Jordan Rizzi en détention provisoire pour viols et harcèlement présumés

L'ancien animateur de Guadeloupe La 1ère a été mis en examen le 30 avril 2026 après 48 heures de garde à vue, dans une affaire impliquant des victimes présumées en Guadeloupe et en Guyane.

Jordan Rizzi en détention provisoire pour viols et harcèlement présumés
Illustration Sylvie Tchangou / info.fr

Jordan Rizzi, ancien animateur de Guadeloupe La 1ère, a été mis en examen pour viols présumés et harcèlement moral le 30 avril 2026. Placé en détention provisoire à Pointe-à-Pitre, il fait l'objet d'une enquête ouverte en 2024 après des dénonciations sur les réseaux sociaux. Des victimes présumées ont été identifiées en Guadeloupe et en Guyane.

Jordan Rizzi, ancien animateur de Guadeloupe La 1ère, a été mis en examen pour viols présumés et harcèlement moral le 30 avril 2026. Placé en détention provisoire à Pointe-à-Pitre, il fait l’objet d’une enquête ouverte en 2024 après des dénonciations sur les réseaux sociaux. Des victimes présumées ont été identifiées en Guadeloupe et en Guyane.

L’essentiel

  • Mis en examen le 30 avril 2026 : Jordan Rizzi a été déféré devant le parquet de Pointe-à-Pitre après 48 heures de garde à vue, puis placé en détention provisoire le soir même par le juge des libertés et de la détention.
  • Chefs d’inculpation : viols présumés, harcèlement moral, violences physiques et verbales, ainsi que revenge porn, selon plusieurs médias régionaux.
  • Enquête ouverte en 2024 : suite à des dénonciations publiques sur les réseaux sociaux impliquant plusieurs jeunes femmes en Guadeloupe et en Guyane.
  • Plus de 15 victimes potentielles : selon le compte MeTooGuadeloupe sur X, dont une ex-compagne décédée par suicide lié aux violences présumées.
  • Appel à témoins en Guyane : le parquet de Pointe-à-Pitre invite d’éventuelles victimes ou témoins guyanais à se manifester.

48 heures de garde à vue, puis la prison

Jordan Rizzi a été interpellé et placé en garde à vue avant d’être déféré devant le parquet de Pointe-à-Pitre le jeudi 30 avril 2026, rapportent France-Antilles Guadeloupe et RCI. Le même soir, le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire sur réquisition du parquet.

Un juge d’instruction a formellement mis l’animateur en examen pour viols présumés et harcèlement moral. Selon France-Antilles et Guadeloupe La 1ère, des indices graves et concordants ont justifié l’ouverture d’une information judiciaire. L’instruction est en cours. Aucune date d’audience n’a été annoncée à ce stade.

Un animateur connu des antennes ultramarines

Publicité

Jordan Rizzi était présentateur de Le Presque Late Show, émission diffusée chaque dimanche à 20h sur Guadeloupe La 1ère, selon des publications de la chaîne et de France Télévisions Pro. Il jouissait d’une notoriété établie dans le paysage audiovisuel antillais.

En juin 2024, lors des premières dénonciations publiques, il avait désactivé ses comptes sur les réseaux sociaux, selon les médias Resca et des publications Instagram relayées à l’époque.

Des accusations portées depuis 2024 sur les réseaux sociaux

L’affaire a émergé publiquement il y a près de deux ans. Des dénonciations ont été relayées sur des pages militantes comme Balance ton porc Guyane et le compte MeTooGuadeloupe, impliquant plusieurs jeunes femmes des deux territoires.

Les accusations portées couvrent des abus sexuels, des violences physiques et verbales, ainsi que du revenge porn, selon des sources concordantes issues des médias et des réseaux sociaux. Au moins une plainte formelle a été déposée, selon RCI Guadeloupe.

Selon le compte MeTooGuadeloupe sur X, plus de 15 victimes potentielles auraient été identifiées en Guadeloupe et en Guyane. La même source signale le décès par suicide d’une ex-compagne, lié selon elle aux violences présumées. Cette information est portée par un compte militant et n’a pas été confirmée par une source officielle à ce stade.

La Guyane directement concernée par l’enquête

L’affaire déborde le seul territoire guadeloupéen. Des victimes présumées ont été identifiées en Guyane, territoire géographiquement distinct mais lié à la Guadeloupe par des réseaux sociaux, médiatiques et professionnels communs.

Le parquet de Pointe-à-Pitre a lancé un appel à d’éventuelles victimes ou témoins en Guyane pour qu’ils se manifestent et contribuent à l’instruction en cours, selon MeTooGuadeloupe. Cette démarche, relayée par plusieurs comptes militants, confirme que les investigations s’étendent au-delà de la Guadeloupe.

Dans un registre différent, d’autres affaires impliquant des figures locales ont récemment mobilisé la justice ultramarine. Un ex-animateur périscolaire parisien est jugé le 5 mai dans une affaire de harcèlement sexuel sur mineurs, rappelant la récurrence de ce type de dossiers impliquant des acteurs du secteur éducatif ou médiatique.

Contexte dans la Guyane

La Guyane (973) est un territoire d’outre-mer de quelque 300 000 habitants, éloigné géographiquement de la Guadeloupe mais partageant un espace médiatique et judiciaire commun avec les autres DOM des Antilles-Guyane. Les violences faites aux femmes y font l’objet d’une attention croissante des associations et des pouvoirs publics.

Un rapport du Sénat publié en 2017 relevait déjà que les violences sexuelles en outre-mer nécessitaient des dispositifs renforcés, sans chiffres spécifiques récents disponibles pour ce dossier. Le contexte local de mobilisation autour des violences de genre - visible à travers l’activité de comptes comme MeTooGuadeloupe et les relais sur Balance ton porc Guyane - illustre une prise de parole publique plus affirmée ces dernières années dans la région.

La dimension interterritoriale de cette affaire est notable : une instruction ouverte en Guadeloupe avec des faits présumés commis également en Guyane implique une coordination entre parquets et un appel à témoins étendu à 7 000 kilomètres de la métropole.

Des affaires récentes touchant d’autres territoires ont montré la complexité de tels dossiers. À Mayotte, l’État gère aussi des situations sensibles qui mêlent enjeux locaux et regards nationaux sur les outre-mer.

Instruction en cours, la parole aux victimes reste ouverte

L’information judiciaire est confiée à un juge d’instruction au tribunal de Pointe-à-Pitre. Jordan Rizzi reste présumé innocent jusqu’à un éventuel jugement définitif.

Le parquet n’a pas communiqué de calendrier pour la suite de la procédure. Des plaintes supplémentaires pourraient être déposées, selon RCI Guadeloupe. Toute victime ou témoin en Guyane est invité à contacter directement le parquet de Pointe-à-Pitre.

Sources

Sylvie Tchangou

Sylvie Tchangou

Sylvie est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Guyane (973), avec Cayenne pour chef-lieu. Spécialité du département : Centre spatial Kourou et Amazonie française. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Outre-mer.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie