Un parent sur trois : l’école française face à un « continuum d’atteintes »
Le Défenseur des droits publie une enquête inédite sur les perceptions parentales. Les chiffres dessinent un phénomène massif que la loi de 2022 n'a pas enrayé.
35% des parents déclarent qu'au moins un de leurs enfants a été harcelé à l'école. Le Défenseur des droits parle d'un « continuum d'atteintes aux droits ».
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un phénomène massif documenté
35% des parents en France, un élève sur quatre en Europe, un sur trois dans le monde : le Défenseur des droits inscrit le cas français dans une cartographie internationale.
Un continuum d'atteintes
81% des parents signalant du cyberharcèlement déclarent aussi du harcèlement. 57% de ceux qui rapportent un traitement inégalitaire signalent aussi du harcèlement.
L'institution mise en cause
70% des parents qui dénoncent une inégalité pensent qu'elle est liée à un critère prohibé par la loi : handicap, origine, milieu social.
pHARe à bout de souffle
Quatre ans après son lancement, le programme manque de cohérence d'un établissement à l'autre selon Marie Quartier (Centre RESIS).
Faible recours aux démarches
Seuls 7% des parents entreprennent une démarche administrative ou judiciaire en cas de harcèlement, contre 16% pour les inégalités. Le rapport identifie deux freins : opacité du système et peur des représailles.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Défenseur des droits publie le 7 mai 2026 le quatrième volume de son enquête Accès aux droits.
- 35% des parents interrogés déclarent qu'un de leurs enfants a été harcelé à l'école.
- 32% dénoncent des traitements inégalitaires de l'institution scolaire elle-même.
- Seuls 7% des parents engagent une démarche administrative ou judiciaire en cas de harcèlement.
- Écart de 12 points entre la perception parentale du cyberharcèlement (16%) et les déclarations des collégiens (28%, Insee).
Le rapport est un PDF de 642 kilo-octets [1]. Publié le 7 mai 2026 [2] sur le site du Défenseur des droits [3]. Personne ne l’a déplié à la table du petit-déjeuner. Il dit pourtant qu’un parent sur trois pense que son enfant a été harcelé ou discriminé à l’école [4].
Plus précisément: 35% [5] des parents interrogés déclarent qu’au moins l’un de leurs enfants a fait l’objet de harcèlement scolaire de la part d’autres élèves. 32% [6] estiment qu’au moins un de leurs enfants a subi des traitements inégalitaires de l’institution elle-même. 16% [7] des parents d’enfants de 11 à 18 ans signalent du cyberharcèlement. Les chiffres se recoupent. Ils ne s’additionnent pas, ils se superposent.
Une enquête qui change de focale
L’étude a été menée par Ipsos [8] entre octobre 2024 et janvier 2025 [9] auprès de 5 030 personnes [10], dont 1 692 parents [11] d’enfants âgés de 6 à 23 ans [12]. Le quatrième volume [13] de la grande Enquête Accès aux droits, deuxième édition. Une première édition existait en 2016 [14]. Celle-ci, le Défenseur des droits le revendique, est « une première » [15]: « Aucune étude ne s’étant intéressée auparavant aux perceptions des parents quant aux atteintes aux droits subies par leurs enfants et la manière dont ils tentent, ou non, d’y réagir et de les protéger » [16], note l’instance.
Le rapport prévient lui-même: « Plutôt que de fournir des chiffres sur l’ampleur des atteintes aux droits de l’enfant, cette étude renseigne avant tout la manière dont les parents se positionnent vis-à-vis de ces atteintes » [17]. Ce sont des perceptions. Pas une mesure du réel. C’est ce qui est entendu, à la table du dîner, dans le couloir d’un cabinet médical, dans la salle d’attente d’un CPE.
Le mot du rapport: continuum
Le document « montre un lien étroit entre harcèlement, cyberharcèlement et discriminations de la part de l’institution scolaire suggérant l’existence d’un continuum d’atteintes aux droits de l’enfant (.) susceptible de compromettre » son bien-être et sa scolarité [18]. Les chiffres l’attestent: 81% [19] des parents qui signalent du cyberharcèlement déclarent aussi du harcèlement. 57% [20] des parents qui rapportent un traitement inégalitaire signalent aussi du harcèlement. 72% [21] de ceux qui dénoncent une inégalité de traitement en rapportent plusieurs formes.
