Kévin Vauquelin : « Je me la refais ce soir »
Le Français de Netcompany-INEOS termine 6e à deux secondes du vainqueur Mauro Schmid
Vauquelin franchit la ligne à Belfort deux secondes trop tard. Le Français analyse sa course, promet de recommencer.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Kévin Vauquelin termine 6e de l'étape 13 à Belfort, deux secondes derrière le vainqueur Mauro Schmid
- Le Français fait partie des 57 coureurs échappés et reste dans les neuf en tête au sommet du Ballon d'Alsace
- Schmid franchit la ligne en 4h 06' 58" après 205,8 km et 2 400 m de dénivelé
- Vauquelin promet de « se refaire l'étape ce soir » pour comprendre où l'écart s'est créé
Kévin Vauquelin franchit la ligne. Sixième. Deux secondes derrière Mauro Schmid. Il pose le vélo, enlève son casque, regarde ses pieds. Pas de cri. Pas de geste. Juste ce silence-là.
L’étape part de Dole. 205,8 kilomètres jusqu’à Belfort, 2 400 mètres de dénivelé. Cinquante-sept coureurs s’échappent dès les premiers kilomètres. Une fugue massive, celle qui sent bon pour les équipes sans leader au général. Netcompany-INEOS place Vauquelin dedans. C’est le plan.
Le Ballon d’Alsace arrive. 8,9 kilomètres à 6,9 % - catégorie 1. La course bascule. Devant, le groupe explose. Neuf coureurs restent en tête. Vauquelin en fait partie. Schmid aussi.
Dans la descente vers Belfort, le Suisse de Jayco-AlUla accélère. Vauquelin suit. Pas assez vite. Pas assez longtemps. Schmid franchit la ligne en 4h 06′ 58″. Vauquelin deux secondes plus tard.
Après la ligne, il parle. Pas énervé. Juste lucide. « Je me la refais ce soir », dit-il. La phrase sort comme ça, sans drame. Il analyse l’étape dans sa tête, rejoue les virages, revoit le placement. Ce que font tous les coureurs qui finissent à deux secondes. Sauf que lui, il le dit.
Le chrono ne ment pas. Deux secondes, c’est un battement de cœur. Un coup de pédale de trop dans le faux plat, un virage mal négocié, une hésitation dans la roue. Vauquelin le sait. Il a eu la course entre les mains au pied du Ballon d’Alsace - dans le groupe de neuf. Schmid a été plus fort dans le final.
Ce que personne ne dit: Vauquelin aurait pu lâcher dans l’ascension. Il ne l’a pas fait. Il est resté dans les neuf - a tenu jusqu’à Belfort, a pris la sixième place d’une étape de 205,8 kilomètres avec 2 400 mètres de grimpette. Pour un coureur de son calibre, c’est déjà une performance. Mais quand tu passes à deux secondes - les performances ne comptent plus. Il reste juste le goût amer.
Dans la zone mixte, il range son bidon, enfile un sweat. « Je me la refais ce soir. » La phrase tourne en boucle. Pas de colère. Juste cette promesse-là, dite à voix basse. Comme s’il se parlait à lui-même.
Demain, étape 14. Il remontera sur le vélo. Avec les mêmes jambes, le même maillot Netcompany-INEOS, la même course à refaire dans sa tête. C’est comme ça.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (5)
« K. VAUQUELIN. 04h 07' 00'' | + 00h 00' 02'' »
letour.fr ↗ ↩
« sa 6e place sur la 13e étape »
france.tv ↗ ↩
« fuga muy numerosa (57 corredores) »
x.com ↗ ↩
« 9-köpfige Spitzengruppe. Vauquelin. Schmid »
x.com ↗ ↩
« category-one climb of the Ballon d'Alsace, 8.9km at 6.9% »
theguardian.com ↗ ↩
