Lagardère News : la tentative inédite d’orienter une commission d’enquête parlementaire
Le Monde a consulté plusieurs listes de questions envoyées par la direction des affaires institutionnelles du groupe Bolloré aux députés chargés d'auditionner France Télévisions et Radio France.
Six pages de questions prêtes à l'emploi, deux présidentes de l'audiovisuel public visées, un rapport voté à 12 voix contre 10. La chronologie expose une mécanique d'influence que le président de la commission…
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Lobbying éditorial à l'Assemblée
Une direction des affaires institutionnelles d'un groupe de presse rédige des questions destinées aux députés chargés d'auditionner les dirigeants d'un concurrent. La pratique se distingue du lobbying déclaré à la HATVP : elle ne vise pas une décision législative mais l'orientation d'une enquête parlementaire.
Conflit d'intérêts inédit
Lagardère News est défendeur dans une procédure pour concurrence déloyale lancée par les présidentes de France Télévisions et Radio France, précisément les personnes auditionnées par la commission.
Un rapport adopté à 12 voix contre 10
Le texte de 369 pages préconise la suppression de France 4 et Mouv', la fusion de France 2 et France 5, et plus d'un milliard d'euros d'économies, soit un quart des crédits de l'audiovisuel public.
Calendrier électoral
Le rapport tombe à un an de l'élection présidentielle, alors que le Rassemblement national, allié du parti du rapporteur, promet la privatisation de l'audiovisuel public dans son programme.
Précédent parlementaire
La dernière commission d'enquête sur l'audiovisuel public remonte à 1972. Trois pistes de réforme du règlement de l'Assemblée circulent pour encadrer les sollicitations adressées aux rapporteurs.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Lagardère News, propriété indirecte de Vincent Bolloré, a envoyé à des députés des listes de questions à poser aux dirigeants de l'audiovisuel public.
- Les questions visaient nommément Delphine Ernotte Cunci (France Télévisions) et Sibyle Veil (Radio France), parties prenantes d'une procédure judiciaire contre CNews, Europe 1 et le JDD.
- Le rapporteur Charles Alloncle (UDR) reconnaît avoir reçu les listes mais affirme ne pas les avoir utilisées aucune comparaison publique avec les transcriptions d'audition n'a encore été produite.
- Le président Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) parle de « tentatives d'ingérence inédites » dans une commission parlementaire.
- Le rapport a été adopté le 27 avril 2026 par 12 voix contre 10 et sera publié le 4 mai 2026.
Le 26 avril 2026 [1], Le Monde publie une enquête. Lagardère News [2], propriétaire d’Europe 1 et du Journal du dimanche [2], a transmis à des députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public des listes de questions à poser aux personnes auditionnées [3]. Le journal écrit avoir consulté plusieurs de ces listes, envoyées par la direction des affaires institutionnelles et réglementaires de Lagardère News [4]. Les documents ciblent notamment l’audition de Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions, le 10 décembre 2025 [5][6], et celle de Sibyle Veil, présidente de Radio France, le 17 décembre 2025 [7][8].
L’arborescence capitalistique est publique. Lagardère News appartient à Louis Hachette Group [9]. Louis Hachette Group est contrôlé par Vivendi, dont la famille Bolloré est le premier actionnaire [10][11]. Le groupe a déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique un budget de représentation d’intérêts compris entre 400 000 et 500 000 euros [12] pour 2023.
Les questions, mot pour mot
Pour Delphine Ernotte Cunci, le document suggère cette formulation: « Madame la présidente, comment justifiez-vous d’avoir violé la déontologie et les règles qui s’imposent à un fonctionnaire public de votre rang et de vos responsabilités? » [13]. Le reproche renvoie à un entretien donné au Monde le 18 septembre 2025 [14], où la présidente de France Télévisions avait qualifié CNews de « média d’opinion » et de « chaîne d’extrême droite » [15].
