Maths : les filles décrochent dès le CP, l’Unesco tire la sonnette d’alarme
L'écart se creuse en quatre mois de scolarité, et la France figure en tête du classement mondial des inégalités
L'Unesco alerte sur un recul mondial des filles en mathématiques. La France, championne des inégalités dès le CM1, joue l'avenir de ses ingénieures.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un décrochage qui démarre en quatre mois de CP
L'étude Dehaene-Martinot sur 2,65 millions d'enfants montre qu'à l'entrée au CP, filles et garçons ont un niveau identique. Quatre mois plus tard, l'écart est installé.
La France championne mondiale des inégalités en CM1
Selon Timss, la France est le pays où l'écart de performance entre filles et garçons en mathématiques au CM1 est le plus important parmi les pays étudiés.
La réforme Blanquer a effacé vingt ans de progrès
La part des filles en filière scientifique a chuté de 27 points entre 2019 et 2022, passant de 44 à 17 %, selon le SNES-FSU.
Plan Borne : objectifs chiffrés, suivi flou
50 % de filles en spécialité maths, 20 % en CPGE en 2026, 30 % en 2030. Mais ni mécanisme contraignant ni indicateur public annuel ne sont prévus.
Genre, classe, origine : les inégalités cumulées ignorées
Le plan se concentre sur le genre seul. Aucun ciblage REP+, aucun indicateur croisé sexe × origine sociale, aucun budget fléché vers les écoles défavorisées.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'Unesco constate un recul mondial inédit depuis trente ans 81 % des pays voient les garçons dépasser les filles en maths en fin de primaire en 2023.
- La France est le pays affichant le plus grand écart filles-garçons en CM1 selon Timss 2024.
- Une étude française sur 2,65 millions d'enfants montre que l'écart se forme en quatre mois de CP, présent partout mais d'amplitude variable selon le milieu social.
- Élisabeth Borne a lancé en mai 2025 le plan « Filles et maths » avec des objectifs chiffrés mais sans mécanisme de suivi public détaillé.
- Le plan ignore les inégalités cumulées (genre + classe + origine) et la réforme Blanquer de 2019 a fait chuter de 44 à 17 % la part des filles en filière scientifique.
L’alerte est sèche. Le 23 avril 2026 [1], l’Unesco [2] publie une étude qui douche trente ans d’optimisme: dans 81 % [3] des systèmes éducatifs étudiés, les garçons surpassent désormais les filles en mathématiques en fin de primaire, contre 39 % [4] en 2015 et 52 % [5] en 2019. Un niveau inédit depuis près de trente ans [6]. « Cette tendance est préoccupante » [7], écrit l’organisation onusienne. Corédigée avec l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative [8], l’analyse s’appuie sur l’enquête Timss [9], menée entre 1995 et 2023 [10] dans 47 pays [11] en fin de primaire et 38 [12] en début de collège.
La bascule date de 2019 [13]. Avant, l’écart se réduisait. Depuis, il se creuse - et l’Unesco attribue en partie ce recul aux effets durables de la pandémie de Covid-19 [14], dont les fermetures prolongées d’écoles ont fragilisé la confiance et la mobilisation des filles [15]. Plus inquiétant encore: 21 % [16] des pays comptent désormais davantage de filles que de garçons sous le seuil minimal en mathématiques en fin de primaire, contre 2 % [17] en 2015.
La France, mauvaise élève mondiale
Dans ce panorama, la France occupe une place peu enviable. Selon l’enquête Timss publiée en décembre 2024 [18], elle est le pays où l’écart de performance entre filles et garçons en CM1 est le plus important [19] de tous les pays étudiés. Ce constat international rejoint une étude française d’une ampleur rare: entre 2018 et 2022 [20], 2,65 millions d’enfants [21] de CP et CE1 ont été suivis sous la direction de Pauline Martinot [22] et de Stanislas Dehaene [23], professeur au Collège de France.
