Ligue 1 : dix clubs sur seize changent d’entraîneur, le Finistère en deuil
Pour la saison 2026-2027, plus de la moitié des équipes de Ligue 1 débuteront avec un nouveau coach. Le décès d'Éric Roy à Brest marque ce mercato hors norme.
C'est une valse des bancs sans précédent. Dix des seize clubs maintenus en Ligue 1 pour la saison 2026-2027 changeront d'entraîneur. Le Finistère est particulièrement touché avec la disparition tragique d'Éric Roy, figure du Stade Brestois.
L’essentiel
- 10 clubs sur 16 : autant d’équipes de Ligue 1 qui débuteront la saison 2026-2027 avec un nouvel entraîneur.
- Éric Roy : l’entraîneur du Stade Brestois est décédé le 17 juin 2026 des suites d’un cancer.
- Davide Ancelotti : le fils de Carlo succède à Bruno Genesio sur le banc lillois.
- Dino Toppmöller : l’Allemand rejoint Lens jusqu’en 2028.
- Will Still : le technicien belge prend les rênes de l’AJ Auxerre.
Un renouvellement historique sur les bancs de Ligue 1
Jamais, depuis le passage à 18 clubs, la Ligue 1 n’avait connu un tel turn-over. À moins de deux mois du coup d’envoi de la saison 2026-2027, dix des seize équipes maintenues dans l’élite ont déjà officialisé l’arrivée d’un nouvel entraîneur. « Ce sont déjà 10 clubs sur les 16 en Ligue 1 l’année dernière qui débuteront la saison avec un nouveau coach, et ce n’est pas fini », a relevé l’expert Laurent M. sur le réseau X. Un chiffre qui pourrait encore grimper d’ici la fermeture du mercato.
Cette valse des bancs mêle grands noms, jeunes techniciens et paris tactiques. Elle illustre la quête de stabilité dans un championnat où les cycles s’accélèrent.
Le Stade Brestois endeuillé par la disparition d’Éric Roy
Dans le Finistère, l’émotion est immense. L’entraîneur du Stade Brestois, Éric Roy, est décédé le 17 juin dernier des suites d’un cancer du pancréas. Il avait 58 ans. Arrivé en 2023, il avait mené le club à un maintien historique puis à une première participation en Ligue des champions la saison suivante. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage footballistique breton. Le club n’a pas encore annoncé son successeur, mais ce changement forcé s’inscrit dans la vague de renouvellement que connaît la Ligue 1.
Contexte dans le Finistère
Avec le Stade Brestois, le Finistère compte un représentant en Ligue 1 depuis la montée de 2019. Le club s’appuie sur un bassin de supporters fidèles et une économie locale tournée vers la mer et l’agriculture. Le décès d’Éric Roy est un choc d’autant plus fort qu’il incarnait la réussite d’un club modeste face aux géants du championnat. Le prochain entraîneur devra composer avec un effectif en partie renouvelé et l’héritage d’un homme qui restera comme l’artisan du plus grand exploit sportif du département.
Les autres mouvements marquants
Le mercato des entraîneurs ne se limite pas à Brest. Au nord, Davide Ancelotti a pris les commandes du LOSC Lille en remplacement de Bruno Genesio. Fils de Carlo, ce jeune technicien de 36 ans entend imposer sa patte. Dans le Pas-de-Calais, Dino Toppmöller, revenu en grâce après son passage à l’Eintracht Francfort, s’est engagé avec le RC Lens jusqu’en 2028, succédant à Pierre Sage, selon Ligue 1.
Dans l’Yonne, Will Still a été officialisé à la tête de l’AJ Auxerre, prenant la suite de Christophe Pélissier. L’ancien coach du Stade de Reims, connu pour sa fougue sur le bord du terrain, veut installer l’AJA dans le haut de tableau. En Bretagne toujours, Alexandre Dujeux a quitté Angers pour devenir le nouvel entraîneur du FC Lorient, tandis que Stéphane Gilli fait le chemin inverse et s’engage pour deux saisons avec le SCO, d’après la même source.
Sur la Côte d’Azur, Olivier Pantaloni a été désigné entraîneur de l’OGC Nice après le départ de Claude Puel. L’ancien coach de l’AC Ajaccio retrouve un club ambitieux. À Monaco, l’ASM a conclu un accord de principe de deux ans avec le Brésilien Filipe Luis, qui remplacera Sébastien Pocognoli. Enfin, Gary O’Neil a quitté le RC Strasbourg pour rejoindre Ipswich Town, laissant un poste vacant en Alsace.
Alors que la reprise du championnat est fixée à la mi-août, les nouveaux techniciens disposent d’une préparation estivale raccourcie. Le mercato des entraîneurs, lui, n’est pas encore refermé : plusieurs clubs cherchent encore l’homme fort pour leur banc.