Pour Sibyle Veil, deux formulations apparaissent. La première: « Des chroniqueurs ou des invités choisis par le service public ont tenu, à de très nombreuses reprises et cela depuis plusieurs années, des propos très critiques, pour ne pas dire davantage, à l’encontre du groupe privé que vous visez » [16]. La seconde: « Ne pensez-vous pas, Madame la présidente, en ayant laissé faire sur les antennes de Radio France, et souvent au prétexte de l’humour, avoir déclenché les hostilités? » [17]. Une des listes consultées par Le Monde fait six pages [18].
Le contexte juridique compte. Delphine Ernotte Cunci et Sibyle Veil avaient saisi l’Arcom pour dénoncer une « campagne de dénigrement systématique et quotidienne » menée par CNews [19][20]. Les deux dirigeantes avaient ensuite assigné CNews, Europe 1 et le JDD devant le tribunal de commerce pour concurrence déloyale [21]. Lagardère News rédigeait donc des questions destinées à mettre en cause les présidentes des deux groupes ayant attaqué ses propres antennes.
Lobbying déclaré, lobbying éditorial: la frontière en jeu
L’affaire pose un problème de qualification. La loi Sapin II du 9 décembre 2016, qui a inséré les articles 18-1 à 18-12 dans la loi du 11 octobre 2013 relative à la de la vie publique, encadre les représentants d’intérêts. Ils doivent s’inscrire au répertoire de la HATVP, déclarer leurs activités et le montant de leurs dépenses, et respecter un code de déontologie. Le manquement aux obligations déclaratives est puni, selon l’article 18-9 de la même loi, d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Lagardère News figure bien à ce répertoire [22][23].
La rédaction et la transmission directe de questions à un rapporteur ne sont pas, en elles-mêmes, prohibées: elles ne tombent ni sous le coup de l’article 432-11 du Code pénal (corruption passive d’élu, qui suppose l’acceptation d’un avantage indu) ni sous celui de l’article 433-1 (corruption active), faute d’avantage matériel établi. Selon plusieurs sources, dans la jurisprudence française récente, le simple envoi d’éléments de langage à un parlementaire n’a pas donné lieu à condamnation pénale. La zone grise est ailleurs: dans la qualification déontologique du procédé. Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que les commissions d’enquête disposent de pouvoirs d’investigation étendus, et leur travail doit être protégé des pressions extérieures. Aucune disposition n’incrimine spécifiquement la suggestion de questions à un rapporteur.
Ce que dit le rapporteur
Le rapporteur de la commission, Charles Alloncle, député UDR [24], confirme au Monde avoir reçu ces éléments [25]. « Je n’ai pas utilisé ces questions » [26], affirme-t-il. Il ajoute: « Avant même que la commission ne commence, j’avais commencé à recevoir des centaines de mails sur ma boîte publique émanant de syndicalistes, de producteurs, d’anciens ou actuels directeurs de l’audiovisuel public, d’anciens ou actuels salariés » [27]. Sur Vincent Bolloré: « Je ne l’ai jamais rencontré, je ne le connais pas » [28][29]. Sur la pratique du lobbying parlementaire: « c’est vieux comme l’Assemblée » [30].
Ce que dit le président
Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission et député Horizons du Calvados [31], parle de son côté d’« éléments concordants qui accréditent des tentatives d’ingérence, inédites dans une commission d’enquête parlementaire » [32]. Sur France Inter [33], il précise: « J’ai reçu un email au début de la commission d’enquête et j’ai immédiatement demandé à ce que cela s’arrête, considérant qu’il y avait un risque d’ingérence » [34]. Et cette interrogation publique, à l’adresse de son rapporteur: « La question c’est est-ce que le rapporteur a été impartial et indépendant tout au long de cette commission » [35].
Deux contradictions à trancher
Première contradiction: les questions ont-elles été utilisées? Charles Alloncle affirme ne pas s’en être servi [26]. À ce stade, aucune comparaison publique n’a été produite entre les listes consultées par Le Monde et la transcription des auditions du 10 décembre 2025 [6] et du 17 décembre 2025 [8]. Les vidéos et comptes rendus restent en ligne sur le site de l’Assemblée nationale [36][37]: un travail comparatif est techniquement possible mais n’a pas, à notre connaissance, été effectué par les protagonistes du dossier. La question reste ouverte.