Ce n’est pas une addition de problèmes séparés. C’est un seul phénomène à plusieurs visages.
Un phénomène mondial documenté
Le 35% français ne tombe pas du ciel. En Europe, un élève sur quatre est touché par le harcèlement scolaire [22]. Dans le monde, c’est un élève sur trois qui en serait victime chaque mois selon l’UNICEF [23]. Un enfant sur dix subirait du cyberharcèlement selon les Nations unies [24]. Et 80 millions d’enfants [25] vivant dans l’Union européenne sont exposés au phénomène. Le 23 avril 2024 [26], la Commission européenne a publié une recommandation visant à mieux protéger cette population. Le rapport du Défenseur des droits inscrit donc la France dans une cartographie internationale dont elle n’est ni l’exception ni le bon élève.
Quand l’école elle-même est mise en cause
Les parents dénoncent plus fréquemment des traitements inégalitaires lors des sanctions (19%) [27], lors de la notation (18%) [28] que dans les décisions d’orientation (14%) [29]. Et 70% [30] de ces parents pensent que ces inégalités sont liées à un critère prohibé par la loi: handicap, apparence physique, milieu social, couleur de peau, religion, nationalité, genre, orientation sexuelle [31]. 25% [32] citent l’origine ou la couleur de peau. 21% [33] citent le milieu social.
Claire Hédon [34], la Défenseure des droits, parle d’un « phénomène massif » [35]. Elle alerte aussi sur ce qu’elle appelle un « continuum » d’atteintes aux droits au sein de l’École [36]. Le mot est choisi. Il signifie que la frontière entre harcèlement entre élèves et discrimination institutionnelle s’efface.
Sollicité, le ministère de l’Éducation nationale n’a pas réagi publiquement à la publication du rapport. Aucune des sources consultées par la rédaction ne fait état d’une réponse officielle de la rue de Grenelle, alors même que l’institution scolaire est mise en cause par 32% des parents interrogés.
Ce que la loi dit, et ce qu’elle ne suffit pas à faire
Le cadre juridique existe. La loi du 2 mars 2022 [37] a créé un délit spécifique. L’article L. 111-6 du code de l’éducation définit le harcèlement comme des faits ayant « pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de dégrader ses conditions d’apprentissage ». L’article 222-33-2-3 du code pénal punit le harcèlement scolaire de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende en l’absence d’incapacité de travail. Les peines sont portées à 5 ans et 75 000 € si l’incapacité dépasse huit jours, et à 10 ans et 150 000 € [38] si la victime se suicide ou tente de le faire.
L’article L. 543-1 du code de l’éducation oblige chaque projet d’école ou d’établissement à fixer des procédures de prévention, de détection et de traitement. Une information annuelle sur le harcèlement et le cyberharcèlement est due aux élèves et aux parents.
Quatre ans après la promulgation, un parent sur trois rapporte que son enfant a été harcelé.
Le sous-recours, mécanique du renoncement
Les chiffres du recours sont eux-mêmes un message. 92% [39] des parents en parlent à leur enfant. 73% [40] en parlent à leurs proches. 71% [41] contactent l’établissement quand il s’agit de traitements inégalitaires. Mais en cas de harcèlement ou de cyberharcèlement, seuls 41% [42] contactent l’établissement. Et seulement 16% [43] entreprennent une démarche administrative ou judiciaire pour des inégalités de traitement, contre 7% [44] quand leurs enfants ont subi du harcèlement. Sept pour cent. Pour un délit puni de trois à dix ans de prison.
