JO 2030 : la LDLC Arena de Décines candidate officielle pour le hockey sur glace
Face aux blocages à Nice, la salle de Décines-Charpieu a déposé un acte de candidature auprès du COJOP pour accueillir le tournoi masculin.
La LDLC Arena de Décines-Charpieu a officiellement fait acte de candidature auprès du COJOP pour accueillir les épreuves de hockey sur glace masculin aux JO d'hiver 2030. Le comité d'organisation confirme étudier l'option lyonnaise, après l'abandon du projet niçois. Une décision est attendue le 11 mai 2026.
La LDLC Arena de Décines-Charpieu a officiellement fait acte de candidature auprès du COJOP pour accueillir les épreuves de hockey sur glace masculin aux JO d’hiver 2030. Le comité d’organisation confirme étudier l’option lyonnaise, après l’abandon du projet niçois. Une décision est attendue le 11 mai 2026.
L’essentiel
- Candidature officielle : la LDLC Arena a déposé un acte de candidature formel auprès du COJOP pour le hockey masculin aux JO 2030, selon Le Progrès (29 avril 2026).
- Nice écarté : le maire Éric Ciotti a refusé la patinoire temporaire prévue à l’Allianz Riviera, jugée trop coûteuse à 186 millions d’euros aléas compris.
- Capacité certifiée : la LDLC Arena offre plus de 10 000 places en configuration hockey, seuil minimal exigé par les standards olympiques.
- Précédent international : l’arena accueillera les Championnats du monde de hockey sur glace en 2028.
- Calendrier : le COJOP présente ses conclusions au bureau exécutif le 11 mai 2026 ; la carte définitive des sites est attendue semaine du 22 juin 2026.
Nice hors jeu, Lyon entre en piste
Le scénario niçois est clos. Le maire Éric Ciotti a posé sa « ligne rouge absolue » : pas de patinoire temporaire à l’Allianz Riviera. Le coût du projet, estimé à 186 millions d’euros aléas compris, a fait basculer le COJOP vers d’autres options, selon RMC Sport et Ouest-France. Paris et Lyon sont désormais les deux pistes officiellement à l’étude.
C’est dans ce contexte que la LDLC Arena a formalisé sa démarche. Selon Le Progrès, l’acte de candidature a été déposé le 29 avril 2026. Le COJOP a confirmé dès la semaine précédente étudier les options lyonnaise et parisienne pour remplacer Nice.
Alexandre Aulas : « la solution la plus crédible »
Alexandre Aulas, président de la société d’exploitation de la LDLC Arena, ne laisse guère de place au doute. Dans une déclaration rapportée par Lyon Capitale et Lyon Mag, il affirme : « La LDLC Arena de Lyon Décines se positionne comme la solution la plus crédible, la plus aboutie et la plus durable pour organiser cette épreuve olympique en 2030. »
L’argument central tient à la configuration de la salle. En mode hockey sur glace, la LDLC Arena dépasse les 10 000 places assises, seuil minimal imposé par les standards olympiques, selon Le Dauphiné Libéré. La salle de 12 000 à 16 000 places selon les configurations a été inaugurée en novembre 2023 à Décines-Charpieu, dans le complexe OL Vallée.
Les Mondiaux 2028, argument de poids
La LDLC Arena ne se présente pas vierge de toute expérience internationale. Elle accueillera les Championnats du monde de hockey sur glace en 2028, deux ans avant les JO. Un précédent qui pèse dans le dossier soumis au COJOP. La candidature lyonnaise pour le hockey masculin s’appuie ainsi sur une infrastructure déjà testée à l’échelle mondiale.
Lyon Mag souligne que cet enchaînement 2028-2030 constitue précisément l’argument de la « durabilité » mis en avant par Alexandre Aulas : la salle existera avant, pendant et après les JO, sans construction ad hoc ni démontage.
Contexte dans le Rhône
Le Rhône et la Métropole de Lyon ne partent pas de nulle part sur le dossier olympique. Grégory Doucet, maire de Lyon, s’était dit volontaire dès une phase antérieure pour accueillir des sports de glace, selon Franceinfo, en mettant en avant les capacités de transport et d’hébergement de la métropole. La Métropole soutient officiellement la candidature de la LDLC Arena.
Décines-Charpieu, commune de l’Est lyonnais intégrée à la Métropole, abrite depuis 2023 un ensemble sportif et de divertissement structurant. La LDLC Arena est déjà au cœur des arbitrages de calendrier locaux, avec des contraintes régulières entre événements sportifs et concerts. Accueillir un tournoi olympique représenterait un saut d’échelle inédit pour la salle et pour le territoire.
Sur le plan économique, l’enjeu dépasse le seul secteur sportif. Un tournoi de hockey masculin aux JO d’hiver génère des flux de spectateurs, de médias et de délégations internationales sur plusieurs semaines. La métropole lyonnaise, troisième aire urbaine de France, dispose d’une offre hôtelière et d’une desserte ferroviaire jugées compatibles avec cette charge.
Lyon seule ou face à Paris ?
Le COJOP n’a pas tranché entre Lyon et Paris. Les deux sites restent à l’étude, selon Franceinfo et L’Équipe. Le comité d’organisation travaille en lien avec la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) et le Comité international olympique. Le bureau exécutif du COJOP doit statuer le 11 mai 2026. La carte définitive de l’ensemble des sites olympiques sera présentée dans la semaine du 22 juin 2026.
La décision du 11 mai dira si Lyon est retenue seule, en concurrence avec Paris, ou si d’autres arbitrages s’imposent avant la carte de juin.
Sources
- Lyon Capitale : JO 2030 : le Cojop confirme étudier l'option lyonnaise pour le hockey sur glace
- Le Progrès : La LDLC Arena a fait acte de candidature pour accueillir le hockey aux JO d'hiver 2030
- Franceinfo : Jeux d'hiver 2030 : la LDLC Arena, près de Lyon, candidate 'évidente' selon son président
- L'Équipe : Alpes 2030 : le tournoi olympique de hockey masculin pourrait se tenir à Lyon ou Paris