Le Coteau : autopsie confirme le meurtre à l’arme blanche d’une nonagénaire
Françoise Galichet, 90 ans, a été tuée à l'arme blanche dans son appartement. L'enquête pour meurtre est officiellement ouverte.
Découverte sans vie le 30 mai 2026 au Coteau, Françoise Galichet, 90 ans, a été victime d'un homicide volontaire. L'autopsie du 1er juin a confirmé plusieurs plaies causées par arme blanche. Le procureur de Roanne a officialisé la requalification en meurtre le 3 juin.
L’essentiel
- 30 mai 2026 : le corps de Françoise Galichet, 90 ans, découvert vers 12h30 dans son appartement au 3 rue Jean-Jaurès au Coteau (Loire), par son fils.
- 1er juin 2026 : l’autopsie révèle plusieurs plaies causées par arme blanche, notamment au cou, confirmant l’intervention d’un tiers.
- 3 juin 2026 : le procureur de la République de Roanne, Xavier Laurent, annonce officiellement la requalification en homicide volontaire (meurtre).
- Aucune effraction constatée, porte fermée à clé, aucun suspect identifié à ce stade.
- 6 845 habitants au Coteau selon l’INSEE (population municipale 2023).
Une découverte macabre un samedi midi
Le samedi 30 mai 2026, vers 12h30, le fils de Françoise Galichet se rend au 3 rue Jean-Jaurès au Coteau, inquiet de ne plus pouvoir joindre sa mère. Il la découvre sans vie dans son appartement au rez-de-chaussée de l’immeuble. Les secours sont appelés. Dans un premier temps, l’enquête est ouverte en recherche des causes de la mort, selon Le Progrès.
Les circonstances intriguent d’emblée les enquêteurs : aucune trace d’effraction n’est relevée. La porte de l’appartement était fermée à clé, selon Le Pays Roannais. Ces éléments orientent rapidement les investigations vers une piste criminelle.
L’autopsie tranche : arme blanche, intervention d’un tiers
L’autopsie est réalisée le 1er juin 2026. Les conclusions sont sans équivoque : plusieurs plaies, notamment au cou, causées par arme blanche. L’intervention d’un tiers est confirmée. La mort naturelle est écartée.
Deux jours plus tard, le mercredi 3 juin, le procureur de la République de Roanne, Xavier Laurent, transmet un communiqué officiel. L’enquête est requalifiée en homicide volontaire. Une information judiciaire pour meurtre est ouverte, selon actu17.fr qui reprend le communiqué du parquet.
L’enquête est confiée à la police, avec la DCOS (Direction Centrale des Opérations et du Suivi) mentionnée dans plusieurs reprises médias, selon ICI.
Aucun suspect, une enquête au point mort apparent
À ce stade, aucune hypothèse n’est officiellement privilégiée par le parquet. Aucun suspect n’a été identifié ni mis en cause. L’absence d’effraction et la porte fermée à clé constituent les éléments les plus intrigants de l’affaire, d’après Le Pays Roannais et ICI.
Les raisons et les circonstances précises du crime n’ont pas été communiquées par le parquet de Roanne à ce stade. L’enquête se poursuit.
Une femme très appréciée dans la commune
Le choc est réel au Coteau. Françoise Galichet était une figure connue dans cette petite ville de la Loire. Le Progrès la décrit comme « la gentillesse même ». Elle était active aux jardins familiaux costellois et adhérente investie à la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), où elle avait reçu un diplôme d’honneur en 2016. Elle participait également à la fête des classes.
La maire du Coteau, Sandra Creuzet-Taite, a réagi dans un communiqué en adressant ses condoléances à la famille, soulignant l’engagement de la victime au comité FNACA et aux jardins familiaux costellois, selon ICI et actu.fr.
Dans une commune de 6 845 habitants, ce type de drame marque durablement. Un fait divers similaire - comme à Luxeuil-les-Bains en 2026 où un homme était décédé des suites d’une altercation - rappelle la brutalité que peuvent revêtir des affaires en apparence locales.
Contexte dans la Loire
Le Coteau est une commune de l’agglomération roannaise, riveraine de Roanne sur la rive droite de la Loire. Elle compte environ 6 845 habitants selon les données INSEE 2023. La ville est administrée par Sandra Creuzet-Taite.
Le secteur de la rue Jean-Jaurès n’est pas isolé. Selon Le Progrès, un homicide impliquant des blessures par couteau avait déjà eu lieu en 2025 rue Auguste Gelin, à une dizaine de mètres du lieu du présent crime. Les médias régionaux, dont Le Progrès, ne font pas de lien direct entre les deux affaires. La coïncidence géographique est néanmoins relevée par plusieurs rédactions.
Au niveau départemental, les affaires criminelles dans l’arrondissement de Roanne restent traitées par le parquet de Roanne. Le procureur Xavier Laurent est l’interlocuteur judiciaire de référence pour ce dossier. Pour les premières informations sur cette affaire, plusieurs médias régionaux avaient déjà couvert la découverte du corps dès le 2 juin.
Ce meurtre survient dans un département qui, comme d’autres en Auvergne-Rhône-Alpes, voit ses faits divers graves couverts en priorité par Le Progrès et TL7, les deux médias de référence sur la Loire. Un cas de violence sur personne vulnérable - même dans un contexte différent - interroge toujours sur la protection des personnes âgées isolées.
La suite de l’enquête
Le parquet de Roanne n’a pas communiqué de prochaine étape procédurale. L’enquête pour meurtre est en cours. Aucune date d’audience ni de mise en examen n’a été annoncée à ce jour.
Sources
- Le Progrès : « C'était la gentillesse même » : le choc après le meurtre d'une nonagénaire au Coteau
- TL7 : Le Coteau : la mort d'une nonagénaire requalifiée en homicide
- Actu17 : Le Coteau : une femme de 90 ans tuée à l'arme blanche, une enquête pour meurtre ouverte
- Le Pays Roannais : Poignardée à mort dans son lit, la porte fermée à clé : les derniers éléments sur le meurtre de la nonagénaire du Coteau