Le rapport identifie deux freins: « des difficultés à identifier les démarches » ou « une crainte d’envenimer la situation par leur intervention » [45]. Le premier dit l’opacité du système: qui contacter, dans quel ordre, sous quel délai? Le second dit la peur des représailles, sur l’enfant, sur la fratrie, sur la scolarité elle-même. Entre les deux, le renoncement. Les parents les plus susceptibles de signaler sont les mères, les jeunes parents de 18 à 34 ans [46], ceux qui ont eux-mêmes subi des discriminations, ceux en situation précaire [47]. Le Défenseur des droits y voit l’effet d’« une perception accrue (des parents) des atteintes aux droits du fait de leur propre expérience, mais probablement aussi (.) une reproduction des discriminations d’une génération à l’autre » [48].
Face à ce sous-recours, l’institution formule des recommandations sobres: « la formation effective des membres de la communauté éducative » en matière de lutte contre les discriminations, et des mesures pour ne pas « banaliser le phénomène de harcèlement » [49]. Deux verbes. Former. Ne pas banaliser. Le Défenseur des droits ne demande pas davantage de lois - il en existe déjà - mais davantage de mise en œuvre. La loi du 2 mars 2022 a créé un délit; elle n’a pas créé un guichet, ni une procédure intelligible pour un parent inquiet un dimanche soir.
pHARe, quatre ans après: un dispositif essoufflé
Le programme pHARe, plan global de prévention et de traitement [50], a été initié en 2021 [51] par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale [52], généralisé aux écoles et collèges à la rentrée 2022 [53], étendu aux lycées à la rentrée 2023 [54]. Marie Quartier, professeure agrégée de lettres et directrice générale adjointe de l’association Centre RESIS [55], livre un constat nuancé: « C’est un dispositif qui représente un très grand progrès, par rapport au vide absolu qui existait auparavant sur le sujet » [56]. La parole se libère sur le sujet [57].
Mais elle pointe les limites. Un manque de clarté et de cohérence dans la méthode subsiste d’un établissement à l’autre [58]. « De mauvaises habitudes subsistent (.) dans les réflexes que les personnels ont face aux situations » [59]. La tentation de tout régler par la sanction. La difficulté à faire passer l’idée « qu’il fallait cesser de chercher le coupable du côté de la victime » [60]. Et un essoufflement, faute de soutien politique suffisant [61].
Ce que font les autres: Helsinki, Dublin, Rome
D’autres pays ont essayé d’autres voies. La Finlande a déployé son programme KiVa [62], créé en 2006 [63], jusqu’à atteindre 90% [64] de ses écoles en 2009 - un déploiement national progressif que la France peine, cinq ans après le lancement de pHARe, à égaler. L’Irlande a adopté en février 2021 [65] sa loi « Coco », du prénom d’une victime [66], pour encadrer le harcèlement. L’Italie a légiféré sur le cyberharcèlement dès 2017 [67]. Trois modèles, trois chronologies, qui posent une question simple à la France: pourquoi un dispositif lancé en 2021 [51] produit-il, cinq ans plus tard, un parent sur trois rapportant le harcèlement de son enfant?
L’arbitrage: ce que les parents ne voient pas
Voici peut-être un éclairage essentiel du rapport, que la confrontation des chiffres impose. L’enquête mesure des perceptions parentales. 16% [7] des parents d’enfants de 11 à 18 ans signalent du cyberharcèlement. Or, lorsqu’on interroge directement les enfants, l’Insee [68] trouve 28% des collégiens [69] victimes de cyberviolence en lien avec le cadre scolaire en 2021-2022, 23% des lycéens [70] en 2022-2023. 31% des collégiennes [71] contre 26% [72] des collégiens: les filles plus touchées.
Les méthodologies des deux enquêtes diffèrent - périmètres, années, formulations - et leurs résultats ne se comparent pas terme à terme. Mais l’écart, douze points, suggère qu’une part de ce que vivent les adolescents sur leurs téléphones, dans leurs chambres, échappe au regard parental. Le 3018 [73], numéro d’urgence gratuit disponible 7j/7 de 9h à 23h [74], existe depuis avril 2022 [75] avec la possibilité de transmettre des signalements à l’Éducation nationale. Mais il suppose que l’enfant ou le parent compose le numéro. La question n’est plus seulement de mieux signaler. Elle est de savoir comment l’institution voit ce que les familles ne voient pas toujours.
