers sont significatifs. L’enveloppe publique consacrée aux infrastructures olympiques à Nice atteint 212 millions d’euros, dont 85 millions pour une patinoire dédiée au patinage artistique et au short-track, et 37 millions apportés par la ville, selon Nice-Matin. Le budget global du COJOP s’élève à 2,132 milliards d’euros, en hausse notable par rapport aux estimations de 1,6 à 1,7 milliard formulées en 2023.

Si le hockey quitte Nice, Ciotti a indiqué que les 85 millions prévus pour la patinoire seraient réorientés vers des équipements de proximité et une baisse des impôts locaux, d’après Franceinfo.

Un calendrier serré

La candidature des Alpes françaises a été officiellement attribuée par le CIO le 24 juillet 2024, avec Nice désignée pour les sports de glace - hockey, patinage artistique, short-track. Le COJOP, présidé par Edgar Grospiron, a été officiellement lancé le 18 février 2025, selon le ministère des Sports.

Le 11 avril 2026, Ciotti avait décrit ses échanges avec Grospiron comme « très positifs » pour maintenir la totalité des épreuves à Nice, selon Sport Business Club. Une semaine plus tard, la réunion avec Muselier tournait court.

Une réunion des organisateurs était prévue ce 21 avril pour examiner la gouvernance et les tensions. La carte définitive des sites doit être validée en juin 2026, selon Le Figaro. C’est dans ce délai que Ciotti, Muselier et le COJOP devront trouver un terrain d’entente - ou officialiser un transfert vers Lyon.

Sources

Laura Martinez

Laura Martinez

Correspondante à Nice, elle traite l'urbanisme côtier, la pression touristique, les débats sur la ligne nouvelle PACA et la criminalité dans l'arrière-pays. Diplômée de Sciences Po Aix, elle enquête sur les promoteurs immobiliers, les collectivités et les associations de riverains. Méthode rigoureuse : multiplier les entretiens, recouper les budgets, publier seulement quand le dossier tient.

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