Les Abymes : privés d’eau depuis 15 jours, pétition lancée à Pennel
Le comité des riverains du chemin de Pennel réclame une intervention urgente après plus de quinze jours sans eau courante aux Abymes.
Depuis plus de deux semaines, les habitants du chemin de Pennel, aux Abymes, vivent sans eau courante. Réunis en comité, ils ont lancé une pétition le 6 juillet 2026 pour réclamer une intervention du SMGEAG, de la mairie et de la Préfecture.
L’essentiel
- Fait 1 : Le comité des riverains du chemin de Pennel a lancé une pétition en ligne le 6 juillet 2026.
- Fait 2 : Les signataires dénoncent une coupure d’eau courante totale depuis 14 jours consécutifs.
- Fait 3 : Des travaux de pose d’équipements menés par le SMGEAG sur le réservoir de Chauvel, le 3 juillet 2026, ont perturbé la distribution dans le secteur.
- Fait 4 : Un nouvel incident technique à l’usine de la Digue, le 8 juillet 2026, a provoqué de nouvelles coupures aux Abymes et au Gosier.
- Fait 5 : La pétition est adressée au maire des Abymes, à la communauté d’agglomération Cap Excellence et à la Préfecture de Guadeloupe.
Une coupure qui dure depuis plus de deux semaines
Au chemin de Pennel, les robinets sont à sec depuis plus de deux semaines. Selon la pétition mise en ligne sur Change.org, les habitants du secteur, alimenté par le réservoir de Chauvel, n’ont plus accès à l’eau courante depuis plus de 14 jours consécutifs. Face à cette situation, un comité de riverains s’est constitué et a décidé de porter le dossier publiquement.
Le texte, publié le 6 juillet 2026, est adressé au maire des Abymes, aux représentants de Cap Excellence et à la Préfecture. Il décrit une privation d’eau qui touche le quotidien des foyers concernés : douche, cuisine, sanitaires. Le sujet a été relayé sur les réseaux sociaux, notamment par le compte Guadeloupe la 1ère.
Le réservoir de Chauvel, point de fragilité identifié
La situation s’est aggravée après une intervention technique. Selon RCI, des travaux de pose d’équipements ont été menés le 3 juillet 2026 par le Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe (SMGEAG) sur le réservoir de Chauvel, provoquant des perturbations dans la distribution aux Abymes et à Pointe-à-Pitre.
Ce n’est pas la première alerte concernant ce secteur. Une pétition distincte, publiée le 24 juin 2026, signalait déjà une absence totale d’eau potable et sanitaire depuis près de six mois dans le secteur de Chauvel, selon Change.org. Les riverains de Pennel s’inscrivent donc dans une difficulté déjà documentée, mais qui s’est traduite, mi-juillet, par une coupure totale et prolongée plutôt que par des tours d’eau intermittents.
La situation s’est encore tendue le 9 juillet 2026 : un nouvel incident technique à l’usine de la Digue a entraîné de nouvelles coupures majeures aux Abymes et au Gosier, toujours selon RCI. Cet enchaînement illustre la fragilité récurrente du réseau de distribution dans ce secteur du sud Guadeloupe.
Ce que réclame la pétition
Les signataires demandent trois choses : une solution d’urgence pour rétablir l’accès à l’eau sans délai, des réparations durables sur les infrastructures du secteur de Chauvel, et une indemnisation pour les préjudices matériels et moraux subis pendant la coupure. À ce stade, ni la mairie des Abymes, ni le SMGEAG n’ont communiqué de calendrier précis de résolution.
Contexte dans le département de la Guadeloupe
La gestion de l’eau reste un point sensible en Guadeloupe. Le SMGEAG, qui gère la distribution et l’assainissement sur une large partie de l’archipel, applique régulièrement des tours d’eau dans plusieurs communes, selon les informations publiées sur son site institutionnel. Les Abymes, deuxième commune du département par sa population, concentre une partie importante des difficultés de desserte, aux côtés de Pointe-à-Pitre et du Gosier. Le cumul d’incidents techniques sur les réservoirs et usines de production, comme celui de Chauvel ou de la Digue, alimente depuis plusieurs mois les signalements d’habitants privés d’eau courante sur des durées prolongées.
Ce contexte de tension hydrique rappelle d’autres difficultés d’accès aux ressources vitales rencontrées ailleurs en France, comme les restrictions liées à la sécheresse observée en Haute-Saône et dans le Jura, même si les causes diffèrent : ici, il s’agit d’une défaillance d’infrastructure plutôt que d’un déficit pluviométrique.
Une mobilisation qui se poursuit
La pétition continuait de recueillir des signatures au moment de la publication de cet article. Le comité des riverains n’a pas annoncé de nouvelle action pour l’instant, mais dit attendre une réponse des autorités saisies.