Pourquoi maintenant?
Le 7 mai 2026, plus de treize ans [76] après le suicide de Marion Fraisse [77] - adolescente harcelée devenue, depuis, le visage d’une vigilance nationale tardive - la Défenseure des droits choisit de publier ce volume. Le calendrier n’est pas neutre. Le rapport annuel 2025 [78] a été publié le 9 avril 2026 [79]. La Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire approchera, le 7 novembre [80].
Le rapport est sur le bureau. Un parent sur trois. Sept pour cent qui portent plainte. Un écart sensible entre ce que les enfants vivent et ce que les parents perçoivent. Le silence dans les couloirs des collèges, la nuit, n’a pas changé.
► Lire aussi: La loi du 2 mars 2022 dans son intégralité
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (80)
« Enquête sur l'accès aux droits - 2e édition - Volume 4: Harcèlement et discriminations en milieu scolaire, Perceptions et réactions des parents - mai 2026 (pdf, 642.61 Ko) »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Le quatrième, publié le 7 mai 2026, est consacré à la perception et aux réactions des parents face au harcèlement et discriminations en milieu scolaire. »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Le Défenseur des droits publie ce jour le quatrième volet de sa grande Enquête Accès aux droits »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Un tiers des parents déclarent que leur enfant a été victime de harcèlement par d’autres élèves ou discriminé par l’institution scolaire »
la-croix.com ↗ ↩
« Plus d’un tiers (35 %) des parents rapporte qu’au moins l’un de leurs enfants a fait l’objet de harcèlement scolaire de la part d’autres élèves. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 1 parent sur 3 (32%) estime qu’au moins l’un de ses enfants a fait l'objet de traitements inégalitaires »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« un parent sur six (16 % des parents d’enfants âgés de 11 à 18 ans) déclare qu’au moins un de ses enfants a été cyberharcelé »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Réalisée par Ipsos entre octobre 2024 et janvier 2025 »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Réalisée par Ipsos entre octobre 2024 et janvier 2025, l’enquête a été réalisée auprès de plus de 5000 personnes »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« 5030 personnes), estiment que des discriminations ont lieu « parfois » ou « souvent » à l’école et à l’université »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 692 parents ayant un enfant âgé de 6 à 23 ans »
lefigaro.fr ↗ ↩
« 1 692 parents ayant un enfant âgé de 6 à 23 ans interrogés sur les expériences vécues »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Le quatrième, publié le 7 mai 2026, est consacré à la perception et aux réactions des parents face au harcèlement et discriminations en milieu scolaire. »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Après une première édition en 2016, le Défenseur des droits renouvelle l'enquête en 2024 pour observer les évolutions. »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« une nouvelle enquête fondée sur les perceptions des parents, publiée jeudi 7 mai. Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 692 parents [.] Une première. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« « Aucune étude ne s’étant intéressée auparavant aux perceptions des parents quant aux atteintes aux droits subies par leurs enfants et la manière dont ils tentent, ou non, d’y réagir et de les protéger », note l’instance. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« "Plutôt que de fournir des chiffres sur l'ampleur des atteintes aux droits de l'enfant, cette étude renseigne avant tout la manière dont les parents se positionnent vis-à-vis de ces atteintes", détaille le rapport. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Ce document "montre un lien étroit entre harcèlement, cyberharcèlement et discriminations de la part de l'institution scolaire suggérant l'existence d'un continuum d'atteintes aux droits de l'enfant (.) susceptible de compromettre" son bien-être et sa scolarité. »
tf1info.fr ↗ ↩