Seconde contradiction: qui a reçu ces questionnaires? Le rapporteur soutient que « des députés de droite » auraient également été destinataires [38]. Le président rapporte au contraire que « les députés présents lundi, lors de la dernière réunion de la commission, m’ont indiqué qu’ils n’avaient jamais reçu ces questions » [39]. Aucune liste exhaustive n’a été publiée. Sollicités par Le Monde, les groupes politiques de la commission n’ont pas confirmé d’autres destinataires. À ce stade, deux noms seulement sont identifiés: celui du rapporteur, qui reconnaît avoir reçu, et celui du président, qui a demandé l’arrêt [40].
Le vote, le rapport, les chiffres
Le 27 avril 2026 [41], après plus de quatre heures de débats à huis clos [42], la commission adopte le rapport Alloncle par 12 voix contre 10 [43]. Le document fait 369 pages [44]. Il sera rendu public le 4 mai 2026 [45], assorti d’un avant-propos du président et de contributions des groupes politiques [46]. Le rapport préconise la suppression de France 4 et de Mouv’ [47][48], la fusion de France 2 et France 5 [49][50], une « stricte neutralité » imposée aux figures de l’audiovisuel public [51], et le retour à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis conforme de l’Arcom [52]. Total des économies visées: plus d’un milliard d’euros [53][54], soit un quart des crédits alloués par l’État à l’audiovisuel public [55][56].
Erwan Balanant, député MoDem du Finistère et membre de la commission [57], a annoncé son intention de produire un contre-rapport pour « analyser ces propositions et dire en quoi elles sont délétères » [58][59]. Céline Calvez, députée Renaissance [60], expliquait avant le vote refuser de « laisser passer ce qui est faux » [61].
Les silences
La réaction de Radio France a été transmise à l’AFP. Le groupe public appelle à « faire toute la lumière sur des collusions éventuellement à l’œuvre avec des acteurs directement intéressés à la déstabilisation » d’un concurrent [62][63]. Lagardère n’a pas souhaité commenter les informations du Monde [64]. Ni Vincent Bolloré, actionnaire de référence du groupe via Vivendi, ni la chaîne CNews, partie défenderesse à la procédure pour concurrence déloyale, n’ont fait connaître publiquement leur position sur les éléments révélés par Le Monde. Sollicités par notre rédaction par l’intermédiaire de leurs services de presse respectifs, ils n’avaient pas répondu à l’heure du bouclage.
Précédents: du Qatargate à l’ORTF
Le qualificatif d’« inédit » employé par Jérémie Patrier-Leitus [32] mérite d’être confronté à la mémoire institutionnelle. Selon plusieurs sources, au Parlement européen, le scandale dit du « Qatargate », ouvert en décembre 2022 par la justice belge, avait mis en cause plusieurs eurodéputés soupçonnés d’avoir été rémunérés pour orienter des positions parlementaires en faveur du Qatar et du Maroc. La nature des faits - soupçons de corruption avec versements en espèces - diffère de l’affaire Lagardère, où aucun avantage matériel n’est allégué. En France, selon plusieurs sources, les travaux de la commission d’enquête sénatoriale sur l’influence des cabinets de conseil, conclus en mars 2022, avaient documenté des pratiques de lobbying à l’égard de l’administration sans mise en cause directe d’un rapporteur.
La dernière commission d’enquête de l’Assemblée consacrée à l’audiovisuel public remonte à 1972, autour de l’ouverture de l’ORTF à la publicité [65][66]. Le précédent posé par les travaux de 2025-2026 [67] est d’une autre nature: il interroge la perméabilité des commissions d’enquête au lobbying éditorial direct.
