25 brebis tuées à Landos : le loup fortement suspecté, enquête en cours
Dans la nuit du 5 au 6 mai, un éleveur de Ribains a perdu 25 brebis noires du Velay. L'OFB n'écarte pas la piste du loup.
Vingt-cinq brebis ont été trouvées mortes à Ribains, sur la commune de Landos, au sud du Puy-en-Velay, dans la nuit du 5 au 6 mai 2026. L'Office français de la biodiversité a examiné les carcasses. La piste du loup n'est pas exclue.
Vingt-cinq brebis ont été trouvées mortes à Ribains, sur la commune de Landos, au sud du Puy-en-Velay, dans la nuit du 5 au 6 mai 2026. L’Office français de la biodiversité a examiné les carcasses. La piste du loup n’est pas exclue.
L’essentiel
- Nuit du 5 au 6 mai 2026 : 25 brebis noires du Velay tuées à Ribains, commune de Landos (Haute-Loire).
- Blessures : la majorité des animaux présentent des plaies au cou et à l’arrière-train, compatibles avec une attaque de prédateur.
- OFB : l’enquête conclut à une prédation ; l’implication du loup n’est pas exclue, sans preuve formelle à ce stade.
- Plan loup : le secteur passe en zone 2, ouvrant droit aux aides et aux tirs de défense ; des tirs d’effarouchement ont été menés les nuits du 6 au 7 et du 7 au 8 mai.
- Indemnisation : l’éleveur sera compensé pour la perte de son troupeau.
Ce qui s’est passé dans la nuit
C’est à Ribains, hameau de la commune de Landos, que l’éleveur a découvert ses animaux morts au matin du 6 mai. Vingt-cinq brebis noires du Velay gisaient dans le pré. Selon Le Progrès, la majorité présentaient des plaies au cou et à l’arrière-train - des lésions qualifiées de compatibles avec une prédation. Le bilan, 25 bêtes sur une seule nuit, est particulièrement lourd pour un troupeau ovin.
Le loup est à nouveau pointé du doigt dans cette attaque en Haute-Loire, comme le relaient plusieurs médias régionaux. Le compte du Progrès Haute-Loire a signalé l’événement dès le 7 mai :
Les conclusions de l’OFB : prédation confirmée, espèce incertaine
Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) se sont rendus sur place pour expertiser les carcasses. Leur conclusion, rapportée par Le Progrès : il s’agit bien d’une prédation. Mais l’implication du loup reste à ce stade non prouvée formellement - ni confirmée, ni écartée.
La préfecture de Haute-Loire va plus loin dans sa communication : elle soupçonne le loup d’être responsable de la mort des 25 ovins, selon France Bleu. Une nuance de formulation entre les deux institutions, mais un diagnostic convergeant vers le canidé sauvage.
Ce type d’attaque - grand nombre d’animaux tués, plaies caractéristiques - est associé par les services de l’État au comportement de prédation du loup. Des prélèvements biologiques sont généralement effectués pour tenter d’identifier l’espèce par analyses ADN, mais les délais de résultats peuvent être longs. Les raisons pour lesquelles aucune preuve formelle n’a encore été retenue n’ont pas été précisées à ce stade.
Plan loup activé : zone 2, effarouchements, indemnisation
Dans la foulée de l’attaque, le secteur de Landos a été classé en zone 2 du plan national loup. Ce passage en zone 2 ouvre plusieurs droits pour l’éleveur : des aides financières pour la protection du troupeau, et la possibilité de recourir à des tirs de défense si une nouvelle attaque survient.
Des tirs d’effarouchement ont d’ores et déjà été effectués. Ils ont eu lieu les nuits du 6 au 7 mai et du 7 au 8 mai 2026, selon Le Progrès. Ces tirs, non létaux, visent à éloigner le prédateur sans l’abattre.
L’éleveur recevra par ailleurs une indemnisation pour la perte de ses 25 brebis noires du Velay, race locale. Le montant n’a pas été communiqué à ce stade. Pour des faits similaires, d’autres éleveurs français ont récemment subi des pertes d’animaux et engagé des démarches officielles.
Contexte dans la Haute-Loire
La Haute-Loire est un département d’élevage ovin ancré. La brebis noire du Velay y est une race emblématique, élevée sur les plateaux volcaniques du sud du département. La commune de Landos se situe sur le plateau de la Limagne de Brioude, à une altitude d’environ 1 100 mètres - un territoire qui correspond aux zones de présence connue du loup en Auvergne-Rhône-Alpes.
La présence du loup en Haute-Loire fait l’objet d’un suivi régulier par l’OFB. Des attaques ont déjà été documentées dans le département ces dernières années, sans que leur fréquence exacte pour 2026 ait été précisée dans les sources disponibles. Le plan national loup, revu périodiquement par le gouvernement, fixe les modalités d’intervention et d’indemnisation selon un zonage gradué.
Pour les éleveurs du secteur, chaque attaque représente une perte économique directe et une pression psychologique. La question de la cohabitation entre pastoralisme et grands prédateurs reste un sujet de tension dans plusieurs régions françaises.
La suite de l’enquête
L’OFB poursuit ses investigations pour tenter d’identifier formellement l’espèce responsable. Les résultats d’éventuelles analyses biologiques n’ont pas encore été communiqués. La préfecture de Haute-Loire n’a pas indiqué si des mesures supplémentaires - au-delà des tirs d’effarouchement - étaient envisagées dans l’immédiat.
L’éleveur, dont l’identité n’a pas été rendue publique, reste sous la protection du dispositif préfectoral. Les nuits suivantes seront déterminantes pour savoir si le prédateur revient sur le secteur.