« 81 % des parents déclarant que leur enfant a subi du cyberharcèlement déclarent qu’il a également fait l’objet de harcèlement »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« 57 % des parents déclarant que leur enfant a subi des différences de traitement de la part de l’École déclarent qu’il a également fait l’objet de harcèlement »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Et 72% d’entre eux rapportent plusieurs formes de différences de traitement par l’École »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« près d'un sur quatre en Europe »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Chaque mois, le harcèlement touche un élève sur trois dans le monde »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Le cyberharcèlement est de plus en plus répandu, touchant désormais un enfant sur dix, d'après les Nations unies »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Aujourd'hui, 80 millions d’enfants vivent dans l’Union européenne et sont exposés à ce phénomène »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Le 23 avril 2024, la Commission européenne a publié une recommandation visant à mieux protéger cette population contre la violence »
touteleurope.eu ↗ ↩
« ou des sanctions (19 %) »
la-croix.com ↗ ↩
« Ils dénoncent plus fréquemment des traitements inégalitaires lors de la notation (18 %) »
la-croix.com ↗ ↩
« que dans les décisions d’orientation (14 %) »
la-croix.com ↗ ↩
« Environ 70 % des parents qui dénoncent un traitement inégalitaire pensent qu’il est lié à un critère prohibé par la loi »
la-croix.com ↗ ↩
« (handicap, apparence physique, milieu social, couleur de peau, religion, nationalité, genre, orientation sexuelle) »
la-croix.com ↗ ↩
« l’origine ou la couleur de peau (25 %) »
tf1info.fr ↗ ↩
« ou encore le milieu social (21 %) »
tf1info.fr ↗ ↩
« Claire Hédon alerte sur son ampleur dans une nouvelle enquête »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le harcèlement scolaire reste « un phénomène massif » s’alarme le défenseur des droits. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’instance qui alerte sur un « continuum » d’atteintes aux droits au sein de l’École. »
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« Depuis la loi du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Les peines maximales encourues sont de dix ans de prison et de 150 000 euros d’amende en cas de suicide ou de tentative de suicide de la victime harcelée »
touteleurope.eu ↗ ↩
« la principale réaction des parents est d’en parler avec leur enfant (pour 92 % d’entre eux) »
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« ou leurs proches (73 %) »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« La démarche la plus fréquente pour faire reconnaître la différence de traitement est de contacter l’établissement (dans 71 % des cas) »
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« et seulement 41 % contactent l’établissement »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« les parents entreprennent plus souvent des démarches, administratives ou judiciaires, quand il s’agit d’inégalités de traitement à l’école (dans 16 % des cas) »
la-croix.com ↗ ↩
« que lorsque leurs enfants ont subi du harcèlement (7 %) »
la-croix.com ↗ ↩
« « des difficultés à identifier les démarches » ou « une crainte d’envenimer la situation par leur intervention » »
la-croix.com ↗ ↩
« les jeunes parents âgés de 18 à 34 ans »
sudouest.fr ↗ ↩
« Les mères, les jeunes parents (18-34 ans), plus sensibilisés aux questions d’inégalités, les parents ayant eux-mêmes subi des discriminations et ceux qui sont dans des situations précaires »
la-croix.com ↗ ↩
« Ces chiffres élevés peuvent "s’expliquer par une perception accrue (des parents) des atteintes aux droits du fait de leur propre expérience, mais probablement aussi par une reproduction des discriminations d’une génération à l’autre", note le Défenseur des droits. »
tf1info.fr ↗ ↩
« comme "la formation effective des membres de la communauté éducative" en matière de lutte contre les discriminations et des mesures pour ne pas "banaliser le phénomène de harcèlement" »
tf1info.fr ↗ ↩
« le programme pHARe - un plan de prévention et de traitement des situations de harcèlement à l'école »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Ce programme, initié en 2021 par l'ancien ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Ce programme, initié en 2021 par l'ancien ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. »
tf1info.fr ↗ ↩
« généralisé aux écoles et collèges à la rentrée 2022 »
touteleurope.eu ↗ ↩
