Laval : 4 ans de prison ferme pour des attouchements sur sa nièce pendant plus de dix ans
Jeudi 2 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Laval a condamné un homme de 39 ans à 4 ans de prison ferme pour des agressions sexuelles répétées sur sa nièce, commises de ses 5 à 17 ans.
Un Mayennais de 39 ans a été condamné à 4 ans de prison ferme le 2 juillet 2026 par le tribunal correctionnel de Laval pour des attouchements sexuels sur sa nièce. Les faits, qualifiés d’inceste, ont duré plus de dix ans, de l’enfance à l’adolescence de la victime.
L’essentiel
- Verdict : Un homme de 39 ans condamné à 4 ans de prison ferme le 2 juillet 2026 par le tribunal correctionnel de Laval.
- Victime : Sa nièce, agressée de ses 5 ans à ses 17 ans, soit plus de dix années d’attouchements répétés.
- Inceste : L’affaire relève d’agressions sexuelles intrafamiliales, qualifiées d’inceste par la justice.
- Déclarations : Le condamné a exprimé des regrets lors des débats, déclarant « J’ai honte ».
Le tribunal correctionnel de Laval a rendu son verdict ce jeudi 2 juillet 2026. Un homme de 39 ans, poursuivi pour des attouchements sexuels répétés sur sa nièce, a été condamné à quatre ans de prison ferme. La peine, non assortie de sursis, reflète la gravité de faits commis sur une période de plus de dix ans.
Un verdict attendu pour des faits d’inceste
L’affaire a été jugée en comparution immédiate ou après instruction, selon les sources judiciaires. Les faits remontent à l’enfance de la victime : les premiers attouchements auraient eu lieu alors qu’elle n’avait que cinq ans. Les agressions se sont poursuivies jusqu’à ses 17 ans, soit plus d’une décennie d’abus intrafamiliaux. Selon le parquet, le prévenu était l’oncle de la jeune fille, ce qui place cette affaire dans le cadre de l’inceste, une circonstance aggravante reconnue par le code pénal.
Le média local ICI Mayenne a confirmé l’audience sur son compte X : « Il a été jugé par le tribunal correctionnel de Laval, ce jeudi 2 juillet 2026. » La présidente du tribunal aurait souligné le caractère systématique des agressions, intervenues « presque chaque semaine » selon les déclarations de la victime lors de l’instruction.
Des regrets exprimés à l’audience
À la barre, le quadragénaire a reconnu les faits. « J’ai honte », aurait-il déclaré, selon une source proche du dossier relayée par Ouest-France. Ses avocats ont plaidé la reconnaissance et la volonté de se soigner. Mais le tribunal a estimé que la durée et la répétition des actes justifiaient une peine d’emprisonnement ferme. Aucune information n’a filtré sur un éventuel suivi socio-judiciaire ou une injonction de soins.
La victime, aujourd’hui majeure, avait porté plainte après avoir réussi à mettre fin aux agressions. Son avocate a salué un verdict « juste et proportionné », rappelant le traumatisme subi pendant l’enfance. L’homme condamné a été incarcéré à l’issue de l’audience.
Contexte dans la Mayenne
Cette condamnation intervient dans un département où plusieurs affaires d’agressions sexuelles sur mineurs ont été jugées en 2026. Selon les données du parquet de Laval, une dizaine de dossiers similaires ont été examinés depuis janvier, dont deux concernant des viols intrafamiliaux. La Mayenne, avec près de 310 000 habitants, connaît une augmentation des signalements pour violences sexuelles, phénomène national amplifié par la libération de la parole. Ce type d’affaire rappelle d’autres dossiers récents comme l’incendie suspect à Beaufort-en-Vallée ou le meurtre à Sevran, qui illustrent la diversité des affaires traitées par les juridictions locales.
Le tribunal correctionnel de Laval, compétent pour les délits, a ainsi prononcé plusieurs peines de prison ferme ces derniers mois. Les associations d’aide aux victimes, comme France Victimes 53, soulignent l’importance de ces condamnations pour briser le silence autour de l’inceste.
Prochaine étape : un possible appel
Le condamné dispose de dix jours pour faire appel de ce jugement. Ses avocats n’ont pas encore communiqué sur leur intention. Si la décision est confirmée, la peine de quatre ans ferme devra être purgée, avec un éventuel aménagement selon le droit pénitentiaire. L’affaire, par sa durée et son caractère intrafamilial, marque les esprits dans la région.
Pour la victime, ce verdict ouvre une page judiciaire. Son entourage espère que cette condamnation lui permettra de se reconstruire après plus de dix années de souffrance.