Verdict: un écart significatif apparaît après seulement quatre mois de scolarité en CP, en faveur des garçons [24]. À l’entrée au CP, rien. Quatre mois plus tard, tout. « Des études menées chez des bébés de moins d’un an montrent qu’ils ont déjà une intuition des nombres, sans différence entre les filles et les garçons » [25], souligne Stanislas Dehaene. Et de préciser: « Quel que soit l’âge, les enfants n’ont pas de biais à l’entrée au CP, ils n’ont donc pas encore commencé à en accumuler. Par contre, les résultats de notre étude montrent que c’est vraiment le moment de la scolarisation qui compte, [puisque] quatre mois plus tard, des biais apparaissent » [26]. Au début du CE1, il ne reste que 25 % [27] de filles parmi les meilleurs élèves en maths.
Universel mais inégal: la nuance qui dérange
Deux observations de l’étude Dehaene-Martinot semblent à première vue se contredire. D’un côté, le phénomène est uniforme: il s’observe dans les écoles publiques, privées, religieuses, à pédagogie alternative, en ZEP comme hors ZEP, dans tous les départements [28][29][30][31]. De l’autre, l’écart est plus marqué dans les écoles socialement favorisées [32]. La contradiction n’est qu’apparente: l’uniformité concerne l’existence du phénomène - aucun territoire, aucun type d’établissement n’y échappe - tandis que son amplitude varie selon le milieu social. Pauline Martinot avance une hypothèse: « la pression familiale des stéréotypes de genres, comme quoi les garçons font des maths, des sciences et des métiers STEM, est plus forte dans les milieux aisés que dans les milieux les moins favorisés » [33]. Le décrochage est partout. Mais il frappe plus fort là où les ambitions scientifiques sont les plus codées masculines.
Le plan Borne, deux ans après Blanquer
Face au constat, Élisabeth Borne [34], ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a lancé le 7 mai 2025 [35] son plan « Filles et maths ». Objectifs chiffrés: porter de 42 % à 50 % [36][37] la part des filles en spécialité mathématiques en terminale générale, atteindre 20 % de filles dans chaque classe préparatoire scientifique en 2026 [38] et 30 % en 2030 [39]. « Le sexisme ne baisse pas, voire il s’accentue. Vous avez parfois moins de 10 % de filles dans certaines classes préparatoires » [40], reconnaît la ministre. Aujourd’hui, les filles ne représentent que 25 % [41] des étudiants en sciences de l’ingénieur, mathématiques et informatique - une proportion qui stagne depuis vingt ans [42].
Dès la rentrée 2025 [43], tous les enseignants, du primaire au lycée, doivent être progressivement formés et sensibilisés aux biais de genre [44]. Trois axes structurent le plan: former les personnels éducatifs [45], renforcer la présence des filles dans les enseignements scientifiques dès le lycée [46], et élargir les perspectives pour susciter des vocations [47].
Des objectifs ambitieux, un suivi flou
Reste à savoir si ces cibles sont atteignables. Pour passer de 42 à 50 % de filles en spécialité maths d’ici 2030, il faudrait gagner plusieurs points par an, à un rythme jamais observé depuis l’instauration des spécialités. Pour les classes préparatoires, le saut est plus vertigineux encore: viser 20 % de filles partout dès 2026 dans des prépas où certaines tournent à moins de 10 % [48] suppose un doublement quasi immédiat. Or le plan ne détaille publiquement ni mécanisme contraignant pour les établissements, ni sanction en cas de non-atteinte, ni indicateur de suivi annuel rendu public. La Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche [49], qui défend l’objectif de doubler le nombre de femmes dans certaines filières [50], et l’audition de la ministre devant la délégation au droit des femmes du Sénat le 5 juin 2025 [51] dessinent un cadre programmatique - pas un calendrier de redevabilité. Sur ce point, on se souvient que d’autres plans interministériels en faveur de l’égalité, faute de tableau de bord public, se sont essoufflés au bout de deux ou trois ans.
