Landes : un prêtre de Biscarrosse écarté après une plainte pour agression sexuelle
L’abbé Paulin Tuina, prêtre coopérateur burkinabé en poste dans les Landes depuis 2024, visé par une plainte d’une paroissienne pour agression sexuelle. Le diocèse réagit fermement.
Une plainte pour agression sexuelle a été déposée à l'encontre de l'abbé Paulin Tuina, prêtre à Biscarrosse. Le diocèse d'Aire et Dax l'a immédiatement écarté de tout ministère et a rompu sa convention. La gendarmerie enquête.
L’essentiel
- Plainte : une femme d’une quarantaine d’années a déposé plainte pour agression sexuelle contre l’abbé Paulin Tuina, prêtre à Biscarrosse.
- Réaction : le diocèse d’Aire et Dax a immédiatement retiré au prêtre tout ministère public et rompu la convention le liant au diocèse.
- Enquête : la gendarmerie locale a été saisie ; le prêtre, originaire du Burkina Faso, se tient à disposition de la justice.
- Date : le communiqué de l’évêque Mgr Nicolas Souchu a été publié le lundi 22 juin 2026.
Ce qui s’est passé
Une plainte pour agression sexuelle a été déposée la semaine dernière à la gendarmerie de Biscarrosse, selon le diocèse d’Aire et Dax et le témoignage d’un proche de l’enquête. La plaignante, une femme d’une quarantaine d’années, accuse l’abbé Paulin Tuina, prêtre coopérateur en poste dans l’Ensemble pastoral des Grands Lacs depuis 2024. Les faits allégués n’ont pas été précisés publiquement à ce stade.
La gendarmerie des Landes a confirmé avoir été saisie et procéder aux investigations. L’information a été révélée par le quotidien Sud Ouest puis officialisée par un communiqué de l’évêché.
La réaction immédiate du diocèse
Dès qu’il a eu connaissance de la plainte, Mgr Nicolas Souchu, évêque d’Aire et Dax, a pris une décision radicale. Dans un communiqué daté du lundi 22 juin, il annonce avoir « immédiatement rompu la convention qui liait l’abbé Paulin Tuina au diocèse » et lui avoir retiré « tout ministère public ». Le prêtre doit se soumettre aux investigations de la justice civile. La décision a été prise en accord avec Mgr Lucas Kalfa Sanou, évêque de Banfora au Burkina Faso, diocèse d’origine du prêtre.
« L’Église catholique dans les Landes ne peut tolérer de tels actes », écrit l’évêque, réaffirmant son engagement à coopérer avec les autorités judiciaires.
Le profil du prêtre mis en cause
L’abbé Paulin Tuina est un prêtre coopérateur originaire du Burkina Faso, incardiné dans le diocèse de Banfora. Il avait été nommé dans cette zone pastorale de la côte nord des Landes en 2024, dans les paroisses de Biscarrosse, Sanguinet, Parentis-en-Born et Gastes. Un témoin proche du dossier a diffusé ces informations sur X, confirmant l’étendue de sa zone pastorale.
Le prêtre résidait au presbytère de Biscarrosse. Le diocèse précise qu’il avait été nommé dans cette zone en 2024. Aucune antécédent judiciaire ou disciplinaire n’a été signalé.
Contexte dans les Landes
Cette affaire intervient dans un département où l’Église catholique a mis en place des dispositifs d’écoute et de signalement des violences sexuelles. Le diocèse d’Aire et Dax, qui couvre les 330 communes des Landes, compte une soixantaine de paroisses. Il a communiqué sans délai dès la connaissance de la plainte, une pratique encouragée par la conférence des évêques de France.
Aucun précédent similaire impliquant un prêtre en activité dans les Landes n’a été rendu public ces dernières années. Cette affaire résonne avec d’autres dossiers récents dans le pays, comme celui d’un ex-professeur de la Cité des arts à Chambéry écroué pour corruption de mineurs ou l’affaire Lyhanna à Nantes où la justice a organisé une réunion publique inédite.
Assurer la continuité pastorale
Le diocèse a annoncé que des dispositions seraient prises pour assurer la continuité de la vie paroissiale dans les communes concernées. Aucun remplaçant n’a encore été officiellement nommé à la date de ce mardi 23 juin. L’enquête de gendarmerie suit son cours ; l’abbé Paulin Tuina n’a pas fait l’objet d’une mise en examen à ce stade. Il se tient à la disposition de la justice civile.
L’affaire est désormais entre les mains des enquêteurs.