Open Stade Français 2026 : Kim Seohyeon et Rafael Papoian s’imposent en finale
Double 6-1, 6-1 en finale la Coréenne et le Russe ont dominé la Faisanderie sans trembler
La Sud-Coréenne et le Russe ont dominé leurs adversaires respectifs lors des finales moins de 14 ans disputées dimanche à Marnes-la-Coquette. Aucun Français n'a atteint les demi-finales.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Le désert français
Aucun tricolore en demi-finale. Julia Salamon et Nairouz Godhbane stoppées en quarts chez les filles, Loris Da Silva éliminé au même stade chez les garçons. Le tennis français junior cherche ses pépites.
Kim Seohyeon, déjà top 300 ITF
À 13 ans, la Sud-Coréenne pointe déjà dans le top 300 du classement ITF junior. Sa domination en finale confirme un niveau au-dessus de la moyenne de sa génération.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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1898
Concession à la Faisanderie
Le Stade Français obtient sa concession à la Prairie de la Faisanderie, lançant une longue tradition tennistique.
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1912
Premiers championnats du monde sur terre battue
Le Stade Français organise les premiers championnats du monde sur terre battue, marquant l'histoire du tennis français.
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1925
Championnats Internationaux de France
Le club organise les Championnats Internationaux de France, ancêtre de Roland-Garros.
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8 mars 2026
Rafael Papoian remporte le TIM Essonne
Le jeune Russe bat Timo Monier Vinard 6-2, 6-2 sans perdre un set.
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19 avril 2026
Titre Super à Maia
Rafael Papoian s'impose dans un tournoi de catégorie Super, confirmant sa montée en puissance.
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10-19 juil. 2026
36e Open Stade Français
Plus de 200 joueurs de 55 pays s'affrontent à la Faisanderie pour le titre le plus prestigieux des moins de 14 ans.
Dimanche 19 juillet - les courts en terre battue de la Faisanderie chauffent sous un soleil d’été. La 36e édition de l’Open Stade Français touche à sa fin. Dans les tribunes, quelques parents avec casquettes, des entraîneurs qui prennent des notes. Sur le central, deux finales programmées. Les moins de 14 ans jouent leur dernière carte.
Kim Seohyeon entre sur le court. La Sud-Coréenne, née en 2012 - est déjà classée dans le top 300 ITF. Face à elle, l’Italienne Olivia Serena Conticello. Le match ne traîne pas. Kim contrôle de bout en bout, dicte le rythme, ne laisse rien passer. Score final: 6-1, 6-1. Deux sets, zéro débat.
Quelques heures plus tard, Rafael Papoian fait son entrée. Le Russe, tête de série numéro 1 - arrive en finale après un parcours solide. En demi-finale, il a écarté l’Australien Christopher Manton. En quart, le Français Loris Da Silva a été éliminé face à lui. Son adversaire en finale: le Syrien Muhamed Eyad Saleem. Papoian ne trempe pas. Il applique son tennis, serre la vis, pousse l’autre dans les cordes. Même partition que chez les filles.
Les Français stoppés en quarts
Aucun tricolore n’a atteint les demi-finales cette année. Loris Da Silva est tombé en quarts face à Papoian. Côté filles, Julia Salamon s’est inclinée contre Kim Seohyeon en quart de finale le vendredi 17 juillet. Nairouz Godhbane - elle, a buté sur la Chinoise Guo Ketong. Les deux Françaises avaient pourtant montré du répondant au tour précédent. Salamon avait arraché un match contre la Kazakhe Aiym Kanagatova. Godhbane avait dominé son adversaire en huitième de finale. Mais en quarts, le niveau a basculé.
Ce que les autres tournois avaient déjà montré
Rafael Papoian ne découvre pas la victoire. Le 8 mars - il a remporté le TIM Essonne, battant Timo Monier Vinard 6-2, 6-2 sans perdre un set. Le 19 avril - il a levé un titre de catégorie Super à Maia. Quand un joueur enchaîne comme ça à cet âge, ce n’est plus du hasard. C’est une mécanique rodée, un tennis déjà structuré. Kim Seohyeon, elle, cartonne depuis des mois dans le circuit junior. Sa finale à Marnes-la-Coquette ne fait que confirmer ce que les classements ITF annonçaient déjà.
Un tournoi qui révèle des champions
L’Open Stade Français, c’est dix jours de matchs, plus de 200 participants venus de 55 pays. Une épreuve catégorie 1 Tennis Europe, le plus haut niveau pour les moins de 14 ans. Les courts de la Faisanderie, à Marnes-la-Coquette - ont vu passer Alexander Zverev - Daniil Medvedev - Andrey Rublev - Iga Świątek - Elena Rybakina. Tous ont joué ici avant de grimper au sommet du tennis mondial. Le Stade Français organise ce rendez-vous depuis 1898 - année où le club a obtenu sa concession à la Prairie de la Faisanderie. En 1912 - il a organisé les premiers championnats du monde sur terre battue. En 1925 - les Championnats Internationaux de France. Un pedigree lourd.
Les images qu’on ne verra pas
Sur les réseaux sociaux, quelques photos de remise de trophées. Pas de direct télévisé, pas de conférence de presse retransmise. Le tennis junior, même au plus haut niveau, reste un circuit discret. Les parents filment avec leurs portables, les entraîneurs prennent des notes dans des carnets. Les contrats de sponsoring viendront plus tard, quand les noms seront passés du circuit junior au circuit ATP ou WTA. Pour l’instant, ce sont juste des ados avec des raquettes et un rêve. Certains iront loin. D’autres disparaîtront. Dimanche à la Faisanderie, Kim Seohyeon et Rafael Papoian ont montré qu’ils ont l’étoffe. Le reste s’écrira ailleurs.
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