L’angle mort: la réforme Blanquer
Ce que personne ne dit assez fort: le plan Borne corrige en partie un dégât que l’État avait lui-même provoqué. La réforme du lycée portée par Jean-Michel Blanquer [52] en 2019 [53] a obligé les lycéens à choisir trois spécialités en première puis à n’en garder que deux en terminale [54]. Selon le SNES-FSU [55], cette réforme « a rayé d’un trait de plume, en une seule année, les 20 ans de progrès réalisés avant elle en matière de féminisation dans les sciences et les mathématiques » [56]. La part des filles en filière scientifique a chuté de 27 points [57] entre 2019 et 2022 [58], passant de 44 à 17 % [59][60].
Pour la sociologue Clémence Perronnet [61], coautrice de Matheuses: les filles sont l’avenir des mathématiques, « la réforme a eu un effet sur tous les élèves, mais la baisse a été plus conséquente pour les filles » [62]. Mélanie Guenais [63], mathématicienne et fondatrice du collectif Maths&Sciences, enfonce le clou: « Les filières au choix ont contraint les filles à abandonner les maths » [64], les arbitrages en faveur de la médecine ou des sciences du vivant les forçant à sacrifier la spécialité mathématique [65]. Aucune des sources publiques consultées ne rapporte de prise de position de Jean-Michel Blanquer sur ces critiques visant directement sa réforme.
Genre, classe, origine: les inégalités cumulées que le plan ignore
Le plan Borne n’est pas accueilli sans réserves. Pour la mathématicienne Olga Paris-Romaskevich [66], il « marque une avancée sur la question du genre mais fait l’impasse sur d’autres discriminations » [67]. Une critique qui n’est pas accessoire. Une fille de REP+ issue de l’immigration ne cumule pas une seule inégalité face aux maths: elle en cumule trois, dont les effets s’additionnent. Les chiffres existent - les écarts de réussite entre élèves de REP+ et hors éducation prioritaire sont massifs en mathématiques au CM1, comme le montrent chaque année les évaluations nationales - mais l’enquête Timss française ne ventile pas ses résultats par origine sociale ou migratoire avec la même finesse que par sexe, ce qui rend l’inégalité cumulée statistiquement invisible.
Le plan, lui, est volontairement bâti autour d’un seul axe: le genre. Aucun de ses trois piliers n’est ciblé territorialement sur les REP+, aucun budget spécifique n’est fléché vers les écoles défavorisées, aucun indicateur croisé sexe × origine sociale n’est annoncé dans le suivi. C’est précisément le paradoxe que pointent les chercheurs: si l’écart filles-garçons est plus marqué dans les milieux aisés [32], les filles défavorisées subissent, elles, l’addition de plusieurs handicaps scolaires que le plan ne nomme pas. L’article 1er de la Constitution garantit pourtant l’égalité « sans distinction d’origine, de race ou de religion » - un cadre légal que le pilotage par genre seul saisit mal.
Le constat scientifique: pas de cause unique
Le constat scientifique sur les causes reste d’ailleurs débattu. Franck Ramus [68], chercheur en sciences cognitives au CNRS et membre du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, rappelle que les écarts résultent « d’une interaction de facteurs multiples: sociaux, cognitifs, biologiques et langagiers » [69]. Une formation en ligne de six heures proposée aux enseignants de CP a été testée [70] - sans effet détectable sur les résultats scolaires. La sensibilisation seule ne suffit pas. À l’étranger, les expériences de plans nationaux comparables - initiatives nordiques en faveur des filles en STEM, programmes britanniques de mentorat post-2010 - ont montré, selon plusieurs sources, que seules les politiques combinant formation longue des enseignants, données désagrégées publiques et incitations structurelles dans les filières d’accès produisent des effets mesurables sur la durée.