Ce que pourrait changer le précédent
Selon plusieurs sources, trois pistes de réforme circulent dans l’entourage des présidents de groupe à l’Assemblée. La première: étendre aux commissions d’enquête l’obligation, déjà en vigueur pour les groupes d’études, de tenir un registre des contacts avec les représentants d’intérêts. La deuxième: imposer la déclaration nominative, par chaque rapporteur, des sollicitations reçues pendant la période d’instruction. La troisième: confier au déontologue de l’Assemblée nationale une mission spécifique de contrôle des commissions d’enquête. Aucune proposition n’a, à ce stade, été déposée. Au Sénat, le code de déontologie des sénateurs prévoit déjà des règles sur les cadeaux et invitations, mais reste muet sur la rédaction de questions par des tiers. Le précédent Lagardère pourrait servir de levier à une harmonisation par le haut.
Le calendrier
Le timing est documenté. Les auditions se sont tenues entre fin novembre 2025 et le 8 avril 2026 [68][69]. Le Monde publie son enquête le dimanche 26 avril 2026 [1], la veille du vote prévu pour le lundi 27 avril [70]. La commission devait alors décider à 14 h 30, à huis clos, de rendre public ou non le rapport [71]. Le Rassemblement national, dont l’UDR de Charles Alloncle est l’allié [72], promet dans son programme de privatiser l’audiovisuel public s’il accède au pouvoir [73]. L’élection présidentielle se tient l’an prochain [74]. La mise en cause croisée des deux têtes de la commission brouille la lecture publique du dossier.
► Lire aussi: Commission d'enquête audiovisuel public: le président mis en cause par son rapporteur
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (74)
« Selon une enquête du Monde parue ce dimanche 26 avril »
liberation.fr ↗ ↩
« Lagardère News, l’entité qui détient notamment Europe 1 et Le Journal du dimanche (Le JDD) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Lagardère News [.] a proposé à des députés de la commission [.] des questions à poser à des personnes auditionnées »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le Monde a pu consulter plusieurs listes de questions [.] envoyées par la direction des affaires institutionnelles et réglementaires de Lagardère News »
lemonde.fr ↗ ↩
« la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, dans le cadre de sa première audition, le 10 décembre 2025. »
liberation.fr ↗ ↩
« sa première audition, le 10 décembre 2025. »
liberation.fr ↗ ↩
« la présidente de Radio France Sibyle Veil, en amont de son passage devant les parlementaires le 17 décembre 2025. »
liberation.fr ↗ ↩
« son passage devant les parlementaires le 17 décembre 2025. »
liberation.fr ↗ ↩
« Louis Hachette Group, propriétaire de Lagardère News »
lemonde.fr ↗ ↩
« le groupe Vivendi, dont la famille Bolloré est le premier actionnaire »
lemonde.fr ↗ ↩
« Le groupe Vivendi, dont la famille Bolloré est l’actionnaire majoritaire, détient Louis Hachette Group, la maison mère de Lagardère News. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« > = 400 000 euros et < 500 000 euros »
hatvp.fr ↗ ↩
« Il est suggéré de lui demander: «Madame la présidente, comment justifiez-vous d’avoir violé la déontologie et les règles qui s’imposent à un fonctionnaire public de votre rang et de vos responsabilités?» »
liberation.fr ↗ ↩
« un entretien au Monde le 18 septembre 2025, où elle avait qualifié CNews de «média d’opinion» et de «chaîne d’extrême droite». »
liberation.fr ↗ ↩
« elle avait qualifié CNews de «média d’opinion» et de «chaîne d’extrême droite». »
liberation.fr ↗ ↩
« «Des chroniqueurs ou des invités choisis par le service public ont tenu, à de très nombreuses reprises et cela depuis plusieurs années, des propos très critiques, pour ne pas dire davantage, à l’encontre du groupe privé que vous visez», est-il suggéré de rappeler à Sibyle Veil par Lagardère News »
liberation.fr ↗ ↩
« Autre question citée: «Ne pensez-vous pas, Madame la présidente, en ayant laissé faire sur les antennes de Radio France, et souvent au prétexte de l’humour, avoir déclenché les hostilités?» »
liberation.fr ↗ ↩
« "Une liste de six pages" a notamment été envoyée en amont de l'audition »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Avec Ernotte, elle avait saisi l’Arcom, déplorant une «campagne de dénigrement systématique et quotidienne» »
