Nice : un professeur de danse de 68 ans mis en examen pour agressions sexuelles sur 12 élèves mineures

Placé en détention provisoire le 6 mai 2026, le directeur artistique d'une école niçoise est mis en examen pour des faits couvrant plus d'une décennie.

Nice : un professeur de danse de 68 ans mis en examen pour agressions sexuelles sur 12 élèves mineures
Illustration Laura Martinez / info.fr

Un professeur de danse de 68 ans, directeur artistique d'une école de comédie musicale et danse à Nice, a été mis en examen le 6 mai 2026 pour agressions sexuelles sur mineures, corruption de mineures et exhibitions sexuelles. Au moins 12 jeunes filles ont déposé plainte courant 2025. Le suspect est placé en détention provisoire et conteste les faits.

Un professeur de danse de 68 ans, directeur artistique d’une école de comédie musicale et danse à Nice, a été interpellé le 4 mai 2026 et placé en garde à vue. Deux jours plus tard, il était déféré au parquet de Nice, mis en examen et écroué. Au moins 12 jeunes filles, dont des mineures, avaient déposé plainte courant 2025 pour des faits remontant à plus d’une décennie.

L’essentiel

  • Interpellation : le suspect, né en 1956, a été placé en garde à vue le 4 mai 2026 à Nice.
  • 12 plaignantes : au moins 12 jeunes filles et femmes, dont des mineures, ont déposé plainte courant 2025 pour des faits s’étalant sur plus d’une décennie.
  • Mise en examen : déféré le 6 mai 2026, il est mis en examen pour agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans et de plus de 15 ans par personne ayant autorité, corruption de mineures et exhibitions sexuelles.
  • Détention provisoire : le parquet de Nice a requis et obtenu son placement en détention le 6 mai 2026.
  • Contexte départemental : les Alpes-Maritimes ont enregistré 1 960 victimes de violences sexuelles en 2025, soit une hausse de 23,7 % par rapport à 2024.

Garde à vue le 4 mai, mis en examen le 6

Les faits ont été signalés à la police judiciaire de Nice après le dépôt de plusieurs plaintes en 2025. Selon Nice-Matin, l’homme est directeur artistique d’une école locale de comédie musicale et danse, un établissement dédié à la formation théâtrale et chorégraphique. Le 4 mai 2026, il est interpellé et placé en garde à vue. Le 6 mai, il est déféré devant le parquet de Nice.

Le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire. Le suspect a été mis en examen pour agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans et de plus de 15 ans par personne ayant autorité, corruption de mineures et exhibitions sexuelles, selon BFMTV et La Provence. Le juge d’instruction a ordonné son placement en détention provisoire le même jour.

Des faits allégués sur plus d’une décennie

Publicité

Les plaintes, déposées courant 2025, décrivent des faits répétés sur une longue période. Selon 20 Minutes et Midi Libre, les actes allégués comprennent des attouchements sur les fesses et parties génitales, des massages inappropriés, du voyeurisme par le biais d’un miroir installé dans une loge dépourvue de porte, l’imposition de tenues révélatrices et des exhibitions sexuelles.

Les victimes présumées sont des jeunes filles mineures au moment des faits, élèves de l’établissement niçois. Le Figaro fait état d’au moins une douzaine de plaignantes. L’étendue temporelle des faits - plus de dix ans selon les sources - place l’affaire dans la catégorie des dossiers à victimes multiples avec emprise durable.

Le suspect conteste et évoque un complot

Face aux accusations, le mis en examen nie les faits qui lui sont reprochés. Selon La Provence et Ouest-France, il évoque un complot. Son avocat n’a pas fait de déclaration publique recensée à ce stade. Aucune date d’audience n’a été fixée publiquement : l’information judiciaire ouverte le 6 mai 2026 implique des auditions de victimes et des expertises avant tout renvoi en jugement.

Ce type d’affaire - emprise dans un cadre associatif ou parascolaire, faits sur mineurs, délai entre les actes et les plaintes - est fréquemment long à instruire. Des décisions sur des dossiers d’atteintes sexuelles sur mineures montrent que les procédures atteignent souvent plusieurs années avant renvoi aux assises.

Contexte dans les Alpes-Maritimes

L’affaire survient dans un département où les chiffres des violences sexuelles sont en forte hausse. Selon France 3 Régions et la préfecture des Alpes-Maritimes, le département a enregistré 1 960 victimes de violences sexuelles en 2025, soit une augmentation de 23,7 % par rapport à 2024. Cette progression est supérieure à la moyenne nationale : le ministère de l’Intérieur fait état d’une hausse de 8 % des violences sexuelles en France en 2025, dont +10 % pour les mineurs, avec 76 200 mineures victimes recensées.

Les Alpes-Maritimes ne sont pas sans précédent dans ce type de dossier lié au milieu de la danse. En 2024, le chorégraphe Bruno Vandelli avait été condamné à Cannes à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur et agression sexuelle sur un élève, selon Le Monde. En 2017, un professeur de danse varois avait été condamné à 18 mois avec sursis pour agression sexuelle sur élève, selon Nice-Matin. Ces précédents dessinent un profil judiciaire récurrent : position d’autorité dans un cadre artistique, victimes mineures, faits sous-déclarés pendant des années.

Plus globalement, le phénomène de violences et atteintes dans les cadres éducatifs fait l’objet d’une attention croissante des institutions. La spécificité de l’école de danse - loge, cours physiques, relation pédagogique rapprochée - constitue un facteur de vulnérabilité documenté dans plusieurs affaires similaires en PACA.

Une information judiciaire ouverte, sans audience fixée

L’enquête est conduite par la police judiciaire de Nice. Une information judiciaire a été ouverte le 6 mai 2026, selon BFMTV. Elle devra établir le périmètre exact des faits, identifier toutes les victimes et expertiser les éléments matériels - dont le miroir de loge évoqué dans les plaintes. La présence d’un miroir dans une loge sans porte, utilisé à des fins de voyeurisme, constitue un élément matériel susceptible d’être versé au dossier d’instruction.

Aucune date d’audience n’a été communiquée publiquement à ce stade. Le suspect reste en détention provisoire dans l’attente de l’avancement de l’instruction. D’autres affaires impliquant des mineurs victimes rappellent que les délais d’instruction dans ce type de dossier sont rarement inférieurs à un an.

Les auditions des victimes et les expertises détermineront si des qualifications supplémentaires - notamment pour les faits les plus graves - sont retenues par le juge d’instruction au fil de la procédure.

Sources

Laura Martinez

Laura Martinez

Laura est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Alpes-Maritimes (06), avec Nice pour chef-lieu. Spécialité du département : Sophia Antipolis (technopole), Cannes et tourisme international. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie