Julian Alaphilippe cash : l’écart se creuse avec la jeune génération avant le Tour 2026
L'ancien double champion du monde, originaire du Cher, reconnaît ses incertitudes à l'approche de la Grande Boucle, tiraillé entre l'ambition d'une septième victoire d'étape et le constat d'un fossé générationnel.
À quelques jours du départ du Tour de France 2026, Julian Alaphilippe a livré des confessions sans filtre. Le coureur de Tudor, né à Saint-Amand-Montrond, admet que la nouvelle génération le distance et évoque une « saison galère ».
L’essentiel
- Fait 1 : Julian Alaphilippe, 34 ans, participe à son 8ᵉ Tour de France en juillet 2026 avec l’équipe Tudor.
- Fait 2 : Double champion du monde (2020, 2021), il totalise six victoires d’étape sur la Grande Boucle et vise une septième.
- Fait 3 : Le 2 juillet 2026, il déclare dans Midi Libre que « l’écart se creuse avec la jeune génération ».
- Fait 4 : Sa dernière saison est qualifiée de « galère » par L’Équipe, malgré une victoire au Grand Prix de Québec en septembre 2025.
À l’approche du Tour de France 2026, qui s’élance le 4 juillet de Lille, Julian Alaphilippe a choisi la transparence. Dans un entretien accordé à Midi Libre ce vendredi, le coureur de Tudor, originaire de Saint-Amand-Montrond (Cher), n’a pas masqué ses doutes. « L’écart se creuse avec la jeune génération », lâche-t-il, une phrase qui résonne comme un constat lucide sur le cyclisme actuel.
Un champion face au temps qui passe
À 34 ans, Alaphilippe n’est plus l’insouciant puncheur qui avait conquis le maillot jaune en 2019 et décroché deux titres mondiaux consécutifs (Imola 2020, Louvain 2021). Depuis son départ de Soudal-QuickStep pour Tudor en 2025, le Français vit une phase de transition. Comme il le confiait au Monde en 2025 : « J’ai eu des hauts très hauts et des bas très sombres. » Une franchise qu’il réitère aujourd’hui en évoquant une « saison galère », selon L’Équipe, avant ce Tour 2026.
Ce sentiment d’un fossé générationnel, le coureur l’avait déjà esquissé en février 2025 dans Ouest-France, assurant pourtant que « le feu est encore là ». Mais les faits sont têtus : la jeune garde (Van der Poel, Pogacar, Evenepoel… voire les espoirs français comme Lenny Martinez) impose un rythme que même un double champion du monde peiné à suivre.
L’ambition intacte : septième victoire d’étape
Malgré les doutes, Alaphilippe ne renonce pas. Le Télégramme rapporte qu’il rêve toujours d’une septième victoire d’étape sur le Tour de France. « Il est encore capable d’un coup d’éclat », estime son entourage. Le 12 septembre 2025, il a d’ailleurs prouvé qu’il restait compétitif en remportant le Grand Prix de Québec, une classique WorldTour. Une victoire qui, selon Radio-Canada, avait ravivé l’espoir d’un retour au premier plan.
Sur le plan technique, Alaphilippe s’est décrit comme « encore un peu de vieille école » face aux nouvelles générations (Cyclismactu). Un aveu qui n’enlève rien à sa palette de puncheur, mais qui souligne l’évolution du cyclisme vers des coureurs plus « complets », capables d’enchaîner chronos et cols de haute montagne.
Contexte dans le Cher : une terre de cyclisme
Né le 11 juin 1992 à Saint-Amand-Montrond, Julian Alaphilippe reste l’un des ambassadeurs du Cher sur la scène internationale. Le département, réputé pour ses routes du « circuit de l’Indien » et pour avoir vu naître d’autres champions comme le pistard Arnaud Tournant, suit avec attention la carrière de son prodige. À la sortie du village de Noirlac, le maillot arc-en-ciel d’Alaphilippe trône encore dans les mémoires. Pour les supporters locaux, chaque passage du Tour dans le Berry (étape de samedi à Bourges) sera l’occasion d’encourager leur « Loulou ».
Prochaine étape : le départ du Tour de France 2026, dimanche 4 juillet à Lille. Julian Alaphilippe y alignera son dossard 41 avec l’espoir d’accrocher une septième victoire d’étape - et de prouver que l’écart avec la jeune génération n’est pas infranchissable.