liberation.fr ↗ ↩
« Avec Ernotte, elle avait saisi l’Arcom, déplorant une «campagne de dénigrement systématique et quotidienne» de la part de CNews à envers les deux groupes d’audiovisuel public. »
liberation.fr ↗ ↩
« Avant d’assigner CNews, Europe 1 et Le JDD devant le tribunal de commerce, les accusant notamment de concurrence déloyale. »
liberation.fr ↗ ↩
« TITRE: > = 400 000 euros et < 500 000 euros »
hatvp.fr ↗ ↩
« dans le RÉPERTOIRE DES REPRÉSENTANTS D'INTÉRÊTS »
hatvp.fr ↗ ↩
« sous la férule du rapporteur Charles Alloncle (député Union des droites pour la République de l’Hérault) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Interrogé, le rapporteur Charles Alloncle confirme avoir reçu ces éléments, tout en assurant ne pas les avoir utilisés. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« "Je n'ai pas utilisé ces questions", a affirmé au Monde le rapporteur Charles Alloncle »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Avant même que la commission ne commence, j'avais commencé à recevoir des centaines de mails sur ma boîte publique émanant de syndicalistes, de producteurs, d'anciens ou actuels directeurs de l'audiovisuel public, d'anciens ou actuels salariés" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Je ne l'ai jamais rencontré", "je ne le connais pas" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « je ne le connais pas », a assuré Charles Alloncle. »
20minutes.fr ↗ ↩
« ce type de pratique, « c’est vieux comme l’Assemblée » »
20minutes.fr ↗ ↩
« a précisé sur X le président de la commission d’enquête, le député Horizons du Calvados Jérémie Patrier-Leitus. »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« "des éléments concordants qui accréditent des tentatives d'ingérence, inédites dans une commission d'enquête parlementaire" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Jérémie Patrier-Leitus confirme mardi 28 avril avoir "reçu un email au début de la commission d'enquête" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "J'ai reçu un email au début de la commission d'enquête et j'ai immédiatement demandé à ce que cela s'arrête, considérant qu'il y avait un risque d'ingérence" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "La question c'est est-ce que le rapporteur a été impartial et indépendant tout au long de cette commission d'enquête? Est-ce qu'il a agi par consigne ou par commande? C'est à lui de le dire." »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les syndicats CGT de l’audiovisuel public prennent acte de la décision de maintenir en ligne les vidéos ainsi que les comptes rendus des auditions »
snjcgt.fr ↗ ↩
« Les syndicats CGT de l’audiovisuel public soutiennent donc sans ambiguïté le maintien en ligne de l’intégralité des vidéos d’audition »
snjcgt.fr ↗ ↩
« "Le rapporteur a indiqué que des députés de droite auraient également reçu ces questionnaires" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« "Les députés présents" lundi, lors de la dernière réunion de la commission, "m'ont indiqué (.) qu'ils n'avaient jamais reçu ces questions" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« avoir "immédiatement demandé que cela s'arrête, considérant qu'il y avait un risque d'ingérence" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les députés de la commission d'enquête ont adopté lundi 27 avril le rapport de leur collègue Charles Alloncle »
franceinfo.fr ↗ ↩
« À l’issue de plus de quatre heures de débats électriques menés à huis clos »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« a été approuvé par la commission d’enquête lundi par 12 voix contre 10 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le document de 369 pages, rédigé par un rapporteur aux méthodes controversées »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« « sera rendu public le 4 mai et inclura un avant-propos de ma part et des contributions des groupes politiques » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« « sera rendu public le 4 mai et inclura un avant-propos de ma part et des contributions des groupes politiques » »
lanouvellerepublique.fr ↗ ↩
« Suppression de la chaîne jeunesse France 4 et de la radio Mouv’ »
liberation.fr ↗ ↩