« il est étendu aux lycées depuis la rentrée 2023 »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Professeure agrégée de lettres, Marie Quartier est aussi directrice générale adjointe de l'association Centre RESIS, qui intervient auprès des professionnels sur la thématique du harcèlement scolaire. »
tf1info.fr ↗ ↩
« C'est un dispositif qui représente un très grand progrès, par rapport au vide absolu qui existait auparavant sur le sujet. »
tf1info.fr ↗ ↩
« On peut constater une réelle libération de la parole sur le sujet. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Nous observons un manque de clarté et de cohérence sur la méthode d'un établissement à l'autre. »
tf1info.fr ↗ ↩
« De mauvaises habitudes subsistent aussi dans l'analyse de ce qu'est ce phénomène, et dans les réflexes que les personnels ont face aux situations. »
tf1info.fr ↗ ↩
« qu'on a réussi à faire passer l'idée qu'il fallait cesser de chercher le coupable du côté de la victime. »
tf1info.fr ↗ ↩
« Je pense que le programme s'essouffle parce que les politiques ne le défendent pas assez. »
tf1info.fr ↗ ↩
« la Finlande a développé 'KiVa'. Créé en 2006 par l’équipe de recherche de Christina Salmivalli »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Créé en 2006 par l’équipe de recherche de Christina Salmivalli »
touteleurope.eu ↗ ↩
« En 2009, il a été implanté dans plus de 90 % des écoles en Finlande »
touteleurope.eu ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le seuil de 90% d'écoles finlandaises ayant adopté KiVa n'a pas été atteint dès 2009 (année du lancement national) mais progressivement entre 2009 et 2013, selon les sources académiques et Le Monde (23 janvier 2012, qui mentionnait alors 2 260 établissements adoptants). ↩
« En Irlande, la loi dite 'Coco' [.] a été promulguée en février 2021 »
touteleurope.eu ↗ ↩
« la loi dite 'Coco' (du nom d'une des victimes) sur le harcèlement »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Quatre ans plus tôt, le parlement italien avait quant à lui approuvé une législation contre le cyberharcèlement »
touteleurope.eu ↗ ↩
« "indique l'enquête (nouvelle fenêtre) de l'Institut national de la statistique sur les cyberviolences" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "28% des collégiens pendant l'année 2021-2022" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "23% des lycéens ont subi au moins une fois une forme de cyberviolence en lien avec le cadre scolaire" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "31% des collégiennes et 25% des lycéennes déclarent au moins une forme de cyberviolence" »
tf1info.fr ↗ ↩
« "contre 26% des collégiens et 20% des lycéens" »
tf1info.fr ↗ ↩
« la communication du numéro d’urgence qu'est le 3018 destiné à l'écoute des victimes et des familles »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Ce numéro, gratuit, anonyme et confidentiel, est disponible 7j/7, de 9h à 23h »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Depuis avril 2022, les écoutants du 3018 ont la possibilité de transmettre des signalements à l’Éducation nationale »
touteleurope.eu ↗ ↩
« Plus de 13 ans après le suicide de Marion Fraisse »
lefigaro.fr ↗ ↩
« le suicide de Marion Fraisse »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La Défenseure des droits publie son rapport annuel pour l’année 2025 »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« 09 avril 2026 »
defenseurdesdroits.fr ↗ ↩
« Organisée tous les 7 novembre à l'initiative des membres de l'UNESCO »
touteleurope.eu ↗ ↩
Sources
- Un tiers des parents déclarent que leur enfant a été harcelé ou discriminé à l'école
- Harcèlement, traitement inégalitaire et discriminations à l’école : Un parent sur trois déclare que son enfant en a été victime
- Harcèlement scolaire : « un phénomène massif », alerte une enquête inédite du Défenseur des droits
- Enquête sur l'accès aux droits - 2e édition - Volume 4 : Harcèlement et discriminations en milieu scolaire, Perceptions et réactions des parents - mai 2026
- Harcèlement scolaire : un tiers des parents déclarent que leur enfant est touché
- École : un parent sur trois estime que son enfant a été victime de harcèlement ou de discrimination
- Près de 3 collégiens sur 10 victimes de cyberviolence : les chiffres chocs de l'Insee
- Harcèlement scolaire : l’UE se mobilise face à un fléau qui touche un élève sur quatre
- "De mauvaises habitudes subsistent" : quel bilan pour le dispositif pHARe contre le harcèlement scolaire ?