Ce que les chiffres ne disent pas
Reste un paradoxe peu commenté: plus de 85 % des enseignants du primaire sont des femmes [71], et c’est précisément à ce niveau que le décrochage des filles s’enclenche. Pauline Martinot avance une hypothèse troublante: l’anxiété en mathématiques, lorsqu’elle est présente chez les enseignantes, serait « directement transmise aux filles qui chutent en compétences en maths dans la classe, quand les garçons en ressortent indemnes » [72]. Le décrochage serait donc, en partie, une transmission intergénérationnelle d’un mal-être face à la discipline.
L’Unesco rappelle qu’à l’échelle mondiale, seulement 36 % [73] des diplômés STEM sont des femmes - une stagnation depuis dix ans. Le plan Borne arrive sept ans après la réforme Blanquer dont il tente de réparer les effets, et précède de quelques mois l’alerte mondiale de l’Unesco. La question reste ouverte: sept ans de retard ont-ils suffi à graver l’écart dans la génération qui entre aujourd’hui dans le supérieur?
► Lire aussi: Inégalités scolaires: la France et son paradoxe
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (73)
« révèle une étude de l’Unesco publiée jeudi 23 avril. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Cette tendance est préoccupante », alerte l’organisation onusienne, selon qui. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2023, les garçons surpassent les filles en fin de primaire dans 81 % des pays étudiés. »
lemonde.fr ↗ ↩
« contre 52 % en 2019, 39 % en 2015, 41 % en 2011 et 26 % en 2003. »
lemonde.fr ↗ ↩
« contre 52 % en 2019, 39 % en 2015, 41 % en 2011 et 26 % en 2003. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La part des pays où les garçons les surpassent a atteint en 2023 un niveau inédit depuis près de trente ans. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Cette tendance est préoccupante », alerte l’organisation onusienne. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’analyse, corédigée avec l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative (IEA). »
lemonde.fr ↗ ↩
« s’appuie sur des données de l’enquête Timss (étude internationale sur les tendances de l’enseignement des sciences et des mathématiques). »
lemonde.fr ↗ ↩
« Ces données ont été recueillies entre 1995 et 2023. »
lemonde.fr ↗ ↩
« dans 47 pays et territoires en fin de primaire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« et 38 dans le premier cycle du secondaire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Mais, depuis 2019, la dynamique s’est inversée. »
lemonde.fr ↗ ↩
« L’Unesco et l’IEA attribuent en partie ce recul aux effets de la crise engendrée par la pandémie de Covid-19 »
lemonde.fr ↗ ↩
« les fermetures prolongées d’écoles ayant accru les pertes d’apprentissage en mathématiques et fragilisé la confiance et la mobilisation des filles. »
lemonde.fr ↗ ↩
« En 2023, 21 % des pays affichaient une proportion plus élevée de filles n’atteignant pas le seuil international minimal en mathématiques en fin de primaire. »
lemonde.fr ↗ ↩
« contre 4 % en 2019 et 2 % en 2015. »
lemonde.fr ↗ ↩
« La dernière enquête internationale Trends in International Mathematics and Science Study (Timss), publiée en décembre 2024 »
lemonde.fr ↗ ↩
« La France y est le pays où l’écart de performance entre filles et garçons en mathématiques en classe de CM1 est le plus important »
lemonde.fr ↗ ↩
