Loi Ripost, commissariat, caméras : le ministre Berger dépose son chèque au Puy

Jean-Didier Berger était au Puy-en-Velay le 17 avril pour défendre le projet de loi Ripost et annoncer des investissements concrets en sécurité.

Loi Ripost, commissariat, caméras : le ministre Berger dépose son chèque au Puy
Illustration Valérie Roche / info.fr

Le ministre délégué à la sécurité s'est rendu en Haute-Loire avec deux annonces majeures : 200 000 euros pour la vidéoprotection et la confirmation du futur commissariat. Le tout en toile de fond du projet de loi Ripost, bientôt examiné au Parlement.

Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, était au Puy-en-Velay vendredi 17 avril 2026. Déplacement motivé par la défense du projet de loi Ripost - acronyme de « Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité de nos concitoyens » - , adopté en Conseil des ministres le 25 mars, selon le ministère de l’Intérieur.

Un texte de 33 articles ciblant les incivilités du quotidien

Le projet de loi comporte 33 articles répartis en quatre titres, selon Vie-publique.fr. Il vise notamment les rodéos urbains, les tirs de mortiers de feux d’artifice, les squats de logements et la consommation de protoxyde d’azote. Berger l’a présenté comme « une loi qui provient du terrain » pour « répondre à l’évolution de la délinquance », selon RCF Haute-Loire. Le texte a été déposé au Sénat fin mars et doit être examiné prochainement à l’Assemblée nationale.

200 000 euros pour les caméras, 9,89 millions pour le commissariat

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Sur le volet local, le ministre a apporté deux engagements financiers. D’abord, une enveloppe de 200 000 euros de l’État pour développer le réseau de vidéoprotection de la ville, qui compte déjà 188 caméras supervisées par la police municipale, selon la mairie du Puy-en-Velay. Ensuite, la validation définitive du nouveau commissariat, avec une contribution de l’État fixée à 9,89 millions d’euros sur un budget total revu à la hausse. Les travaux doivent démarrer d’ici un an, pour une livraison prévue en 2028. Le bâtiment accueillera 131 agents et disposera d’un stand de tir de 25 mètres et d’une salle de sport, d’après Le Progrès.

Un contexte départemental sous tension

La visite intervient dans un département qui surveille ses chiffres de sécurité. En 2025, la délinquance a progressé de 2 % en zone gendarmerie en Haute-Loire, selon L’Éveil de la Haute-Loire. Le taux d’élucidation des atteintes aux biens reste toutefois à 22 %, au-dessus de la moyenne nationale de 14 %. Par ailleurs, une recrudescence des accidents routiers liés à la vitesse, l’alcool et les stupéfiants a été relevée début 2025, selon La Commère 43. En décembre 2025, une opération anti-hold-up avait déjà eu lieu dans le centre-ville du Puy-en-Velay, et une convention élus-gendarmerie avait été signée en janvier 2026.

Prochaine étape : le projet de loi Ripost doit être examiné à l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines. Les travaux du futur commissariat sont annoncés d’ici avril 2027 au plus tard.

Sources

Valérie Roche

Valérie Roche

Correspondante au Puy-en-Velay, elle suit le tourisme religieux, l'élevage, les tensions sur les services publics et les débats sur l'éolien. Diplômée de l'IFP Paris 2, elle a commencé en PQR auvergnate. Ligne de travail : interroger les agriculteurs, les hôteliers, les élus, croiser les données de pèlerinage avant de publier.

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