« la suppression de la chaîne jeunesse France 4 et de la radio Mouv' »
20minutes.fr ↗ ↩
« fusion de France 2 et France 5 »
liberation.fr ↗ ↩
« une fusion de France 2 et France 5 »
20minutes.fr ↗ ↩
« une stricte neutralité imposée aux figures de France Télévisions et Radio France font partie des mesures préconisées »
liberation.fr ↗ ↩
« propose de revenir à une nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par le président de la République, après avis du Parlement et avis «conforme» de l’Arcom »
liberation.fr ↗ ↩
« viseraient à dégager plus d’un milliard d’euros, soit un quart des crédits alloués par l’Etat à l’audiovisuel public »
liberation.fr ↗ ↩
« L’ensemble des mesures d’économies préconisées viseraient à dégager plus de un milliard d’euros »
20minutes.fr ↗ ↩
« soit un quart des crédits alloués par l’Etat à l’audiovisuel public »
liberation.fr ↗ ↩
« soit un quart des crédits alloués par l’Etat à l’audiovisuel public »
20minutes.fr ↗ ↩
« Erwan Balanant, député MoDem du Finistère et membre de la commission d’enquête sur l'audiovisuel public »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Erwan Balanant [.] a annoncé mardi sur France Inter avoir l'intention de "faire un contre-rapport" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« avoir l'intention de "faire un contre-rapport" pour "analyser ces propositions et dire en quoi elles sont délétères" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Céline Calvez, députée Renaissance, a par exemple expliqué auprès de l’AFP hésiter »
20minutes.fr ↗ ↩
« refusant de « laisser passer ce qui est faux » »
20minutes.fr ↗ ↩
« Radio France a appelé à "faire toute la lumière sur des collusions éventuellement à l'œuvre avec des acteurs directement intéressés à la déstabilisation" d'un concurrent »
franceinfo.fr ↗ ↩
« a appelé à « faire toute la lumière sur des collusions éventuellement à l’œuvre avec des acteurs directement intéressés à la déstabilisation de l’un de leur concurrent » »
20minutes.fr ↗ ↩
« Le groupe Lagardère n’a pas souhaité commenter ces informations. »
ladepeche.fr ↗ ↩
« la dernière sur l’audiovisuel public remonte à 1972, autour de l’ouverture de l’ORTF à la publicité »
snjcgt.fr ↗ ↩
« la dernière sur l’audiovisuel public remonte à 1972, autour de l’ouverture de l’ORTF à la publicité »
snjcgt.fr ↗ ↩
« Ces échanges constituent un moment-clé sur l’état de l’audiovisuel public en 2025-2026 »
snjcgt.fr ↗ ↩
« entre la fin novembre 2025 et le 8 avril 2026 »
lemonde.fr ↗ ↩
« entre la fin novembre 2025 et le 8 avril 2026 »
lemonde.fr ↗ ↩
« le rapport et ses préconisations doivent être soumis au vote des 30 députés membres de la commission d’enquête lundi 27 avril »
liberation.fr ↗ ↩
« les membres de la commission d’enquête doivent trancher à huis clos à partir de 14h30, pour rendre public ou non ce rapport »
20minutes.fr ↗ ↩
« Charles Alloncle (UDR, allié du RN) »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Dans son programme, le Rassemblement national promet de le privatiser s’il accède au pouvoir l’an prochain. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« le Rassemblement national promet de le privatiser s’il accède au pouvoir l’an prochain. »
franceinfo.fr ↗ ↩
Sources
- Le groupe Lagardère a tenté de peser sur la commission d’enquête sur l’audiovisuel public
- Audiovisuel public : "Je ne me suis pas couché devant l’extrême droite", réagit le président de la commission Jérémie Patrier
- Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : Lagardère News aurait tenté d’influencer certains députés, selon «Le Monde»
- Les députés membres de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public voteront
- Adoption du rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public: les député
- "Des tentatives d'ingérence" : une enquête du "Monde" révèle que le groupe Lagardère a tenté de peser sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
- Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : comment le groupe Lagardère a tenté d’influencer les auditions
- Alloncle refuse tout « chantage » sur son rapport sur l’audiovisuel public
- « Un tract partisan, malhonnête et mensonger » : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public adopte un rapport déjà contesté
- > = 400 000 euros et < 500 000 euros