La Salvetat-Belmontet étend son réseau de soutien psychologique aux accidentés du domicile

La commune rurale du Tarn-et-Garonne renforce l'accompagnement post-traumatique des victimes d'accidents à domicile et de leurs familles.

La Salvetat-Belmontet étend son réseau de soutien psychologique aux accidentés du domicile
Illustration Jérôme Barthas / info.fr

À La Salvetat-Belmontet, le réseau local de solidarité s'élargit pour couvrir les victimes d'accidents domestiques. L'objectif : proposer un suivi psychologique et social adapté à la reconstruction personnelle et familiale. Un projet ancré dans les structures existantes de la commune.

La commune de La Salvetat-Belmontet, quelque 1 500 habitants dans le nord du Tarn-et-Garonne, élargit son dispositif d’accompagnement. Le service de solidarité municipal, qui comprend déjà une assistante de service social (Mme Planchenault) et une conseillère en économie sociale familiale (Mme De Grandis), étend désormais son périmètre aux victimes d’accidents domestiques, selon les informations publiées sur le site de la mairie.

L’enjeu est concret : un accident à domicile - chute, brûlure, intoxication - peut entraîner des séquelles psychologiques durables, tant pour la victime que pour les proches. Le service d’aide à domicile de la commune constitue un point d’entrée naturel pour identifier les situations à risque et orienter vers un suivi adapté.

Un contexte départemental sous tension

Cette extension s’inscrit dans un territoire où les traumatismes physiques sont en hausse. En 2025, le Tarn-et-Garonne a enregistré 243 accidents routiers, dont 17 mortels - soit 70 de plus qu’en 2024, selon les données relayées par Actu.fr. Si ces chiffres concernent la route, ils illustrent une réalité plus large : la reconstruction post-traumatique reste un angle mort des politiques de santé en zone rurale.

Au niveau départemental, des initiatives existent. En octobre 2025, des ateliers de prévention des accidents domestiques ont été organisés dans plusieurs Maisons des Solidarités, impliquant la CLCV, Soliha et la MSA, selon le magazine du Conseil départemental de Haute-Garonne. Le Conseil départemental du Tarn-et-Garonne, de son côté, a consacré plus de 33 millions d’euros à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie en 2024, pour 7 018 bénéficiaires - une enveloppe qui inclut désormais la Prestation de Compensation du Handicap pour troubles psychiques depuis 2023, d’après le rapport d’activité départemental.

Des ressources complémentaires à mobiliser

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Pour le suivi psychologique proprement dit, des Centres Médico-Psychologiques (CMP) gratuits sont accessibles dans les hôpitaux du département, avec des hôpitaux de jour proposant des ateliers collectifs. Une ressource que rappellent régulièrement des acteurs de terrain :

L’Association pour la Prévention des Accidents de la Vie Courante (APAVC) propose également des formations de secourisme et des actions de sensibilisation potentiellement adaptables à l’échelon local.

La dimension familiale du suivi est aussi au cœur du projet. Un accident grave bouleverse les équilibres du foyer, pas seulement la victime directe :

Le calendrier politique local pourrait peser sur le déploiement du dispositif. Le maire Bernard Pezous, en poste depuis plusieurs mandats, se représente aux élections municipales de 2026, selon La Dépêche du Midi. La continuité du projet dépendra en partie du résultat du scrutin. La mairie n’a pas encore communiqué de calendrier précis ni de budget alloué à cette extension du réseau.

Sources

Jérôme Barthas

Jérôme Barthas

Correspondant à Montauban, suit l'agriculture fruitière, les tensions sur l'eau, les débats sur la viticulture et les projets routiers. Formé à l'IJBA Bordeaux, il a grandi dans le Tarn-et-Garonne. Posture éditoriale : interroger les arboriculteurs, les syndicats agricoles, les élus, vérifier les données de consommation d'eau avant de conclure.

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