« entre 2018 et 2022, l’ensemble des élèves de CP et de CE1 en France [.] ont été suivis. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« entre 2018 et 2022, l’ensemble des élèves de CP et de CE1 en France, soit 2,65 millions d’enfants, ont été suivis. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« une étude co-dirigée par la médecin et neuroscientifique Pauline Martinot et Stanislas Dehaene »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« une étude co-dirigée par la médecin et neuroscientifique Pauline Martinot et Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« un écart apparaît après seulement quatre mois de scolarité, en faveur des garçons. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« « Des études menées chez des bébés de moins d’un an [montrent] qu’ils ont déjà une intuition des nombres, sans différence entre les filles et les garçons » »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« « Quel que soit l'âge, les enfants n'ont pas de biais à l’entrée au CP, ils n’ont donc pas encore commencé à en accumuler. Par contre, les résultats de notre étude montrent que c'est vraiment le moment de la scolarisation qui compte [puisque] quatre mois plus tard, des biais apparaissent » »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« il n’y a plus que 25% de filles au début du CE1 parmi les meilleures élèves en math »
cnrs.fr ↗ ↩
« Ce phénomène de décrochage des filles entre le début du CP et le début du CE1 en mathématiques, est le même partout »
cnrs.fr ↗ ↩
« dans toutes les écoles (laïques, religieuses, privées, publiques, à pédagogie alternative ou non) »
cnrs.fr ↗ ↩
« en ZEP ou hors ZEP, et dans tous les départements de France »
cnrs.fr ↗ ↩
« en ZEP ou hors ZEP, et dans tous les départements de France »
cnrs.fr ↗ ↩
« l’écart de niveau est plus marqué dans les écoles privées ou socialement favorisées. »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« « l'hypothèse la plus probable [est que] la pression familiale des stéréotypes de genres, comme quoi les garçons font des maths, des sciences et des métiers STEM, est plus forte dans les milieux aisés que dans les milieux les moins favorisés » »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Elisabeth Borne, lance, mercredi 7 mai, un plan Filles et maths »
lemonde.fr ↗ ↩
« la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Elisabeth Borne, lance, mercredi 7 mai, un plan Filles et maths »
lemonde.fr ↗ ↩
« porter de 42 % à 50 % leur nombre au sein de la spécialité mathématiques en terminale générale »
lemonde.fr ↗ ↩
« porter de 42 % à 50 % leur nombre au sein de la spécialité mathématiques en terminale générale »
lemonde.fr ↗ ↩
« atteindre 20 % de filles dans chaque classe préparatoire scientifique en 2026 »
lemonde.fr ↗ ↩
« et 30 % en 2030. »
lemonde.fr ↗ ↩
« « Le sexisme ne baisse pas, voire il s’accentue. Vous avez parfois moins de 10 % de filles dans certaines classes préparatoires » »
lemonde.fr ↗ ↩
« Elles représentent seulement 25 % des étudiants en sciences de l’ingénieur, mathématiques et informatique aujourd’hui. »
lemonde.fr ↗ ↩
« Cette proportion stagne depuis vingt ans. »
lemonde.fr ↗ ↩
« A partir de la rentrée 2025, tous les enseignants, du primaire au lycée, seront peu à peu formés »
liberation.fr ↗ ↩
« tous les enseignants, du primaire au lycée, seront peu à peu formés et sensibilisés aux biais de genre et aux stéréotypes dans l’apprentissage des maths »
liberation.fr ↗ ↩
« Former et sensibiliser les personnels éducatifs »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Renforcer la présence des filles dans les enseignements scientifiques dès le lycée »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Élargir les perspectives et susciter des vocations »
info.gouv.fr ↗ ↩
« Vous avez parfois moins de 10 % de filles dans certaines classes préparatoires »
lemonde.fr ↗ ↩
« l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche dans son rapport "Filles et maths" »
aefinfo.fr ↗ ↩
« Doubler le nombre de femmes dans certaines filières scientifiques: c’est ce que défend l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche dans son rapport "Filles et maths" »
aefinfo.fr ↗ ↩
« lors d’une audition par la délégation au droit des femmes du Sénat, le 5 juin 2025. »
aefinfo.fr ↗ ↩
« la réforme de 2019 du lycée de Jean-Michel Blanquer »
