Laval : relaxé après un jet de grenade lacrymogène sur la police lors des célébrations PSG

Jugé le 2 juin pour violences sur policiers, un homme de 25 ans a été acquitté faute de preuves matérielles suffisantes.

Laval : relaxé après un jet de grenade lacrymogène sur la police lors des célébrations PSG
Illustration Delphine Leclerc / info.fr

Un homme de 25 ans comparaissait le 2 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Laval pour avoir lancé une grenade lacrymogène en direction de policiers lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions. Le tribunal l'a relaxé, faute d'éléments prouvant son intention de blesser.

L’essentiel

  • Jugement : Comparution immédiate le 2 juin 2026 au tribunal judiciaire de Laval, relaxe totale prononcée.
  • Faits reprochés : Participation à un attroupement armé et violences aggravées sur trois policiers (jet d’une grenade lacrymogène).
  • Motif de la relaxe : Absence d’éléments matériels prouvant l’intention de blesser ; la grenade a atterri à environ 10 mètres des forces de l’ordre, sans blessé.
  • Contexte : Nuit du 30 au 31 mai 2026, place du 11-Novembre à Laval ; au moins 6 interpellations lors des incidents post-victoire PSG.
  • Réquisitions du parquet : 12 mois de prison avec sursis, 3 ans d’interdiction de port d’arme et d’interdiction de paraître à Laval.

Une comparution immédiate, une relaxe totale

Le tribunal judiciaire de Laval a rendu son jugement le 2 juin 2026. Le prévenu, un homme de 25 ans de nationalité guinéenne, vivant à Paris, comparaissait pour participation à un attroupement armé et violences aggravées sur trois policiers. Les faits : dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, il aurait lancé une grenade lacrymogène en direction des forces de l’ordre mobilisées place du 11-Novembre, aux abords des Halles de Laval.

Le tribunal l’a totalement relaxé. Motif retenu par les juges : l’absence d’éléments matériels établissant sa participation à l’attroupement ou démontrant une intention de blesser, selon Ouest-France et ici.fr. Aucun policier n’a été physiquement atteint. Aucun trouble psychologique n’a été signalé par les plaignants. La grenade a atterri à environ dix mètres des forces de l’ordre.

La version des faits présentée par la défense

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Selon ici.fr, le prévenu a expliqué avoir ramassé la grenade lancée par la police, non pour la relancer vers les agents, mais pour écarter la fumée de sa compagne enceinte, présente à proximité des Halles. Il a soutenu ne pas faire partie de l’attroupement. Les dépositions des policiers et les images de vidéosurveillance n’ont pas contredit cette version : aucune fuite, aucun impact physique.

Le prévenu est artiste, inconnu de la justice, et fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Ces éléments ont été versés au dossier mais n’ont pas modifié l’appréciation des juges sur les faits.

Parquet en désaccord : 12 mois de sursis requis

La procureure avait requis 12 mois de prison avec sursis, assortis de trois ans d’interdiction de port d’arme et d’interdiction de paraître à Laval, selon Ouest-France. Les juges ont écarté l’ensemble des faits reprochés. La décision ne fait pas l’objet, à ce stade, d’un appel rendu public.

La nuit du 30 au 31 mai : les incidents à Laval

Après la victoire du PSG en finale de la Ligue des Champions, des rassemblements ont dégénéré dans plusieurs villes françaises. À Laval, les tensions se sont concentrées place du 11-Novembre et aux abords des Halles dans la nuit du 30 au 31 mai 2026. Des poubelles ont été incendiées, un abribus et du mobilier urbain endommagés. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Au moins six personnes ont été interpellées, dont des mineurs, selon ici.fr. Aucun policier n’a été blessé.

La maire de Laval avait réagi dès le lendemain, dénonçant des violences qui « n’ont pas leur place à Laval », selon ici.fr. Le conseil municipal lavallois avait, quelques jours plus tôt, traité d’autres dossiers sensibles en séance.

Contexte dans la Mayenne

La Mayenne (53) est l’un des départements les moins peuplés des Pays de la Loire, avec environ 310 000 habitants. Laval, préfecture, concentre autour de 50 000 résidents. Les incidents liés aux célébrations sportives y sont rares : le tribunal judiciaire de Laval traite habituellement un volume limité de comparutions immédiates en matière d’ordre public.

Le département est aussi concerné par des enjeux politiques locaux récents. À la ville de Mayenne, le compte administratif 2025 a été l’occasion de rappels sur la rigueur budgétaire. À Laval même, des élections municipales partielles sont prévues dans la commune voisine de Loupfougères le 14 juin 2026.

La comparution immédiate du 2 juin est, à ce stade, la seule affaire judiciaire publiquement connue issue des interpellations de la nuit du 30 au 31 mai. Le sort des autres personnes interpellées, notamment les mineurs, n’a pas été précisé par le parquet.

Prochaine étape

Le parquet de Laval n’a pas annoncé d’appel à la date de publication. Le sort judiciaire des cinq autres personnes interpellées cette nuit-là reste inconnu à ce stade.

Sources

Delphine Leclerc

Delphine Leclerc

Delphine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Mayenne (53), avec Laval pour chef-lieu. Spécialité du département : siege Lactalis (Laval) et Laval Virtual (RV). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Pays de la Loire.

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