La Norville : un exhibitionniste condamné à 18 mois de prison pour avoir ciblé des collégiennes
Le 12 juin 2026, un homme de 52 ans a été jugé pour s’être exhibé à trois reprises devant des élèves du collège Albert Camus. Récidiviste, il écope de prison avec sursis et obligation de soins.
Un habitant de Montlhéry a été condamné le 12 juin 2026 pour exhibition sexuelle à La Norville. Il abordait des collégiennes seules depuis sa voiture près du collège Albert Camus. Les faits ont eu lieu au début du printemps 2026.
L’essentiel
- Fait 1 : Un homme de 52 ans condamné le 12 juin 2026 pour exhibition sexuelle à La Norville (Essonne).
- Fait 2 : Trois collégiennes seules ont été ciblées près du collège Albert Camus, au volant d’une berline grise.
- Fait 3 : Peine : 18 mois de prison dont 12 avec sursis, six mois de bracelet électronique, obligation de soins et inscription au fichier des délinquants sexuels.
- Fait 4 : L’homme était déjà condamné pour des faits similaires il y a dix ans.
Des faits répétés au printemps 2026
Selon les informations d’Actu.fr et d’Evasion FM, un homme de 52 ans, domicilié à Montlhéry (91), a été jugé et condamné le 12 juin 2026 par le tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes. Il lui est reproché de s’être exhibé à trois reprises devant des collégiennes, en mars et avril 2026, à La Norville.
Le mode opératoire était systématique. Au volant de sa berline grise, l’homme repérait des élèves seules marchant à proximité du collège Albert Camus. Il s’arrêtait à leur hauteur, baissait son pantalon et se masturbait en criant : « Tu connais mister capote ». Puis il redémarrait en trombe.
Les trois jeunes victimes, âgées d’environ 12 à 14 ans, ont rapporté les faits à leurs parents dès le soir même. Chacune a ensuite déposé plainte au commissariat.
L’enquête : signalements et identification
Les enquêteurs ont exploité la vidéosurveillance municipale et les images de caméras de surveillance des riverains. Ils ont également soumis des planches photographiques aux victimes, qui ont partiellement reconnu le suspect. Selon Actu.fr, l’homme visionnait de façon compulsive des vidéos pornographiques avant ses virées. Il travaillait comme réceptionniste dans une entreprise à Bondoufle. L’exploitation de son ordinateur n’a pas révélé de contenus pédopornographiques, précisent les sources.
L’audition du mis en cause a permis de confirmer son implication. Il a reconnu les faits lors de sa garde à vue.
Une peine encadrée pour un récidiviste
Le tribunal d’Évry-Courcouronnes a prononcé une peine de 18 mois d’emprisonnement dont 12 mois avec sursis. La partie ferme sera exécutée sous bracelet électronique pendant six mois. L’homme est soumis à une obligation de soins psychiatriques pendant cinq ans et à une interdiction de contact avec les trois victimes durant trois ans. Il est inscrit au fichier des délinquants sexuels (FIJAIS).
Le casier judiciaire du prévenu mentionnait une condamnation similaire datant d’il y a dix ans, ce qui a conduit le parquet à requérir une peine plus lourde. Cette récidive a pesé dans la décision des juges.
Contexte dans l’Essonne
La Norville est une commune de 4 500 habitants située au nord de l’Essonne, à proximité d’Arpajon et de Montlhéry. Le collège Albert Camus, établissement public, accueille environ 700 élèves. Ce type de faits, bien que peu fréquent dans le secteur, inquiète les parents d’élèves. En mars 2025, un ancien professeur avait été condamné dans l’Ariège pour des agressions sexuelles sur une élève de 11 ans, illustrant la vigilance nécessaire autour des établissements scolaires (lire notre article).
La municipalité de La Norville et l’académie de Versailles n’ont pas communiqué sur d’éventuelles mesures de sécurité renforcées aux abords du collège. Les associations de parents d’élèves locales suivent le dossier de près.
L’obligation de soins et le suivi judiciaire du condamné devront être assurés pendant cinq ans, sous peine de révocation du sursis. Le parquet n’a pas fait appel de cette décision dans les délais impartis.