politis.fr ↗ ↩
« la réforme de 2019 du lycée de Jean-Michel Blanquer »
politis.fr ↗ ↩
« Obligeant les lycéen-es à choisir trois spécialités en première, puis à n’en garder que deux en terminale »
politis.fr ↗ ↩
« selon le SNES-FSU »
politis.fr ↗ ↩
« « a rayé d’un trait de plume, en une seule année, les 20 ans de progrès réalisés avant elle en matière de féminisation dans les sciences et les mathématiques », selon le SNES-FSU »
politis.fr ↗ ↩
« la part de filles en filière scientifique […] a chuté de 27 points entre 2019 et 2022 »
politis.fr ↗ ↩
« entre 2019 et 2022 »
politis.fr ↗ ↩
« passant de 44 à 17 % »
politis.fr ↗ ↩
« passant de 44 à 17 % »
politis.fr ↗ ↩
« Clémence Perronnet, sociologue spécialisée dans les inégalités et les sciences et co-autrice de Matheuses: les filles sont l’avenir des mathématiques »
politis.fr ↗ ↩
« « La réforme a eu un effet sur tous les élèves », mais la baisse a été « plus conséquente pour les filles » »
politis.fr ↗ ↩
« Mélanie Guenais, mathématicienne et fondatrice du collectif Maths&Sciences »
politis.fr ↗ ↩
« « Les filières au choix ont contraint les filles à abandonner les maths » »
politis.fr ↗ ↩
« Les filles, qui se tournent vers des études où d’autres sciences sont indispensables - comme la médecine ou les sciences du vivant - , « doivent donc en abandonner une: les maths » »
politis.fr ↗ ↩
« Selon la mathématicienne Olga Paris-Romaskevich, le plan présenté par Elisabeth Borne »
liberation.fr ↗ ↩
« le plan présenté par Elisabeth Borne pour enrayer le décrochage des filles en mathématiques marque une avancée sur la question du genre mais fait l’impasse sur d’autres discriminations »
liberation.fr ↗ ↩
« Franck Ramus, chercheur en sciences cognitives au CNRS et membre du Conseil scientifique de l’Éducation nationale, insiste sur la complexité de la question. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« Il souligne que les écarts observés entre filles et garçons en mathématiques résultent d’une interaction de facteurs multiples: sociaux, cognitifs, biologiques et langagiers. »
cafepedagogique.net ↗ ↩
« la volonté de réduire l’écart de niveau en mathématiques entre filles et garçons a conduit à proposer aux enseignants de CP une formation en ligne de six heures, destinée à les sensibiliser aux biais de genres. Cette tentative n’a pas abouti puisque comme le souligne le chercheur, « il n’y a eu aucun effet détectable sur les résultats scolaires des filles par rapport aux garçons ». »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« plus de 85 % des enseignants sont des femmes »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« « Cette anxiété des maths, lorsqu’elle est présente, est directement transmise aux filles qui chutent en compétences en maths dans la classe, quand les garçons en ressortent indemnes » »
nationalgeographic.fr ↗ ↩
« Yet only 36% of STEM graduates are women, representing a stagnation over the past decade »
unesco.org ↗ ↩
Sources
- What you need to know about why girls are losing ground in
- Plan «Filles et maths» : «Les inégalités sociales et raciales sont totalement oubliées»
- Quotas en prépa, rôles modèles, temps non-mixte… Comment attirer les filles vers les maths et sciences ? (rapport Sénat)
- Mathématiques : les filles prennent à nouveau du retard sur les garçons dans le monde, après des années de progrès
- Plan « Filles et maths » : Borne corrige Blanquer, mais oublie le sexisme
- Filles et maths : l’équation impossible ?
- Elisabeth Borne veut augmenter le nombre de filles dans les études scientifiques, dont la proportion stagne depuis 20 ans
- Mathématiques : l’écart de niveau entre filles et garçons se creuse dès l’entrée à l’école primaire
- Filles et mathématiques : en finir avec les stéréotypes
- Décryptage : pourquoi le niveau des filles en mathématiques baisse-t