JO 2030 : le stade de rugby de Nice sous expertise pour accueillir le hockey
Face au blocage politique sur l'Allianz Riviera, une expertise technique démarre cette semaine sur le stade des Arboras.
Le hockey sur glace des JO d'hiver 2030 à Nice n'a toujours pas de toit. Depuis le 22 avril, des techniciens évaluent le stade Marcel-Volot comme alternative à l'Allianz Riviera. La décision est attendue avant fin avril.
Le stade des Arboras, enceinte de rugby du quartier Saint-Isidore, est au cœur d’une expertise technique débutée le 22 avril 2026. L’objectif : déterminer si une patinoire éphémère de 10 000 à 15 000 places peut y être installée pour accueillir le hockey masculin des Jeux olympiques d’hiver 2030, selon Nice-Matin. Une option de repli rendue nécessaire par un blocage politique au sommet.
L’Allianz Riviera, une « ligne rouge absolue »
Le projet initial prévoyait de couvrir l’Allianz Riviera pour y installer deux patinoires temporaires. Coût estimé : près de 80 millions d’euros. Durée d’immobilisation du stade : environ neuf mois, installation et démontage compris. Éric Ciotti, élu maire de Nice en mars 2026, a rejeté cette option sans ambiguïté, qualifiant le recours à l’Allianz Riviera de « ligne rouge absolue », en raison du coût et de la privation du stade pour l’OGC Nice, selon Ouest-France.
Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a confirmé le blocage après une réunion technique le 21 avril. Il a donné trois jours pour trouver une solution alternative, selon L’Équipe. Sur X, le compte médiatique SolamenNissa résumait la position du président de région : « Tout est ok, sauf le hockey. »
Le maire sortant avait lui aussi anticipé le problème lors de la campagne. Son plan alternatif évoquait le stade Charles-Ehrmann ou des terrains SNCF pour une patinoire provisoire, ainsi qu’une rénovation de la patinoire Jean-Bouin plutôt qu’une construction nouvelle, selon Nice-Matin.
Un pôle glace niçois encore incomplet
Le hockey n’est pas le seul dossier glace en suspens. Une patinoire pérenne de 10 000 places - dont 5 000 temporaires - est prévue dans la plaine du Var, à proximité de l’Allianz Riviera, pour accueillir le patinage artistique et le short-track. Son coût est estimé à 138 millions d’euros, selon Nice Premium. Le curling, lui, est prévu au Palais Nikaïa, avec des pistes temporaires pour 5 000 spectateurs, d’après Le Dauphiné Libéré.
Dans la même zone, le village olympique - 1 500 lits - doit être construit dans la plaine du Var et reconverti après les Jeux en logements étudiants et sociaux, selon le Huffington Post.
Lyon en option de repli
Si aucune solution niçoise ne s’impose rapidement, Lyon et sa LDLC Arena sont cités comme option de repli pour le hockey, selon Ouest-France. Un scénario qui fragiliserait le volet méditerranéen des JO Alpes 2030.
Un précédent historique pèse dans le débat : les Alpes françaises ont accueilli les JO d’hiver en 1924 à Chamonix, en 1968 à Grenoble et en 1992 à Albertville. Nice n’a jamais organisé de compétition olympique de glace, bien qu’une tradition de patinage naturel remonte au Second Empire, notamment à Peïra-Cava, selon NicePresse.
Prochaine étape
La carte définitive des sites doit être validée par le CIO les 22 et 23 juin 2026, après le bureau exécutif du COJOP prévu le 15 juin, selon Le Figaro. Une décision sur le pôle glace niçois est attendue d’ici fin avril ou mai. Les conclusions de l’expertise sur le stade des Arboras seront déterminantes.
Sources
- Nice-Matin : Patinoire pour le hockey masculin des JO à Nice : la piste du stade de rugby étudiée cette semaine
- L'Équipe : Alpes françaises 2030 : les épreuves de hockey sur glace sans domicile fixe
- Ouest-France : JO 2030. « Un coût exorbitant » pour la ville de Nice selon Éric Ciotti, Lyon pourrait-il être une solution de repli ?
- Le Figaro : JO Alpes 2030 : crise à Nice, gouvernance, les organisateurs sous haute pression