La Ciotat : l’État fait évacuer une plage occupée illégalement et saisit 330 transats
Les services de l'État sont intervenus jeudi 25 juin sur le lot n°1 de la Grande Plage pour mettre fin à une exploitation sans autorisation. 330 transats ont été saisis.
Jeudi 25 juin 2026, les services de l'État (DDTM, DDPP, forces de l'ordre) ont mis fin à l'occupation illégale du lot n°1 de la Grande Plage de La Ciotat. Au total, 330 transats et matelas installés sans autorisation ont été saisis. La mairie a ouvert une cellule d'accompagnement pour les saisonniers impactés.
L’essentiel
- Fait 1 : Intervention des services de l’État le jeudi 25 juin 2026 à La Ciotat.
- Fait 2 : Saisie de 330 transats et matelas installés sans autorisation sur le lot n°1 de la Grande Plage.
- Fait 3 : Un premier contrôle le 7 mai avait révélé l’absence d’autorisation pour la saison 2026.
- Fait 4 : La mairie a créé une cellule d’accompagnement pour les saisonniers concernés.
Ce qui s’est passé
Le jeudi 25 juin 2026 au matin, une opération conjointe de la direction départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), de la direction départementale de la Protection des Populations (DDPP) et des forces de l’ordre a été menée sur le lot n°1 de la Grande Plage de La Ciotat. L’objectif : mettre fin à une occupation illégale du domaine public maritime.
Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, les autorités ont saisi 330 transats et matelas, ainsi que des parasols, tables et brise-vues installés sans titre sur la plage. Les exploitants s’exposent à une amende de 1 500 € pour occupation sans titre et jusqu’à 7 500 € pour offre de service non autorisée.
Une absence d’autorisation depuis le printemps
L’affaire remonte au 7 mai 2026. Lors d’un contrôle de routine, la DDTM avait constaté que ce lot de plage était exploité sans aucune autorisation pour la saison 2026. Une injonction verbale avait été adressée aux responsables, suivie d’un courriel de mise en demeure le 4 juin. En l’absence de mise en conformité, les services de l’État ont décidé d’intervenir.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la procédure nationale de modification du trait de côte, précise la mairie de La Ciotat. Une situation comparable avait été observée récemment à Blois, où une terrasse illégale a été démantelée sous surveillance policière.
La réaction de la mairie : une cellule d’accompagnement
La ville de La Ciotat a pris acte de l’intervention. Dans un communiqué, elle annonce la mise en place d’une cellule d’accompagnement pour les personnels saisonniers impactés par l’arrêt brutal de l’activité. Cette cellule travaille en partenariat avec le PLIE, la Mission Locale, le Conseil départemental 13, la Métropole Aix-Marseille-Provence et France Travail.
L’objectif est d’offrir un soutien rapide aux employés qui se retrouvent sans emploi du jour au lendemain. La mairie n’a pas précisé le nombre de personnes concernées.
Dans un autre dossier similaire, une centaine de gendarmes avaient été mobilisés pour une expulsion à Brion (Ain).
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
La Ciotat, commune littorale des Bouches-du-Rhône de près de 38 000 habitants, connaît une forte pression sur son domaine public maritime chaque été. La Grande Plage, l’une des plus fréquentées de la ville, est divisée en plusieurs lots attribués par concessions. Le non-respect des autorisations est régulièrement sanctionné par les services de l’État.
Dans le département, la DDTM et la DDPP mènent des contrôles systématiques en début de saison estivale. L’enjeu est double : préserver l’accès libre du public à la plage et garantir une concurrence loyale entre les exploitants.
L’opération du 25 juin rappelle que l’État ne tolère pas les installations sauvages sur le littoral. Les responsables du lot n°1 devront répondre de leurs actes devant la justice.